Arte Magazine n°32 1er aoû 2020
Arte Magazine n°32 1er aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de 1er aoû 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Salzbourg en fête.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°32. LE PROGRAMME DU 1 ER AU 7 AOÛT 2020 8 La forteresse cachée Pépites asiatiques Nourri de multiples influences, l’Extrême-Orient a toujours été un territoire fertile pour le cinéma de genre. Illustration avec plusieurs joyaux réunis dans le cycle « Trésors du cinéma asiatique ». Depuis les années 1950, les plus grands cinéastes asiatiques ont été confrontés à un dilemme  : respecter les codes de leur culture nationale ou oser l’hybridation avec ceux du cinéma américain, largement diffusé après-guerre, en particulier au Japon. De ce combat perpétuel entre fascination et rejet de l’Occident ont émergé des œuvres originales, tranchant avec celles proposées plus à l’Ouest. Sérieuses ou loufoques, certaines s’aventurent aux frontières de la parodie, à l’image de Mr Long de Sabu, qui drape le film de gangster des atours de la comédie burlesque. Le réalisateur Teruo Ishii, lui, conjugue le film de yakuza au féminin, entre érotisme, fantastique et images gore, avec The Blind Woman’s Curse. DYNAMITAGE Trois autres films de genre du cycle « Trésors du cinéma asiatique » symbolisent mieux encore ces différences d’approches. Fresque de trois heures du taïwanais King Hu, A Touch of Zen est considéré comme le film séminal du wu xia pian, le film de cape et d’épée chinois. Esthète perfectionniste, King Hu n’hésita pas à étirer son tournage sur quatre ans pour orchestrer un ballet spirituel quasiésotérique et pétri de haute littérature chinoise, qui a révolutionné la mise en scène de l’action à l’écran. Dans un autre registre, Tokyo Drifter (1966) du Japonais Seijun Suzuki s’impose comme un polar délirant, empli de recherches formelles et narratives  : il passe du noir et blanc à la couleur, du thriller à la comédie musicale, de la sérénité à une violence extrême à la limite du grotesque. Suzuki, réalisateur contestataire, y tourne en ridicule les conventions esthétiques des films noirs américains. Ce parti pris lui vaudra d’être évincé du plus grand studio de l’époque, la conservatrice Nikkatsu Corporation, brisant sa carrière en plein vol. Entre la déférence envers la culture ancestrale et le dynamitage des apports étrangers, un maître comme Akira Kurosawa a su emprunter avec génie une voie médiane, notamment avec La forteresse cachée (1959), grand film d’aventures picaresque. Influencé par Frank Capra et Cecil B. DeMille, cet admirateur du cinéma américain y embrasse sans complexe les codes des films d’aventures hollywoodiens sans renier sa culture, créant ainsi des ponts inattendus entre Orient et Occident. Près de deux décennies plus tard, un certain George Lucas reconnut s’être inspiré de sa Forteresse cachée pour imaginer un petit film de science-fiction intitulé… Star Wars. Augustin Faure Trésors du cinéma asiatique À L’ANTENNE Lundi 3 août Une femme dans la tourmente à 22.45 31/10 Saya Zamuraï à 0.25 31/10 Il I Lundi 10 août La forteresse cachée à 22.30 19/8 SUR LE WEB A Touch of Zen Tokyo Drifter Mr Long The Blind Woman’s Curse Ichi – La femme samouraï 1/6 31/8 u Yakuza Eiga – Une histoire du cinéma yakuza 25/7 24/10 TOHO PRODUCTION
CÉCILE ROUSSET & ROMAIN BLANC-TAILLEUR DARJEELING – ARTE Pourquoi les rendezvous pris sur les applis de rencontre se soldent-ils (presque) toujours par des histoires surprenantes ? Réponses dans une désopilante websérie animée, adaptée des confessions recueillies par la journaliste Renée Greusard. « Je venais de m’installer à Berlin et je ne connaissais personne. Donc, je me dis  : ‘Allons sur Tinder.’Ce n’est pas mal de l’utiliser sans trop d’attente, juste pour rencontrer des locaux… » Comme de nombreux adeptes de sa génération, Ernestine, 31 ans, a recours aux applications pour faire des rencontres. Avec douze autres témoignages, ses confidences nourrissent la websérie d’animation L’amour a ses réseaux, coproduite par ARTE France et réalisée par Cécile Rousset, Adrienne Nowak et Romain Blanc-Tailleur. Un concentré d’histoires surprenantes puisées dans « Tinder Surprise », une rubrique du site de L’Obs Rue89, alimentée par Renée Greusard. « Tout est parti d’un déjeuner avec une copine au cours duquel elle m’a raconté ses rendez-vous foireux. Je me suis dit  : oh là là, c’est fascinant ce que les gens se permettent ! », se remémore-t-elle. Constatant que les modes de séduction sont en train de changer, la journaliste entreprend de raconter cette révolution, entamant dans la foulée une réflexion sur la place des applis numériques dans l’amour tel qu’il se vit aujourd’hui. « L’idée était de ne pas négliger l’aspect comique de certaines rencontres, notamment parce qu’il y a une forme de dissonance, les gens s’autorisant des choses que les règles communes de bienséance réprouvent. » COCASSES Des situations insolites ou des goujateries essuyées naissent ainsi des confessions singulières et souvent cocasses. Ainsi, celles de Thomas, un musicien piégé par une élève entreprenante dénichée sur Happn, de Maxence, déconcerté par un menteur compulsif croisé sur Grindr, ou encore celle de Nelly, victime du sans-gêne d’un rendez-vous Bumble. « Nous tenions à des profils diversifiés afin que chaque épisode éclaire un aspect particulier, par exemple, qu’est-ce qu’être gay sur une appli ou comment faire si on habite en zone rurale ? », précise Renée Greusard. Brèves rencontres Avec ses dessins vifs, l’animation réalisée de façon traditionnelle par Darjeeling, coproducteur de la websérie avec L’Obs, séduit, elle, d’emblée  : « Animer les témoignages que j’avais recueillis était une belle manière de poursuivre l’aventure en lui apportant une dimension poétique et artistique. » Prenant ainsi vie, ces échaudés du rendez-vous amoureux invitent de conserve à la réflexion puisque, « sous des airs faussement simples, leurs récits suscitent en fait tout un tas de questions… complexes ! » Guillemette Hervé L’amour a ses réseaux Websérie d’animation En ligne le 21 juillet sur arte.tv En partenariat avec ARTE MAG N°32. LE PROGRAMME DU 1 ER AU 7 AOÛT 2020 mas 9



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