Arte Magazine n°31 29 jui 2000
Arte Magazine n°31 29 jui 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de 29 jui 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : nuits d'Orient.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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v en d redi 4 août « Saddam Hussein est un Satan, mais c’est l’Occident qui a créé les conditions pour qu’il devienne ce tyran et fasse ce qu’il a fait... N’engendrez 22.20 Du golfe au Kurdistan pas un deuxième Saddam Hussein ! » Des hommes abandonnés de Dieu Au Moyen-Orient, le contrôle de l’eau est devenu au moins aussi important que celui du pétrole. Pendant deux ans, Baudouin Koenig a sillonné la Mésopotamie – de l’embouchure du Ti g re et de l’Euphrate jusqu’à leurs sources en Turquie – en prenant la question de l’eau comme fil conducteur. Un voyage à la découverte des hommes et des enjeux d’une région explosive. Documentaire de Baudouin Koenig (France, 1997-1h30mn) Coproduction : La Sept ARTE, Point du Jour LA SEPTARTE (Rediffusion du 13 février 1998) Déjà marqués par deux conflits meurt r ier s récents (la guerre Iran-Irak et la guerre du Golfe), le Moyen-Orient est-il à nouveau sur le point de s’embraser ? Le poids du souv en ir, les rancœurs, le rêve babylonien de Saddam Hussein, la persistance du problème kurde, les rivalités économiques, politiques ou religieuses sont autant d’éléments qui menacent la stabilité de la région. Mais c’est surtout la question du partage de l’eau qui exacerbe aujourd’hui les tensions. En effet, les eaux du Tigre et de l’Euphrate sont essentielles pour la Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak. Leur utilisation inadaptée et les ambitions concurrentes des pays traversés par les deux fleuves portent en g erme de nouveaux conflits. Pour en saisir tous les enjeux, Baudouin Koenig s’est rendu au cœur de la Mésopotamie. Au fil de l’eau Tout au long du Ti g re et de l’Euphrate, fleuves mythiques du Moyen-Orient qui bai - gnaient le paradis terre s t re, Baudouin Koenig va à la re n c on t re des victimes des rivalités entre États. Pendant deux ans, il a sillonné la Mésopotamie. Dans ces pays d i fficiles d’accès, où la parole n’est pas l i b re, il a tenté de mesurer la vérité de chaque personne rencontrée et de chaque image tournée. Car l’eau est ici un enjeu majeur dont dépendent le développement économique, la position stratégique et l’in - fluence politique des États. Dans ce contexte, les puissants tentent continuelle - ment de maîtriser le discours : sur l’Euphrate, à bord du bateau choisi par les autorités irakiennes pour faire la visite, un guide du ministère de l’Information et un responsable de la sécurité contrôlent tout ce qui se dit. Là où l’eau est un enjeu règne la peur des représailles. Au détour des séquences, des paroles vraies émerg en t p o urtant, nostalgiques comme la musique qui accompagne ce périple, ou pleines de rancune. Elles parlent de l’autre (le voisin, l’État ou l’Occident) comme d’un ennemi. Souvent, l’Occident est accusé d’avoir « créé » Saddam Hussein et d’intervenir en fonction de ses seuls intérêts écono - miques. Ainsi, peu à peu, grâce à un subtil jeu de re g ards – celui du réalisateur qui c h erche à compre n d re, celui des hommes à qui il ne reste que ce moyen pour s’expri - mer –, le documentaire révèle le chaos qui règne dans le « nouvel ord re mondial » et donne quelques clés indispensables pour comprendre le Moyen-Orient aujourd’hui.
23.50 Cinéma Madame Butterfly Film de Frédéric Mitterrand (France, 1995-2h08mn) D’après l’opéra de Giacomo Puccini Livret : Illica et Giacosa Avec : Ying Huang (Sho-Sho-San « Butterfly »), Richard Troxell (Benjamin J. Pinkerton), Ning Liang (Suzuki), Richard Cowan (Sharpless), Jing-Ma Fan (Goro), Constance Haumann(Kate Pinkerton), Christopheren Nomura (le prince Yamadori) Avec l’Orchestre de Paris et les Chœurs de Radio France Direction musicale : James Conlon Photographie : Philippe Welt Son : Didier Gervais, Guy Level Montage : Luc Barnier Décors : Michèle Abbe-Vannier Costumes : Christian Gasc Production : Erato Films, Idéale Audience, Imalyre VTCom France Telecom, France 3 Cinéma, Sony Classical LASEPTARTE Les airs de l’été Cycle films d’opéra Une jeune geisha, séduite puis abandonnée, attend le retour de l’officier américain dont elle a eu un enfant. Loin des « japoniaiseries », Frédéric Mitterrand réalise un grand mélodrame porté par l’interprétation éblouissante de Ying Huang. Nagasaki, 1904. Grâce à l’entre met t e u r G o ro, Benjamin Pinkerton, jeune officier de la canonnière américaine Lincoln, a acheté une maison, quelques domestiques et une femme. Il profite ainsi des privilèges accordés aux étrangers de signer des contrats de mariage qu’ils peuvent dénoncer à tout instant. Le consul américain, Sharpless, « Moi seule je le savais, moi seule qui l’aime. » (Sho-Sho-San) met Pinkerton en garde : ce qui n’est pour lui qu’une exotique aventure galante est chose sérieuse pour la jeune Japonaise. Sho-Sho-San, qui se fait appeler Butterf l y, a 15 ans. Elle est issue d’une famille noble déchue par l’empere ur. Pour elle, le mariage est un serment sacré comme le code d’honneur de ses ancêtres. C’est son amour pour Pinkerton qui l’a conduite à rompre avec sa famille, sa culture et sa religion. À la fin de la cérémonie de mariage expéditive, l’un de ses oncles, prêtre shinto, la maudit pour ce reniement. Sa permission terminée, Pinkerton re p art avec le L i n c o ln. Butterfly commence à l’attendre … Une Butterfly idéale « Pour Frédéric Mitterrand, l’œuvre sublime de Puccini, c’est, avant tout, la tragique his - t o i re d’un homme qui fait du mal sans le vouloir et celle d’une femme amoure u s e abandonnée. À travers cet opéra, il a voulu rendre hommage aux mélos qu’il a toujours aimés. D’un côté, l’Amérique : exotisme clinquant, couleurs flamboyantes à la Douglas Sirk. De l’autre, l’Asie : nudité d’un intérieur aux parois coulissantes qui fait naître l’émotion, comme dans un film d’Ozu. James Conlon, le chef d’orchestre, a répon - du à ces désirs contradictoires. L’adéquation entre les voix et les visages est parfaite. La jeune chanteuse chinoise Ying Huang est une révélation. Une B u t t erfly idéale. Dans une pre m i è re part i e très fidèle à Puccini et à son époque, Frédéric Mitterrand introduit quelques b rusques ru p t u res de ton. L’oncle est filmé comme un fantôme volant, au cro i s e me n t du fantastique et du kung-fu. Des images d’archives, en noir et blanc, silencieuses, s urgissent au milieu du drame. Et, tandis que l’œuvre musicale se resserre peu à peu autour de la seule madame Butterfly et de son l a me n to, Frédéric Mitterrand, lui aussi, arrive à l’essentiel : la douleur, à nu. » (Philippe Piazzo in Télérama) C’est sur les bords du lac Ichkeul, en Tunisie, que Frédéric Mitterrand a choisi de construire la maison de Butterfly et de reconstituer les abords de Nagasaki. « Nous sommes des gens habitués Aux choses petites, Terribles et silencieuses, À une tendresse Impalpable et pourtant profonde Comme le ciel, comme les flots de la mer. » (Sho-Sho-San)



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