Arte Magazine n°31 29 jui 2000
Arte Magazine n°31 29 jui 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de 29 jui 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : nuits d'Orient.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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19.00 Nature ombat pour l’eau ? boire et à manger pour tous ! Documentaire de Monika Kirschner 19.45 Météo 19.50 ARTE Info’émission d’actualité e la rédaction d’ARTE 20.15 Reportage Bahamas, l’ombre du paradis Réalisation : Frédéric Tonolli 20.45 Cinéma Aïda ilm de Clemente Fracassi 22.20 Court-circuit (1) Miroir du ciel Court métrage de Carlos Salces 22.30 Cinéma erminale ilm de Francis Girod 00.05 Court-circuit (2) Explosé Court métrage de Werner Kranwetvogel Un bouquet d’immortels Court métrage e Frédéric Landenberg 00.35 René Goscinny, profession humoriste (r) Documentaire de Michel Viotte 02.05 Chants des femmes du Maroc (r) Réalisation : Julie Gavras 03.00 Fin des programmes es horaires correspondentux codes PDC, auf indication contraire. l un d i 31 juillet 19.00 Nature Combat pour l’eau ? À boire et à manger pour tous ! Documentaire de Monika Kirschner Dans la série « Des humains par milliards » (Allemagne, 2000-43mn) WDR Aujourd’hui, plus d’un milliard d’individus sont privés d’eau potable. Enquête sur l’un des grands défis du XXI e siècle. Dans le cadre du projet Living Lakes (« lacs vivants »), des chercheurs du Fonds global pour la nature (GNF) sont à pied d’œuvre sur quatre continents. Réparties dans tre i z e zones, des équipes sont en quête de solutions pour protéger les réserves en eau douce de la mer Morte et des lacs Baïkal (Russie), Sainte-Lucie (Afrique du Sud), Biwa (Japon) ou Mono (États-Unis). Il est en e ffet capital non seulement de veiller à la p u reté de l’eau mais aussi de prévenir tout conflit armé dont l’« or bleu » pourrait être l’enjeu. À l’Expo 2000 de Hanovre, le GNF présente l’aboutissement de ses pre m ier s travaux. Ils prouvent qu’une politique de développement bien pensée n’est pas f orcément incompatible avec une bonne gestion des re s s o urces. Par exemple, un prototype de ferry fonctionnant à l’énerg i e s o l ai re vient d’être mis en service sur le lac de Constance le jour même de l’inauguration d’Expo 2000. En évitant la pollution, il réconcilie tourisme et écologie. Par ailleurs, H a n o v re accueillera la 4 e C on f é rence internationale sur les lacs, à l’issue de laquelle la centaine de représentants d’org a n i s a- tions écologiques, scientifiques, économiques et politiques du monde entier devraient adopter un pro g r a m me - c a d re pour la protection des eaux intérieures. Voir aussi, sur la question de l’eau au Moyen-Orient, le documentaire Du Golfe au Kurdistan, vendredi 4 août à 22.20 dans « Grand format ». 20.15 Reportage Bahamas, l’ombre du paradis Réalisation : Frédéric Tonolli (2000-26mn) Coproduction : ARTE, VM Productions ARTE G.E.I.E. Au sud des Bahamas, loin de l’univers doré et clinquant de Nassau, les pêcheurs de langoustes s’ennuient ferme… L’archipel des Bahamas (700 îles qui s’étendent de la Floride jusqu’à Cuba) évoque généralement les vacances sous le soleil, l’évasion fiscale, les caches dorées pour les milliardaires et les stars. C’est part i c u l i è rement vrai à Nassau, la capitale, où l’on compte plus de 400 banques et au moins 40 000 sociétés. Mais cette opulence est bien mal partagée. Tout au sud de l’archipel, les Ragged Island meurent doucement sous la chaleur. Cinquante habitants dans le seul village de l’île ; quatre églises, trois bars et un poste de police. Les femmes ont fui l’île endormie et les hommes, descendants des esclaves qui ramassaient le sel, sont devenus pêcheurs. Ici, l’argent ne manque pas (les eaux sont poissonneuses et les langoustes se vendent à prix d’or dans les hôtels de luxe de la capitale), mais on s’ennuie ferme … Pourtant, une fois par semaine, ces petites îles revivent quand le bateau postal fait une petite escale. On y charge les précieuses langoustes, on réceptionne le courr i er, le matériel nécessaire à la survie sur l’île, un lointain parent qui revient passer quelques jours au pays… et des dizaines de caisses de bière. Histoire de tromper l’ennui jusqu’au prochain passage du mail boat, unique lien avec le reste du monde. La mer de Biwa (Japon) fait partie du réseau Living Lakes.
20.45 Aïda La fille du roi d’Éthiopie, retenue prisonnière par Pharaon, tombe amoureuse d’un beau g u errier égyptien… En adaptant l’opéra de Verdi, Clemente Fracassi invente le péplum spaghetti et réalise le film résolument orientalo-kitsch. Une rareté ! Nuits d’Orient Le beau guerrier Radamès (Luciano della Marra) s’éprend de l’esclave Aïda (Sophia Loren). Film de Clemente Fracassi (Italie, 1953-1h40mn) - VOSTF D’après l’opéra de Giuseppe Verdi Avec : Sophia Loren (Aïda ; chant : Renata Tebaldi), Loïs Maxwell (Amneris ; chant : Ebe Stignani), Luciano della Marra (Radamès ; chant : Giuseppe Campora), Afro Poli (Amonasro ; chant : Gino Bechi), Giulio Neri, Enrico Formichi, Giovanna Russo Photographie : Piero Portalupi Décors : Flavio Mogherini Chorégraphies : Maria de Matteis Supervision musicale : Renzo Rossellini Direction musicale : Giuseppe Morelli (chœurs et orchestre de la RAI) Ballet : Opéra de Rome LASEPT ARTE À Memphis, des messagers viennent avertir Pharaon de l’entrée en Égypte de l’armée éthiopienne, dans le but de libére r Aïda, fille de leur roi, retenue en esclavage. Aïda sert Amneris, la fille du pharaon, et toutes deux aiment en secret Radamès, noble guerrier égyptien. Celui-ci aime la douce esclave… Désigné par Isis et Pharaon pour commander l’armée contre les envahisseurs, Radamès rêve de triomphe et de gloire. Aïda souhaite sa vict o i re mais se re prend, réalisant que ce serait la mort de son peuple. Les Éthiopiens sont écrasés et Amonasro, roi et père d’Aïda, est fait prisonnier. À son ret our, Radamès est fêté en héros. Au pharaon qui lui propose d’exaucer un vœu, il demande de libérer les prisonniers éthiopiens, espérant ainsi libérer Aïda. Mais, sous l’influence du grand prêtre, Pharaon garde le roi et sa fille en otage. En échange, il off re au héros la main de sa fille… Kitsch Loren « Depuis que le film-opéra est massivement revenu sur les écrans, le A ï d a des années 50 tourné avec Sophia Loren doublée par Renata Tebaldi était devenu une légende. Aujourd’hui, enfin, elle est là, et si la légen - de en prend un coup, si le Nil n’est plus qu’un vague étang où trois palmiers se bat - tent en duel, cette Aïda vaut qu’on la contemple du haut de notre pyramide ciné - philique. On imaginait une superpro du c - tion, avec un défilé triomphal de Radamès à la tête de ses troupes plus luxueux que la course de char de Ben-Hur ; c’est plutôt la recette contraire : comment faire pauvre avec trois fois rien, et famélique avec une douzaine de figurants re c rutés en vitesse. On imaginait des couleurs flamboyantes, c’est un abus de rouge (Ferraniacolor ou injure du temps ?) qui contamine toutes les images. Mais justement ce ton pro v o qu e une filiation passionnante, qui tient du wes - t ern spaghetti, du film underg round améri - cain, voire, pour notre bonheur, d’un Collaro S h o w en route pour Le Caire. (…) Les acteurs sont doublés par des chanteurs. Sophia Loren d’abord, passée au brou de noix, dans des tenues folles (un cache-sein façon rotin très pré-Gaultier), somptueuse - ment belle et presque crédible (elle a beau - Les airs de l’été 3 films d’opéra sur ARTE Aïda de Clemente Fracassi lundi 31 juillet à 20.45 Madame Butterfly de Frédéric Mitterrand vendredi 4 août à 23.50 La flûte enchantée d’Ingmar Bergman vendredi 11 août à 23.50 ●●● « Une filiation passionnante qui tient du western spaghetti, du film underground américain, voire, pour notre bonheur, d’un Collaro Show en route pour Le Caire. » (Libération)



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