Arte Magazine n°31 25 jui 2020
Arte Magazine n°31 25 jui 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de 25 jui 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : villes prodiges, la série documentaire de Frédéric Wilner.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°31. LE PROGRAMME DU 25 AU 31 JUILLET 2020 6 Aventure urbaine Après Paris-Berlin, destins croisés, Frédéric Wilner retrace l’invention de la ville moderne, du XVI e siècle à nos jours, à travers l’évolution d’Amsterdam, de Londres et de New York, berceaux du libéralisme économique et politique. Samedi 25 juillet à 20.50 Série documentaire Trois villes à la conquête du monde (1 & 2) Amsterdam, Londres, New York Lire page 8 18/7 22/9 Frédéric Wilner Cette série documentaire s’inscrit-elle dans la continuité de la précédente ? Frédéric Wilner  : Oui, puisqu’il s’agit de retracer une épopée urbaine, en mettant en évidence les correspondances qui, d’une époque à l’autre, se sont tissées entre trois capitales. Mais plus qu’à Paris et Berlin, où le fait du prince, de l’État, a toujours été prépondérant, l’évolution d’Amsterdam, de Londres et de New York, villes libérales dans tous les sens du terme, a davantage été le fruit d’initiatives individuelles. Pour raconter les destins de ces «faiseurs de cité», on a imaginé des animations inspirées de l’art de leur époque. Par ailleurs, l’expérience nous a permis de perfectionner les maquettes animées détaillant la transformation des villes et leur expansion mondiale, au plus près du tissu urbain. Pouvez-vous citer quelques personnages, parmi la centaine que vous mettez en lumière ? Parmi d’autres, le marchand hollandais Dirk van Os  : il fonde en 1602 la Compagnie des Indes orientales, qui fera en partie advenir le «siècle d’or» hollandais ; le jardinier anglais Joseph Paxton, concepteur en 1851 du Crystal Palace, qui va révolutionner l’architecture ; ou l’Américain Elisha Otis, qui invente le frein de sécurité d’un ascenseur et permet l’élévation verticale de New York, cette «ville debout» dont parlait Le Corbusier. Comment faites-vous pour synthétiser une telle masse d’informations ? L’étape cruciale, c’est l’écriture du scénario, qui consiste d’abord à faire des choix. Je cherche les lignes de force communes d’une ville à l’autre, l’engrenage qui permet au changement d’advenir. L’esprit d’entreprise des marchands d’Amsterdam, au tournant du XVII e siècle, enclenche une logique incroyable, celle de l’économie libérale, qui va inventer le monde dans lequel nous vivons. C’est aussi l’histoire de la mondialisation. Mais il naît en même temps dans cette ville, de manière presque spontanée, ce qui sera aussi le moteur de la croissance urbaine  : la liberté individuelle. Qu’est-ce qui vous fascine dans l’histoire urbaine ? L’aventure humaine. Ce cycle infatigable de destruction et de renaissance, la créativité et le dynamisme, qui vont par exemple permettre aux Londoniens, après le grand incendie de 1666, de réinventer leur City. J’essaie de transmettre la vitalité collective à l’œuvre dans l’espace urbain. C’est l’expression de la société  : la forme d’une ville parle de ses habitants hier, aujourd’hui et même demain. Propos recueillis par Irène Berelowitch Cette série documentaire a été diffusée la première fois le 16 décembre 2017. ILIADE PRODUCTIONS/FRÉDÉRIC WILNER PAULINE BALLET
KAMI PRODUCTIONS Depuis la catastrophe de Fukushima, c’est votre troisième documentaire sur le système nucléaire. Pourquoi une telle obsession ? Kenichi Watanabe  : Le 11 mars 2011, jour de l’accident, a été un traumatisme. Installé à Paris, j’étais à Tokyo pour le tournage d’un documentaire sur Hiroshima. Face à la sidération, j’ai essayé de comprendre ce qu’il se passait. Je me suis heurté à une boîte noire, une absence totale de transparence. Le travail que j’ai initié depuis est né de cette volonté d’éclairer un système nucléaire particulièrement opaque. Quel a été votre angle d’attaque cette fois-ci ? Après avoir rencontré les victimes de la catastrophe dans Le monde après Fukushima, puis m’être intéressé aux enjeux de cette industrie dans Terres nucléaires – Une histoire du plutonium, j’ai voulu retracer l’histoire de la radioactivité par le biais d’épisodes déjà connus mais en pointant leur similarité à travers les décennies. Des radium girls * aux victimes de Tchernobyl en passant par les pêcheurs irradiés lors des essais américains de Bikini dans les années 1950, à chaque fois, il y a eu dissimulation et minimisation. Le problème est que le lien entre radioactivité et maladies n’est pas prouvé scientifiquement. La causalité est évidente mais on ne peut parler que de probabilité. Il n’y a donc pas de véritables procès ni de réelles indemnités. Les États ont également voulu convaincre des bienfaits de cette technologie... C’est l’origine du titre de Notre ami l’atome, qui fait référence au film de propagande Our Friend the Atom, produit en 1957 par les studios Walt Disney. Les Américains voulaient exporter leur technologie, ils ont donc fait en sorte de dissocier l’image négative du nucléaire liée à la bombe et son usage civil, lequel permet notamment de fabriquer de l’électricité. Dans ce documentaire, j’ai voulu réunir en contrepoint les victimes des deux côtés, militaire et industriel. Comment voyez-vous l’avenir ? Il ne faudra pas moins de quarante ans pour démanteler la centrale de Fukushima. Par ailleurs, une trentaine de procès sont en cours. Plus que pour des indemnisations, les habitants luttent pour qu’on ne les oublie pas. Ils veulent faire valoir leur dignité. Propos recueillis par Laetitia Moller * Ouvrières américaines exposées à la peinture au radium au début du XX e siècle. Dans un documentaire saisissant diffusé à l’occasion des 75 ans d’Hiroshima, le réalisateur japonais Kenichi Watanabe remonte la piste des victimes de la radioactivité à travers un siècle d’histoire. Victimes irradiées MI, : ! 4-...-m. i Kenichi Watanabe Hiroshima, 75 ans après Mardi 28 juillet La bombe à 20.50 21/7 25/9 Notre ami l’atome – Un siècle de radioactivité à 22.30 21/7 17/7/2022 Lire page 15 Mardi 4 août Hiroshima, la véritable histoire à 20.50 28/7 10/8 Sécurité nucléaire  : le grand mensonge à 22.30 28/7 24/7/2022 Uranium, si puissant et si dangereux ? (1 & 2) à 0.15 2/9 NUI 7ARTE MAG N°31. LE PROGRAMME DU 25 AU 31 JUILLET 2020



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