Arte Magazine n°30 21 jui 2018
Arte Magazine n°30 21 jui 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de 21 jui 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : le monde dans l'objectif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°30. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 JUILLET 2018 6 La Russie sur plaques Hier outil de propagande soviétique, la photographie est devenue le médium privilégié d’une jeune génération d’artistes russes à l’affût des complexités de leur vaste pays. Zoom sur trois d’entre eux, au générique d’une passionnante série documentaire d’Alexander Abaturov. Programmation spéciale Arles Mardi 17 juillet Robert Doisneau – Le révolté du merveilleux à 1.10 Mercredi 18 juillet Bettina Rheims – Dans la fabrique des icônes à 1.45 Dimanche 22 juillet La Russie dans l’objectif (1-4) à 16.40 Lire page 12 Mercredi 25 juillet L’Inde dans l’œil d’un photographe  : Raghu Rai à 22.20 Lire page 21 Retrouvez tous les programmes en replay sur arte.tv Danila Tkachenko Ce jeune et aventureux « artiste visuel » – tel qu’il se définit – compte parmi les photographes documentaires les plus en vue de sa génération. Distingué au World Press Photo en 2014, à seulement 25 ans, Danila Tkachenko ravive le genre avec audace sur les cendres du communisme. Avec la série Restricted Areas, présentée aux Rencontres d’Arles 2016, il capture, dans des localités non cartographiées abritant des sites militaires ou scientifiques désertés, les symboles déchus de la quête de puissance soviétique. Le plus grand sous-marin à propulsion diesel au monde surgit ainsi de la brume telle une réminiscence fantomatique, à la fois paisible et inquiétante, de cette utopie engloutie dans l’oubli et la neige. Dmitri Markov Son smartphone à la main, il donne un visage à la Russie des laissés-pourcompte. S’il ne se considère pas comme un photographe professionnel, ses clichés stupéfiants de vérité lui ont attiré plus de 200 000 abonnés sur Instagram, une renommée internationale... et la désapprobation d’une partie du public russe, rebutée par la noirceur de son œuvre. C’est justement pour attirer l’attention de ses compatriotes et des pouvoirs publics que Dmitri Markov a commencé à photographier la jeunesse sacrifiée – enfants atteints de déficience mentale, orphelins, adolescents frappés de plein fouet par la crise économique, dérivant entre alcool et délinquance... – des foyers de Pskov, ville du nord-ouest du pays où il est devenu éducateur bénévole en 2007. Son travail sera visible à Arles cette année, dans le cadre de l’exposition collective « Hope, une perspective collaborative ». DANILA TKACHENKO/DMITRI MARKOV a a
sensibles',I,M1MIL'iOKSANA YUSHKO Oksana Yushko Reconvertie dans le photojournalisme après des études de mathématiques et d’informatique, cette artiste née en 1975 d’une mère russe et d’un père ukrainien documente sous un angle intime et sociologique les crises politiques qui agitent les pays de l’ex- URSS. Après avoir observé les plaies non cicatrisées du conflit tchétchène, Oksana Yushko a inauguré en 2014, avec un portrait de ses parents, une série sur les couples russo-ukrainiens. À l’image de ces jeunes amoureux enlacés, sur lesquels elle braque un regard nimbé de romantisme, ces clichés apparaissent comme une émouvante tentative de conjurer la fracture qui divise la société russe depuis le déclenchement de la guerre du Donbass. Manon Dampierre ARTE aux Rencontres d’Arles Fidèle partenaire du festival de photographie, dont la 49 e édition se tient du 2 juillet au 23 septembre, ARTE s’associe à de nombreux événements sur place  : la soirée hommage à William Klein, en sa présence, le 5 juillet au Théâtre antique ; l’exposition « America Great Again ! », avec la projection, tout au long de la manifestation, du documentaire Robert Frank – L’Amérique dans le viseur ; le festival Voies off, consacré aux talents émergents de la photo, au cours duquel la chaîne proposera une sélection de programmes, les uns dans le quartier HLM de Griffeuille, les autres dans le cadre de l’exposition « Femmes, qui êtes-vous ? », conçue par le collectif ParisBerlin>fotogroup. Tel père, telle fille La photographe indienne Avani Rai signe un magnifique portrait de son père, Raghu Rai, qui, à travers son objectif, s’est fait le témoin de l’histoire de son pays. Qu’est-ce qui vous a donné envie de réaliser un film sur votre père ? Avani Rai  : Je n’avais pas prévu de le faire. Au fil des ans, j’ai collecté des souvenirs avec un appareil qu’il m’avait offert. Réaliser un film m’est apparu comme la seule manière de les assembler. J’ai aussi pris conscience qu’il était important de raconter l’Inde à travers l’objectif de mon père. Quel conseil retenez-vous de lui ? Qu’il faut ne faire qu’un avec l’énergie du lieu. Vient alors un moment magique, d’une grande intensité, où votre cœur s’arrête un bref instant. C’est ce moment que j’essaie de saisir dans mes images. Comment votre père a-t-il réagi en découvrant votre film ? Il était heureux et fier. C’est pourtant rare qu’il s’enthousiasme pour une œuvre, car il possède un fort esprit critique ! Propos recueillis par Laure Naimski 7ARTE MAG N°30. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 JUILLET 2018



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