Arte Magazine n°3 11 jan 2020
Arte Magazine n°3 11 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de 11 jan 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Winter of forests.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
lundi 13 janvier ARTE MAG N°3. LE PROGRAMME DU 11 AU 17 JANVIER 2020 16 KIRCHMEDIA 20.55 Cinéma Tarzan trouve un fils Tarzan découvre la paternité. Rempli de péripéties, un épisode sentimental de la célèbre saga, avec le couple Johnny Weissmuller et Maureen O’Sullivan. Un bébé, l’unique survivant du crash d’un avion dans la jungle, est adopté par Tarzan et Jane, qui le nomment Boy. L’enfant, espiègle, grandit. Mais cinq ans plus tard, des parents des victimes organisent une expédition pour retrouver l’épave et d’éventuels survivants. Découvrant l’existence de Boy, ils veulent le récupérer, mais l’un d’eux cherche surtout à priver l’enfant de l’héritage qui lui échoit. Alors que Tarzan refuse de livrer le garçon à sa famille, Jane, elle, s’inquiète pour son avenir. CONFLIT INTÉRIEUR Dans cette suite des aventures de Tarzan, avec l’icône Johnny Weissmuller, son cri – emprunté, disait l’acteur, à sa mère autrichienne – et sa non moins incontournable partenaire Maureen O’Sullivan dans le rôle de Jane, la MGM ressuscitait le couple mythique de la jungle pour le confronter à la parentalité. Performances physiques (et nautiques), scènes exotiques avec déluge WiFtter foZsts de lianes et pléthore d’animaux sauvages, dont un éléphanteau complice de Boy, rebondissements en cascades et perversion de la civilisation  : cet épisode romanesque, réalisé comme les précédents par l’expert Richard Thorpe, réunit les ingrédients qui ont fait le charme de la saga. Mais l’irruption de l’enfant (le précoce athlète Johnny Sheffield) contribue opportunément à renouveler le genre au travers d’un enjeu supplémentaire. Tarzan et Jane, déchirés par un conflit intérieur, hésitent entre garder leur fils adoptif ou le laisser renouer avec ses origines. (Tarzan Finds a Son) Film de Richard Thorpe (États-Unis, 1939, noir et blanc, VF/VOSTF) Scénario  : Cyril Hume - Avec  : Johnny Weissmuller (Tarzan), Maureen O’Sullivan (Jane), Johnny Sheffield (Boy), Ian Hunter (Austin Lancing), Henry Stephenson (sir Thomas Lancing), Frieda Inescort (Mrs. Lancing), Henry Wilcoxon (Mr. Sande) - Production  : MGM - (R. du 22/8/2004) 22.15 Tarzan, le seul, le vrai MM 6/1 12/3 WiHrer f ot rorests La véritable histoire de Johnny Weissmuller, ou comment un champion de natation roumain est devenu un sex-symbol mondial grâce au personnage de Tarzan. Jeux olympiques de Paris, 1924. Le nageur Johnny Weissmuller fait sensation en remportant trois médailles d’or. Il est le premier athlète au monde à parcourir 100 mètres en moins d’une minute (avec la tête hors de l’eau, comme on le faisait à l’époque). Pour ce jeune Roumain – il n’a pas encore la nationalité américaine, même si ses performances étoffent le palmarès des États-Unis –, c’est le début de la gloire et d’une étonnante carrière. Le réalisateur Florin Iepan en retrace les étapes  : l’arrivée à Hollywood et le tournage des premiers films inspirés des aventures de Tarzan ; la façon dont Weissmuller, pourtant considéré comme l’un des plus mauvais acteurs d’Hollywood, s’impose en sex-symbol ; les heures de gloire, puis les échecs conjugaux à répétition (cinq mariages) ; ses brouilles avec ses enfants (souvent accompagnées de procès) ; ses prestations devant les soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale, sa triste fin à Acapulco... Riche en archives inédites, le film s’appuie sur les témoignages de son fils Johnny Weissmuller Jr, sa fille Wendy, de l’une de ses ex-femmes Allene Gates, de Danton Burroughs (petit-fils du romancier Edgar Rice Burroughs, le créateur de Tarzan) ainsi que d’anciens partenaires de tournage. Documentaire de Florin Iepan (Allemagne/Pays-Bas/Roumanie, 2004, 52mn) - (R. du 22/8/2004) ULLSTEIN BILD/ULLSTEIN BILD VIA GETTY IMAGES
23.10 Cinéma The Lobster WiFler Toi5(st's Un homme doit vite se remettre en couple, sous peine d’être changé en animal. Au travers d’une fable férocement absurde, le cinéaste grec Yorgos Lanthimos explore les relations amoureuses en entomologiste. 2015 ELEMENT PICTURES/SCARLET FILMS/FALIRO HOUSE PRODUCTIONS/HAUT ET COURT/LEMMING FILM/THE BRITISH FILM INSTITUTE Quadragénaire enrobé et prématurément usé, David est quitté par sa femme et doit s’installer avec son chien dans un hôtel de luxe. Car dans le monde où il vit, les célibataires ont quarantecinq jours pour (re)trouver l’âme sœur, sous peine d’être transformés en animal de leur choix. Son chien n’est autre que son frère à qui la mésaventure est arrivée. Accueilli par la directrice de l’établissement, qui lui dispense les conseils de rigueur pour éviter la métamorphose, David fait part de son souhait de devenir homard en cas d’échec. Peu à peu, il s’initie aux sinistres règles du lieu, et se lie avec certains de ses étranges pensionnaires, comme ce boiteux, dont une jambe a été dévorée par sa mère-louve. Pour prolonger leur sursis, les résidents peuvent aussi chasser des « solitaires » dans la forêt, ces renégats dont la capture leur offre un jour supplémentaire par prise pour trouver le ou la partenaire... AMOUR SUBVERSIF Dans cette fable d’une féroce drôlerie, stylisation à l’extrême de nos mœurs contemporaines — plus que les libres affinités et l’attraction de l’altérité, cette société coercitive encourage la ressemblance des partenaires, gage déclaré de la réussite du couple —, Yorgos Lanthimos explore la difficulté du rapport amoureux par le prisme des codes sociaux. Mais David (impeccable Colin Farrell) finit par échapper à l’univers concentrationnaire glaçant de l’hôtel, à ses soirées dansantes et à ses humiliations, pour rejoindre les « solitaires », minorité rebelle à l’injonction conjugale, qui professent le principe opposé. Dans la forêt profonde, le chacun pour soi, champ érotique inclus, est érigé en précepte intangible, sous la férule d’une gouvernante des émotions (Léa Seydoux), presque aussi intraitable que la directrice de l’hôtel. Dans un sursaut d’humanité, l’antihéros et une réfractaire s’éprennent pourtant l’un de l’autre, subversion menaçant pareillement les ordres établis des deux systèmes communautaires. Prix du jury, Cannes 2015 Film de Yorgos Lanthimos (Royaume-Uni/Irlande/France, 2015, 1h54mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Yorgos Lanthimos et Efthimis Filippou - Avec  : Colin Farrell (David), Rachel Weisz (la femme myope), Jessica Barden (la femme qui saigne du nez), Olivia Colman (la directrice de l’hôtel), Ashley Jensen (la femme aux biscuits), Léa Seydoux (la chef des solitaires), Ben Whishaw (le boiteux) Production  : Element Pictures 1.05 La lucarne Vita Brevis FILMS DU SABLIER/THIERRY KNAUFF WiHter f 0f rorests Une petite fille regarde danser et mourir des millions d’éphémères. Un film poème qui évoque magnifiquement la fragile beauté de la vie et du monde. Kanjiza est un bourg de Voïvodine, à l’extrême nord de la Serbie, tout près de la frontière hongroise. La Tisza y serpente majestueusement. C’est là, au détour d’une courbe de la rivière, qu’au début de l’été se produit un phénomène naturel des plus rares  : la naissance, la danse et la mort de millions d’éphémères. Apparus il y a environ trois cents millions d’années, ces insectes ailés sont les plus anciens encore présents de nos jours. Leur vie aérienne ne dure que quelques heures, le temps pour eux de se reproduire avant de mourir. La découverte progressive de cette beauté sans âge se fait au gré de l’escapade solitaire d’une jeune enfant, Hannah. Immergée dans ce monde inconnu, la petite exploratrice se balance à la recherche d’un équilibre chancelant. Le temps d’un après-midi d’été, le film tente de fixer ces moments d’éveil. Fusion entre fable écologique, film animalier et vibrant poème, Vita Brevis évoque la fragile beauté du monde, la magie de l’instant et la brièveté de toute vie. Documentaire de Thierry Knauff (Belgique, 2015, 40mn) - Production  : Les Films du Sablier, Inti Films (R. du 27/11/2017) 11/2 lundi 13 janvier ARTE MAG N°3. LE PROGRAMME DU 11 AU 17 JANVIER 2020 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :