Arte Magazine n°29 15 jui 2000
Arte Magazine n°29 15 jui 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de 15 jui 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'Afrique danse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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m ardi 18 juillet L’album idéal du Festival d’Avignon : sa naissance légendaire, ses métamorphoses successives, son ouverture sur le monde. « Il était une fois, dit la légende, un homme et une ville qui se rencontrèrent, s’aimèrent, se marièrent et eurent un enfant nommé Festival. » (Bernard Dort) 21.40 Avignon, passions publiques Documentaire de Patrick Barbéris (1996-1h, version remontée) Coproduction : La Sept ARTE, Pathé Télévision, INA LASEPTARTE (Rediffusion du 9 juillet 1996) Avec le premier grand documentaire sur le sujet, ARTE retrace les moments mythiques – signés Gérard Philipe, Maria Casarès, Ariane Mnouchkine... – d’un festival unique au monde. Sur le grand plateau de la cour d’honneur du palais des Papes, Maria Casarès émergeant d’un flot de tissu dit au public : « J e suis le temps qui passe » (S h a k e s p e a re, l e Conte d’hiver, mise en scène de Jorg e Lavelli). Avec la lenteur du rêve ou du souv en ir, Gérard Philipe, dans l’uniforme blanc du prince de Hombourg, s’évanouit sur la scène (Kleist, le Prince de Hombourg, Jean Vi l ar, 1951). Ces deux images inaugure n t cette chronique de cinquante ans d’une 20 - ARTE MAGAZINE n°29 - 15 juillet > 21 juillet 2000 a v en t u re théâtrale, artistique, culturelle et politique sans égale. Pour donner à voir la complexité, la continuité et les ru p t u res de cette histoire formidable, Patrick Barbéris a rassemblé une très riche collection d’archives dont chacune, émouvante dans sa dimension pro pre, l’est encore plus de s’insc r i re dans un tel parcours. Voici donc Jean Vilar disant le monologue de Richard II, Maria Casarès en Lady Macbeth, le Cerc l e de craie caucasien monté par Benno Besson, Ariane Mnouchkine expliquant en 1969 que « c’est pas pire de jouer ici qu’à Vi n c en ne s », Béjart et Vilar contestés en 68 ( « Vi l ar, Béjart, Salazar »), ou plus récemment les mises en scène marquantes d’H a m l et (Patrice Chéreau), du Soulier de satin (Antoine Vitez), du M a h a b h a r a t a (P et e r B rook), tant d’autres encore... De grands témoins, tels Maurice Coussonneau, Roger Planchon, Jean-Pierre Vincent, Georg e s Wilson, Maurice Béjart, Georges Lavaudant et Olivier Py, ponctuent et éclairent le récit dit par Suzanne Flon. Le veilleur de nuit « Le travail avignonnais du théâtre, je n’ai jamais senti et moins encore souhaité qu’il fût attaché à telle œuvre plutôt qu’à telle a u t re. Ce travail, cette re c h erche, fut et re s t e un ensemble. Un tout. Cet ensemble, il m’est bien difficile de le définir. Il s’y mêle tant de choses contradict o i res. Les unes nées du travail commun. Les autres très personnelles. Est-ce le chant de la parole ? Le jeu arbitraire des éclairages ? L’amour de la pierre ? Les rumeurs de la foule avant l’ouvert u re du spectacle ? Ce souffle du vent ? La poussière que certains soirs venteux votre gorge d ou l ou reuse avale ? La voix du veilleur de nuit dans les couloirs déserts ? Le silence quand tous ont quitté le château dans la nuit ? Les secrets ? » (Jean Vilar) En tournage : Huppert/Lassalle/Médée ARTE, part en ai re de longue date du Festival d’Avignon, enre g i s t re cette année M é d ée, avec Isabelle Huppert, dans une mise en scène très attendue de Jacques Lassalle. Une réalisation de Don Kent pour une diff u- sion prévue en 2001 à l’occasion de la re pr i- se de la pièce à l’Odéon. Le 24 juillet à 17h, ARTE et La Cinquième offrent toutes les places à moitié prix pour la nouvelle création d’Olivier Py, l’Apocalypse joyeuse, au lycée Aubanel.
22.35 Nina Stromboli Ou le démon de midi Pièce écrite et mise en scène par Jérôme Savary Avec les Magic Circus Old Stars : Jérôme Savary, Michel Dussarat, Maxime Lombard, Carlos Pavlidis, Alain Poisson, Vanessa Devraine Réalisation : Georges Bensoussan (France,1996-1h40) Coproduction : La Sept ARTE, Le Poisson Vo l a n t LASEPTARTE (Rediffusion du 17 décembre 1996) Jérôme Savary reforme le Grand Magic Circus dans un spectacle tourné spécialement pour ARTE à Chaillot en juin 1996. Un théâtre fou et burlesque, virtuose et sexy. Ça commence à l’heure du pastis, quelque p art en Occitanie. Carlos et Jérôme, « Old Stars du Magic Circus » ret o urnés à la terre, dansent la sardane tandis que l’assistance, composée d’un joueur de biniou, de deux viticulteurs, du maire et de quelques paysans, chante en balançant un double pastis bien tassé. Jérôme Savary - Trempolino a g ardé de son temps de gloire le goût des maximes : « La violence est au pauvre ce que la chantilly est à la pêche melba. » Et il demande à Carlos, « ce nain qui est un géant sur la scène » et qu’il se propose d’épouser avec l’aide d’un pasteur hollandais : « Tu c rois que le public aimerait ça encore a u j o urd’hui ? C’est sûr, répond Carlos, qui a péché péchera, qui a aimé aimera... » Le retour du Magic « Je suis une légende vivante » a ff irme Trempolino – alias Jérôme Savary – à Nina S t romboli, jeune strip-teaseuse dont il espère les faveurs. Et il est vrai que, pendant les flamboyantes années 70, le futur dire c t e u r du Théâtre national de Chaillot fondait unet roupe bientôt devenue mythique. Le Grand Magic Circus et ses animaux tristes, c’était l’assurance d’une soirée pittoresque et festive, l’utopie d’une troupe de saltimbanques à l’ancienne, crachant le feu et montrant leurs fesses, entraînant à leur suite les enfants de tous âges. Le Magic Circus a tenté de surv i v re aux années 80, s’est sabordé, mais le mythe de me u re. La preuve en fut le triomphe de Nina Stro m b o li, en tournée d’abord, puis au T h é â t re de Chaillot. Le pari était audacieux : c é l é b rer les trente ans du Magic en re prenant le frac et la trompette du clown aux larmes bleues, en re p artant sur les routes en compagnie de quelques anciens, en racontant aux jeunes générations et aux a u t res comment on s’est connu, comment on s’est perdu, et puis re c on nu... ARTE MAGAZINE n°29 - 15 juillet > 21 juillet 2000 - 21 Avant d’être le metteur en scène attitré des nuits parisiennes, Jérôme Savary parcourait le monde avec une joyeuse équipe de saltimbanques. Musiciens, comédiens et strip-teaseuses, la troupe du Grand Magic Circus s’est reformée en 1996 pour Nina Stromboli. La volcanique Nina Stromboli (Vanessa Devraine) et les vieilles gloires du Magic Circus de Jérôme Savary.



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