Arte Magazine n°28 8 jui 2000
Arte Magazine n°28 8 jui 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de 8 jui 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : les divas, de Beineix à Callas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
samedi 8 juillet Le grand hôpital de Copenhague 22.40 L’hôpital et ses fantômes se dresse sur d’anciens marais. Rien ne semble subsister des brouillards d’autrefois, jusqu’à ce qu’une étrange ambulance fasse son apparition. Et qu’une petite fille vienne hanter les ascenseurs... Lars von Trier joue avec les codes du feuilleton télé pour mieux distiller l’angoisse. Terreur à l’hôpital ! ARTE re d i ffuse les deux saisons de l’Hôpital et ses fantômes de Lars von Trier (Palme d’or 2000pour Dancer in the Dark). Une série culte à l’atmosphère unique, entre Twin Peaks et B e l p h é g or. Tous les samedis vers 22.40 jusqu’au 16 septembre. Rivalités médicales et esprits frappeurs se disputent l’hôpital. Un univers absurde et férocement drôle. Jouez avec Lars von Trier sur www.arte-tv.com (The Kingdom - Première saison) Série en onze épisodes de Lars von Trier (1994/1996-52mn) - VF Scénario : Lars von Trier, Niels Vørsel, Tómas Gislason Avec : Ernst-Hugo Järegård (le Pr Stig Helmer), Kirsten Rolffes (Mme Drusse), Ghita Nørby (Rigmor), Udo Kier (le Dr Krüger), Holger Juul Hansen (le Dr Moesgaard), Søren Pilmark (Krogschoy), Baard Owe (le Dr Bondo), Birgitte Raabjerg (Judith), Peter Mygind (Mogge), Jens Okking (Bulder), Annevig Schelde Ebbe (Marie), Vita Jensen, Morten Rotne Leffers (les plongeurs) Photographie : Eric Kress Décors : Jette LehmannMusique : Joachim Holbek Coproduction : ARTE, WDR, Zentropa, Denmarks Radio, Télévision suédoise, Malmö, et The Coproduction Office LA SEPTARTE (Rediffusion du 11 avril 1998) 1. L’hôte indésirable La caméra de contrôle, à l’accueil de nuit du grand hôpital de Copenhague, filme une ambulance fantôme. Au matin, le jour semble avoir chassé les visions nocturn es. Au cours de la réunion quotidienne, le Pr Helmer cherche des noises à son jeune collègue Kro g s c h o y. Le Dr Bondo donne une très sérieuse leçon de dissection à des étudiants pour le moins farc e u rs. M o e s g a ard, le chef du service neuro l o g i qu e, lance l’opération « Brise matinale » pour amél i o rer le climat de travail. Mais tout ne va pas si bien que cela dans le meilleur hôpital du royaume. En effet, une méchante ru me u r 6 - ARTE MAGAZINE n°28 - 8 juillet > 14 juillet 2000 De The Element of Crime à Dancer in the Dark, Lars von Trier a élaboré une œuvre qui ne laisse personne indifférent. accuse le Pr Helmer d’avoir commis une erreur médicale qui aurait handicapé à vie une fillette. Mme Drusse, une patiente féru e de spiritisme, entend des pleurs au-dessus d’elle dans l’ascenseur. L’é n ergique vieille dame décide de mener l’enquête... Le feuilleton soluble dans l’horreur Tous les ingrédients sont réunis pour un p arfait soap-opéra à l’européenne : les jolies infirmières et les étudiants à lunettes, les rivalités entre médecins, la femme mûre aveuglée par l’amour, la gro s s i è re erre u r médicale sur une jolie tête blonde. Recenser ces clichés passés au miro i r g rossissant et trempés dans un bain d’humour acide est déjà un plaisir. Mais quand la série est signée Lars von Trier, il faut s’att en d re à plus. L’irruption pro g ressive de l’étrange dans l’univers cliniquement pro pre et rassurant de l’hôpital fait merveille. Les fondements du rationnel ne sont pas si stables que l’on croyait : à la fin de l’épisode, l’eau menace de tout engloutir. Du monde stéréotypé du soap-opéra, on est passé dans un univers où la vérité sort de la bouche des fous et où la pierre pleure des drames cachés. Du rire au frisson d’angoisse. Nuits blanches garanties !
« J’ai trouvé intéressant de faire un mélange de soap-opéra et d’horreur. Et comme c’est supposé être une série pour public familial, ça permettra à toute la famille d’avoir peur ! » (Lars Von Trier) Lars von Trier Le monde découvre véritablement le cinéaste danois en 1984. The Element of Crime (1986), perversion du film policier classique et Grand Prix de la technique à Cannes, divise l’opinion. En 1987, E p i de m i c met en scène le réalisateur et ses pro c h es. D é t ruisant la fiction à grand re n f ort d’audaces formelles, il provoque une fois encore des réactions extrêmes. En 1991, E u ro p a (Grand Prix de la technique et Prix spécial du jury à Cannes) est une formidable quête visuelle. Avec l’Hôpital et ses fantômes (1994), Lars von Trier s’off re une récréation télévisuelle. Comme d’habitude, il privilégie l’a t m o s p h è re, mais inaugure également une nouvelle esthétique : nombreux gros plans, caméra à l’épaule, image mobile à gro s grain... En 1996, B reaking the Wa v e s re ç o i t le Grand Prix du jury au Festival de Cannes. Une fois de plus, le film suscite des réactions passionnées. C’est le moment que choisit Lars von Trier pour publier, avec trois autre s réalisateurs danois, le manifeste Dogme – dix commandements qu’ils s’engagent à s u i v re pour renouveler le cinéma (caméra à l’épaule, éclairage et décors naturels, pas d’e ffets spéciaux…). To urné selon ces règles, les Idiots (1998) confirme le talent p articulier de Lars von Tr i er. La consécration est venue cette année à Cannes avec Dancer in the Dark. Coproduit par ARTE, Breaking the Waves de Lars Von Trier est édité en cassettes et DVD par ARTE Vidéo. ARTE a également coproduit les Idiots, la seconde saison de l’Hôpital et ses fantômes et Dancer in the Dark, Palme d’or et Prix d’interprétation féminine (Björk) à Cannes 2000. Plus d’une heure live depuis l’une des plus gigantesques manifestations populaires au monde. La plus grande rave du monde, en direct de Berlin. ARTE MAGAZINE n°28 - 8 juillet > 14 juillet 2000 - 7 23.30 Music Planet. en direct. La Love Parade Réalisation : Alexandra Farrensteiner (Allemagne, 2000-1h15mn) Production : Kobalt SFB Pour rien au monde « Music Planet » n’aurait raté la douzième Love Parade de Berlin. ARTE retransmet la gigantesque fête techno en direct, depuis le mythique « Ta c h e l e s » , un grand magasin transformé en espace culturel, véritable symbole de l’underground berlinois. Des milliers de ravers mais aussi des cracheurs de feu, des joueurs de bongo, y ont re n- dez-vous sur plusieurs étages pour une fête é p h é m è re entre techno et salsa. Avec un plat e a u d’artistes de renom : D J S a m m y, Afrika Islam, G e orge Morell, Marc Spoon... Les corre s p o n- dants de « Music Planet », présents sur tous les points chauds de la capitale, interv i en d ron t pour des re p ort a g e s d’ambiance et pro p o s e- ront des sujets sur les profiteurs de la Love Parade, la We b p a r a de, la production techno actuelle, l’école de DJ’s et les moments forts du défilé.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :