Arte Magazine n°28 8 jui 2000
Arte Magazine n°28 8 jui 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de 8 jui 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : les divas, de Beineix à Callas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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jeudi 13 juillet En direct de Péril dans nos assiettes 21.50 Les apprentis sorciers De la nourriture du futur Documentaire de Silvia Matthies (Allemagne, 2000-45mn) Tout ce que vous préféreriez ignorer sur la production d’organismes végétaux et d’animaux génétiquement modifiés dont on nous assure qu’ils seront dans nos assiettes d’ici peu. Implantation de gènes de hamsters nains dans le génome de plants de tabac pour augmenter la production de stérols, de gènes de poulets dans des pommes det erre pour accro î t re leur résistance aux maladies, voire de gènes humains dans cert ai n s poissons… Science-fiction ? Délire de savant fou ? Non. Ces manipulations génétiques existent déjà bel et bien dans l’industrie agro a l i me n t ai re et plus aucun org a n i s- me végétal ou animal ne semble à l’abri de l’i n t ervention des « transgénéticiens ». D’ores et déjà, plus de 30 000 produits alimentaires, du chocolat aux aliments pour bébés, contiennent des huiles, des graisses ou de la lécithine de soja génétiquement modifié – sans étiquetage spécifique, naturellement. Une évolution qui se fait contre la volonté de la majeure partie de la population, s’appuyant sur des technologies dont les risques ne sont pas clairement évalués. 28 - ARTE MAGAZINE n°28 - 8 juillet > 14 juillet 2000 Qui nous garantit que ces aliments sont sans danger ? 22.55 100% bio, c’est possible Documentaire d’Angelika Lizius (Allemagne, 2000-30mn) Auprès des consommateurs, le goût du « bio » revient en force. Ce type de production est-il vraiment adapté à notre époque et à nos besoins ? La production agricole uniquement axée sur le rendement a atteint ses limites. De plus en plus de consommateurs veulent trou v e r des produits naturels, des produits qui ne contiennent pas toute sorte de résidus chimiques. L’a g r i c u l t u re biologique, c’est surtout le traitement des sols, sur la base de plantations alternées, dans un ord re donné, avec des espèces qui apportent à la terre des nutriments naturels. Agriculture ou élevage, la production selon les critères « bio » re qui ert donc un énorme investissement en temps. Cela vaut-il la peine de se réadapter malgré tout aux lois et aux rythmes de la n a t u re ? Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es !
23.45 La grande parade (The Big Parade) Film de King Vidor Cinéma le muet du mois (États-Unis, 1925, 2h17mn) - Muet, noir et blanc Scénario : Harry Behn, Laurence Stallings Avec : John Gilbert (Jim Apperson), Renée Adorée (Mesalinde), Hobart Bosworth (Mr Apperson), Claire McDowell (Mrs Apperson), Claire Adams (Justyn) Robert Ober (Harry) Photographie : John Arnold Musique : William Axt, David Mendoza Production : MGM ARD Le fils d’un riche industriel américain part combattre en France... et tombe amoureux d’une paysanne. Un hymne pacifiste qui est aussi l’un des meilleurs films sur la Première Guerre mondiale. Le premier grand succès de King Vidor. Jim Apperson, fils d’un riche industriel, est un oisif fier de l’être. Le jour où il assiste à une parade militaire organisée à l’occasion de l’entrée en guerre des États-Unis, il cro i t se découvrir enfin une vocation. Il s’enrôle dans l’armée et part pour la France. Av e c ses camarades, il est stationné dans une f erme en attendant d’être envoyé au front. Il tombe alors amoureux de Mélisande, une jeune paysanne. Mais Jim doit bientôt part i r au combat et les adieux sont déchirants. Grièvement blessé, il est transporté dans un hôpital de campagne et apprend que le village de Mélisande a été détruit. Bien qu’amputé d’une jambe, il entre prend de re j o i n d re sa belle… À l’ouest rien de nouveau La Grande Parade a été tournée d’après une idée originale de King Vidor : « Je voulais raconter l’histoire d’un jeune Américain qui n’est ni un patriote enflammé, ni un pacifiste. Il part en guerre et a des réactions tout à fait normales par rapport à ce qu’il est amené à vivre. Il fallait que ce soit l’histoire d’un homme ord i n ai re qui n’est pas en me s u re d’influer sur les situations qu’il d é c ou v re, mais qui sait néanmoins laisser l i b re cours à ses émotions face à ces situat i on s », écrit Vidor dans son autobiographie A Trea Is a Tre a. Si le film se transforme en un hymne pacifiste, c’est certainement au d r a m a t urge et invalide de guerre Laure n c e Stallings (qui est intervenu sur la dern i è re m ou t u re du scénario) qu’on le doit. L’expérience des horreurs de la guerre fait s urgir un sentiment de haine chez le jeune Américain, mais celle-ci est dirigée contre les militaires et leurs ord res absurdes et non pas contre l’ennemi désigné. L’historien du cinéma Jerzy Toeplitz fait remarquer que la Grande Parade n’est pas un film de guerre au sens classique : « King Vidor a réussi à montrer la cruauté et l’absurdité de la guerre, à la dépouiller du halo de gloire dont les défenseurs zélés du nationalisme et du militarisme s’emploient à la parer. La Grande Parade est aussi l’hist o i re d’une déception, celle d’un jeune homme insouciant qui part la fleur au fusil et qui revient homme mûr et désillusionné, blessé dans sa chair, son âme et son cœur. On est parfois tenté de penser au ro m a n de E. M. Remarque À l’Ouest rien de nouveau, publié cinq ans plus tard. En part i c u- lier lorsque, comme Jim, Paul sort une main depuis sa tranchée pour cueillir une fleur au plus fort du combat. » La Grande Parade constitue un tourn a n t dans la carr i è re de King Vi d or. C’est son premier grand succès, salué unanimement à la fois par la critique et par le public. Il rapportera 10 millions de dollars à la MGM. ARTE MAGAZINE n°28 - 8 juillet > 14 juillet 2000 - 29 « King Vidor a réussi à montrer la cruauté et l’absurdité de la guerre, à la dépouiller du halo de gloire dont les défenseurs zélés du nationalisme et du militarisme s’emploient à la parer. » (Jerzy Toeplitz)



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