Arte Magazine n°28 8 jui 2000
Arte Magazine n°28 8 jui 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de 8 jui 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : les divas, de Beineix à Callas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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d i m a n c h e9 juillet Les divas 22.40 Passion Callas Auteur : Claire Alby Réalisation : Gérald Caillat (France, 1997-1h15mn) Avec la participation de : Renzo Allegri, Peter Andry, Luciano Berengo, James Conlon, Thérèse Darras, Maria Teresa Filippi Abriani, Leyla Gencer, Elvio Giudici, Michel Glotz, Irma Kolassi, Christos Lambrakis, Vassilis Nikolaïdis, Maria Oliva de Poli, Erio Piccagliani, Georges Prêtre Coproduction : La Sept ARTE, FIT Production, Sodapéraga Avec le soutien de la Fondation d’entreprise France Télécom En association avec EMI Classics Pour la première fois, un documentaire adopte le point de vue de Maria Callas, en lui laissant la parole – sa parole en priorité. De nombreuses archives inédites où Maria Callas fait part de ses doutes, de ses exigences, de ses ambitions. D’importants témoins font découvrir un être d’exception dont la vie tout entière fut vouée à la musique. Ce « journal d’une chanteuse » est un port r ai t, celui d’une combattante fragile, d’une militante du travail musical, d’une adepte de « la belle ouvrage ». C’est un film qui substitue à l’image de la femme au destin tragique et contrasté celle de l’artiste qui, depuis l’âge de 15 ans jusqu’à sa dern i è re apparition sur une scène lyrique, à Covent Garden, en juillet 1965 – après plus de vingt-sept ans de carr i è re –, est devenue l’un des grands mythes de ce siècle. Tout au long de ce portrait de Maria Callas par elle-même, des témoins de sa vie lui donnent la réplique. Ils a p p ortent un contrepoint admiratif ou critique mais qui, toujours, lui laisse le dern ier mot. Aux entretiens filmés de la Callas, où elle s’exprime en anglais, en italien ou en français, font écho des personnalités qui ont travaillé avec elle, rencontrées aujourd’hui à Paris, à Rome et à Athènes. « Pour être digne de ce que le public attend de vous, il faut être sublime. » (Maria Callas) 10 - ARTE MAGAZINE n°28 - 8 juillet > 14 juillet 2000 Des moments inoubliables Les éléments clés du film : de nombre u s e s archives comme « L’invité du dimanche » (avec Elvira de Hidalgo interviewée par Armand Panigel, réalisation Philippe Collin, INA, 1969) et « Les conversations avec Lord H a rewood » (BBC, 1968) sur le bel canto, des interviews d’Irma Kolassi (chef de chant à l’Opéra d’Athènes en 1944), de Christos Lambrakis (président de la fondation Maria- Callas en Grèce), d’Elvio Guidici (critique musical) qui parle de la diction chantée « en t rois dimensions » de la Callas, du photographe de la Scala Erio Piccagliani, de Renzo Allegri (coauteur, avec G. Meneghini, de ses Mémoires), de Peter Andry (ancien d i recteur artistique chez EMI), des chefs d’orc h e s t re Georges Prêtre et James Conlon, ou des entretiens importants donnés à la RAI par la cantatrice. S’y ajoute un montage réalisé à partir d’images filmées par Enio Guarnieri, chef opérateur de Pier Paolo Pasolini sur le tournage de Médée en Turquie (1969) et d’extraits d’interv i e w s, comme celui de Hy Gardner (1958).
Par ailleurs, Georges Prêtre a donné l’autorisation de diffuser le seul enre g i s t re me n t télévisé réalisé en studio – pour l’émission de Bern ard Gavoty, « Les grands interprètes » – et, surtout, une interview redécouverte dans les archives de l’INA pour l’émission « Le monde de la musique », où Bernard Gavoty s’entretient avec la chanteuse avant les premières représentations de sa fameuse Norma à l’Opéra-Garnier en 1964. Ce montage propose également des documents exceptionnels comme cet extrait de M é d ée, filmé en 1961 par un musicien depuis la fosse d’orc h e s t re à la Scala pendant une répétition, ou ce film tourné lors d’une re pr é- sentation de M é d é e à Dallas en 1955 avec une interview de la diva défiant rageusement le directeur du « Met », Rudolf Bing ! Lettre à son public « Cher public, Essayez de ne voir en moi qu’une musicienne qui ne vit que pour la musique. Ne croyez pas toutes les sottises qui peuvent se dire sur moi. Je suppose qu’il est dans mon destin que les gens adorent parler de moi. Je suppose qu’il est dans mon destin que bon nombre de gens, d’ennemis, de confrères, se conduisent mal à mon égard et, pour excuser leur propre faiblesse, m’en rendent responsable. Je ne pense pas que ce soit juste, je ne pense pas que ce soit honnête. Tout ce que je puis conseiller au public, c’est d’être impartial et de ne croire qu’une chose : je ne vis que pour l’art. C’est la seule chose importante et c’est, je crois, la seule chose que le public attend de moi. » * * Déclaration enregistrée par Maria Callas en 1977 pour la nouvelle fondation Maria- Callas, qu’elle venait de créer avec son amie Vasso Devetzi. 23.55 Maria Callas, un concert idéal Proposé par Claire Alby et Guy Seligmann(France, 1997-58mn) Coproduction : La Sept ARTE, FIT Production, Sodapéraga, INA Avec le soutien de la Fondation d’entreprise France Télécom En association avec EMI Classics Le concert idéal : un florilège des plus belles archives chantées de Maria Callas, de 1958 à 1965, à Paris, à Hambourg et à Lisbonne. Au programme, des extraits de la Grande nuit de l’Opéra (filmée en décembre 1958), avec « Casta Diva » (N orma, de Bellini), « Una voce poco fa » (le Barbier de Séville, de Rossini), « D’amor sull’alli rose » et « Misere re » (le Trou v è re, de Verdi), « Vissi d’arte » (To s c a, de Puccini), que la diva interprète avec Ti t o Gobbi. Les Chœurs et l’Orc h e s t re de l’Opéra de Paris sont dirigés par Georg e Sebastian. Nous l’entendons également dans « Oh ! s’io potessi... » du P i r a t e (Bellini) enre g i s t r é lors d’un concert à H a m b o urg en mai 1959, où l’Orc h e s t re de la NDR est placé sous la dire c t i on de Nicolas Rescigno. Suivent « La Séguédille », extrait de C armen (B i z et) , chanté par la Callas lors d’un concert à Hambourg en mars 1962, où elle était accompagnée par l’Orc h e s t re de la NDR placé sous la direction de G e orges Prêtre, puis des extraits de l’émission « Les grands interprètes », de B ern ard Gavoty, tourné en mai 1965, où elle chante, accompagnée p a r l’Orc h e s t re de l’ORT F, toujours sous la direction de Georges Prêtre, « O mio babbino caro » (Gianni Schicchi, de Puccini), « Adieu, notre petite table » (M a n on, de Massenet) et « Ah ! non credea mirarti... » (la Somnambule, de Bellini). Des airs de la Tr a v i a t a en registrés au San Carlo de Lisbonne en mars 1958, avec Alfredo Kraus, closent ce panorama exceptionnel. ARTE MAGAZINE n°28 - 8 juillet > 14 juillet 2000 - 11 « Servir l’art, c’est difficile. Je remercie le public qui a su être près de moi, pas seulement dans les moments de gloire, mais dans les moments difficiles. Ils m’ont comprise, généralement ils m’ont aimée. » « Je suis une créature du destin, mais on doit toujours travailler pour que le destin arrive quand il doit arriver. »



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