Arte Magazine n°28 7 jui 2018
Arte Magazine n°28 7 jui 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de 7 jui 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : scènes d'été.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°28. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 JUILLET 2018 8 Dimanche 8 juillet à 22.30 Documentaire Des hommes stylés Lire page 14 D’où vous est venue l’envie de déshabiller la mode masculine ? Loïc Prigent  : À l’automne 2017, en pleine affaire Weinstein, nous avons cherché comment nous pourrions parler de l’homme autrement. En janvier, nous avons tourné pendant la Fashion Week masculine à Paris. Puis nous avons fouillé les archives pour cerner ce qu’est l’inconscient collectif de l’habillement masculin, sans commentaires pour que cela demeure subjectif. Après la série Bristish Style, où j’avais beaucoup parlé, j’ai fait vœu de silence ! Quelles sont les grandes ruptures dans l’histoire du vestiaire masculin ? Au XIX e siècle, la société victorienne fait table rase du passé. C’est un véritable renoncement à la flamboyance. L’homme s’enferme dans un vestiaire de monastère qui perdure aujourd’hui. Contrairement à la femme, il jouit d’une liberté très restreinte en matière Derrière la cravate Dans son nouvel opus, le documentariste Loïc Prigent passe le sage vestiaire masculin au crible de sa sagacité costumière pour y dénicher de surprenantes folies. Tour d’horizon. d’habillement. L’homme contemporain porte des costumes gris anthracite, noirs ou bleus marine. Il se confond avec les couleurs de la ville. C’est l’ère du camouflage. Car se faire remarquer, c’est se faire condamner. Existe-t-il des îlots de résistance ? Oui, quelques anarchistes, aussitôt catalogués. On oublie qu’au Moyen Âge, la mode était relativement sexuelle. Au lieu d’être cachés, les attributs de l’homme étaient valorisés. Cela a débouché sur une période où l’élite se voulait rutilante  : la puissance s’exprimait par le beau. Nous retrouvons cela chez les footballeurs, dont la garde-robe vous a intéressé. Neymar m’évoque un fantassin de François I er. Avec leurs jeans déchirés, leurs bagues et leurs montres trop lourdes, les footballeurs définissent une nouvelle aristocratie, qui prône des valeurs de richesse et d’hédonisme tout en se voulant vertueuse. Existe-t-il selon vous une icône masculine 2018 ? David Beckham ! Tous les hétérosexuels en sont amoureux. C’est un dieu qui exhale des valeurs de bonté, d’humilité et de fidélité. Et fertile, de surcroît ! C’est le nouveau Marlon Brando, mais plus indépendant que rebelle. Et si Brando reste indissociable du jean, Beckham, lui, se distingue par le tatouage qui dépasse de son col de chemise. Dans une société normée, voilà l’ultime espace d’expression libre. L’accessoire du moment... L’affaire Weinstein aura-t-elle une incidence sur le prêt-à-porter masculin ? Le scandale a amené des questions sur ce qui est correct ou non chez un homme. C’est un moment où l’on se regarde dans le miroir, on réajuste les cravates. Peut-être assistera-t-on à moins de dérives et plus de diversité, de tolérance et de respect des autres... Propos recueillis par Ludovic Perrin MARC ANTOINE COULON - FIGAROPHOTO.COM
FRÉDÉRIC STUCIN Pour le troisième été consécutif, Renaud Dély reprend les rênes de la quotidienne d’ARTE pour deux mois, en remplacement d’Élisabeth Quin. Un mouvement perpétuel lié à l’actualité que le magazine met en perspective de son regard pluriel et affûté. « 28 minutes » joue les prolongations Du lundi au vendredi à 20.05 Magazine 28 minutes Lire page 15 Pourquoi le magazine ne prend-il plus jamais de vacances ? Renaud Dély  : Parce que l’actualité ne s’arrête jamais ! Ce n’est pas parce qu’un grand nombre de Français partent en vacances que le monde cesse de tourner. Depuis l’été 2016, nous nous sommes rendu compte que le maintien à l’antenne de l’émission en juillet et août semblait répondre à une attente des téléspectateurs. Ceux qui partent en vacances ne « décrochent » pas totalement et désirent se tenir informés, et il ne faut pas oublier tous ceux qui ne partent pas. Depuis 2012, l’émission s’est installée, elle a trouvé son public et « marche » bien tout au long de l’année. Pourquoi devrait-elle disparaître pendant deux mois ? La formule estivale diffère-t-elle du reste de l’année ? Tout l’enjeu est d’être à la fois dans la continuité et dans la différence. Nous conservons un déroulé similaire, avec une émission découpée en trois parties. Nous débutons par le dialogue avec un invité, souvent un artiste, un écrivain, un photographe, un explorateur... Un témoin porteur d’un récit, d’une expérience hors du commun, qui peut toucher le plus grand nombre. Puis nous poursuivons avec un débat lié à un thème d’actualité, avec l’idée de faire un pas de côté, de cultiver un angle original, notamment grâce à la présence de trois invités que l’on ne voit pas forcément ailleurs. Enfin, dans la troisième partie de l’émission, deux chroniqueurs nous livrent un point de vue décalé, souvent humoristique, parfois décapant. Il s’agit cette année de Victor Dekyvere et de Marie Bonnisseau. Pour ces quelques semaines d’émissions, Caroline Broué sera, comme l’été passé, co-intervieweuse à mes côtés, et Laure Daussy (France 2, Charlie hebdo) nous rejoint. L’été, nous essayons tous de nous poser un peu plus, de ralentir, de prendre du recul et donc de rechercher des angles encore plus originaux, apaisants, ludiques, parfois liés aux loisirs, aux modes de vie, à la consommation, au tourisme... Vous êtes à l’antenne été comme hiver, finalement vous ne prenez jamais de vacances non plus... Pas beaucoup, c’est vrai, mais franchement, je ne vois pas comment je pourrais décemment refuser de remplacer Élisabeth Quin. Depuis six ans, Élisabeth incarne cette émission et la fait progresser de façon remarquable, elle est la première raison de ce succès. C’est aussi la réussite d’un collectif grâce aux chroniqueurs en plateau et à tous ceux que l’on ne voit pas à l’antenne, la rédaction et toutes les équipes de l’émission. Quant à moi, passer du statut de co-intervieweur pendant l’année à celui d’animateur l’été m’amuse beaucoup. C’est d’abord un jeu, un jeu sérieux, certes, mais un jeu d’été. Popos recueillis par Pascal Mouneyres ARTE MAG N°28. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 JUILLET 2018 9



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