Arte Magazine n°28 7 jui 2018
Arte Magazine n°28 7 jui 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de 7 jui 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : scènes d'été.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
lundi 9 juillet ARTE MAG N°28. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 JUILLET 2018 16 1990 TWENTIETH CENTURY FOX FILM CORPORATION 20.50 Cinéma Edward aux mains d’argent Doté de cisailles à la place des mains, Edward peut-il vivre parmi les humains ? L’un des chefs-d’œuvre de Tim Burton, porté par de merveilleux comédiens, Johnny Deppen tête. Par une nuit de blizzard, une grand-mère raconte à sa petite-fille pourquoi il neige. Autrefois, dans cette banlieue intemporelle où maisons, voitures et habitants étaient revêtus des mêmes couleurs pastel, régnaient la routine et le beau temps permanents. Mais un beau jour, Peg, la représentante en produits de beauté du quartier (« Bonjour, je suis votre ambassadrice Avon ») , à la recherche d’une nouvelle clientèle, avait poussé la porte du château à demi en ruines qui, juché sur une colline, faisait de toute éternité partie du paysage. Un adolescent gothique prénommé Edward vivait là tout seul. Créé par un inventeur mort avant d’avoir achevé son travail, il possédait, au lieu de mains, d’énormes ciseaux, qui avaient laissé sur son visage très pâle de nombreuses cicatrices. Prise de pitié, Peg avait décidé de ramener Edward dans son foyer, suscitant l’émoi du voisinage... DOUBLE TRANCHANT Comme tous les films de Tim Burton, mais plus encore que les autres, Edward aux mains d’argent mêle étroitement féerie et cauchemar, grâce à de fabuleuses trouvailles visuelles, à commencer par les mains-cisailles du héros et leur poétique double tranchant. Dans cette fantasmagorie suburbaine en forme de rêve américain, directement inspirée, dit le cinéaste, de la terrifiante réalité de son enfance, point de refuge ni de salut, que l’on soit conforme, comme Peg et les siens, ou irrémédiablement étranger, comme leur protégé. La réussite et l’aura particulières du film tiennent autant à sa séduisante étrangeté qu’à l’émotion qui s’en dégage, grâce à Johnny Depp, Winona Ryder et Dianne Wiest, tous les trois extraordinaires. Meilleurs décors, Bafta Awards 1992 (Edward Scissorhands) Film de Tim Burton (États-Unis, 1990, 1h41mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Caroline Thompson, Tim Burton - Avec  : Johnny Depp(Edward), Winona Ryder (Kim), Dianne Wiest (Peg), Anthony Michael Hall (Jim), Vincent Price (l’inventeur), Kathy Baker (Joyce), Robert Oliveri (Kevin) - Production  : 20th Century Fox À (re)découvrir sur arte.tv/blowup, les deux numéros que le webzine de Luc Lagier a consacrés au cinéaste  : Tim Burton en 5 minutes et Les génériques de Tim Burton.
22.35 Cinéma La reine garçon Au XVII e siècle, le règne tumultueux de la reine Christine, affranchie progressiste qui fit entrer la Suède dans la modernité. Un biopic virevoltant de Mika Kaurismäki. VEERA AALTONEN/STARHAUS FILMPRODUKTION En 1632, le roi Gustave II Adolphe de Suède est abattu sur le champ de bataille, lors de la Guerre de Trente ans opposant catholiques et protestants. Très jeune, sa fille Kristina prend sa succession. L’anticonformisme de cette princesse élevée, selon les souhaits de son père, comme un garçon, va vite heurter de front les traditions luthériennes. Passionnée par la philosophie, elle veut éduquer un pays qu’elle estime inculte et, surtout, impose la paix avec l’ennemi papiste. Ses désirs de modernité rencontrent l’hostilité des élites, qui s’exacerbe alors que la reine refuse de se marier et s’éprend d’une de ses dames de compagnie... SUBVERSION EN DIADÈME Quel caractère ! Le Finlandais Mika Kaurismäki (frère aîné d’Aki) brosse le portrait tumultueux d’une femme en avance sur son temps, qui a su s’affranchir avec éclat de la domination des hommes. Refusant les codes guerriers, paternalistes, religieux, la reine Kristina, alias Christine, fait œuvre de subversion  : elle revendique la liberté d’être elle-même. Celle qui fut influencée par Descartes (elle le convia en Suède pour en faire son tuteur) se battit pour faire de la science et de la culture des priorités nationales. Une pionnière ! Dans ce biopic virevoltant, la Suédoise Malin Buska incarne avec ferveur cette figure historique tourmentée par ses passions amoureuses. Une héritière gracile de Greta Garbo, qui sublima en 1933 ce rôle hors norme dans La reine Christine, de Rouben Mamoulian. (The Girl King) Film de Mika Kaurismäki (Allemagne/Finlande/Canada, 2015, 1h40mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Michel Marc Bouchard - Avec  : Malin Buska (la reine Kristina), Sarah Gadon (la comtesse Ebba Sparre), Michael Nyqvist (le chancelier Axel Oxenstierna), Patrick Bauchau (René Descartes), Hippolyte Girardot (l’ambassadeur Pierre Hector Chanut), Lucas Bryant (le comte Johan Oxenstierna), Laura Birn (la comtesse Erika Erksein), Peter Lohmeyer (l’évêque de Stockholm) - Coproduction  : ARTE, Marianna Films, Triptych Media, Starhaus Filmproduktion, Galafilm Productions, Anagram Film & TV AB, Bayerischer Rundfunk Le 14 juillet à 20.50, ARTE diffuse le documentaire Christine de Suède – Une reine libre. DIF/ZDF 0.15 Soirée Lotte Reiniger Les aventures du prince AhmedLe premier dessin animé grand format de l’histoire du cinéma, réalisé en papier découpé et inspiré des Mille et une nuits. Un enchantement. Le calife cède sa fille Dinarsade à un mage africain contre un cheval volant. Ce dernier montre au frère de Dinarsade, Ahmed, comment faire partir le cheval dans les airs, mais il ne lui dit pas comment atterrir. Ahmeds’envole et se retrouve dans un pays lointain, où il tombe amoureux de la belle Pari-Banou... MINIATURES Lotte Reiniger, que Renoir surnommera plus tard « la maîtresse des ombres », fait vivre ce conte féerique inspiré des Mille et une nuits en ombres chinoises, grâce à des silhouettes en papier découpé rappelant les miniatures orientales. Il lui a fallu trois ans pour animer image par image, avec un souci du détail et un charme inouïs, ce premier long métrage d’animation de l’histoire du cinéma. (Die Abenteuer des Prinzen Achmed) Film d’animation de Lotte Reiniger (Allemagne, 1926, 1h06mn, noir et blanc colorisé, muet) Production  : Comenius-Film GmbH Version restaurée en 1998 par le Deutsches Filmmuseum Frankfurt, en collaboration avec ZDF/ARTE, 3 Sat, Primose Film Productions (R. du 13/5/1999) Suivi des courts métrages Arlequin (1931), Carmen (1933) et Papageno (1935), et du documentaire Lotte Reiniger – La maîtresse des ombres. lundi 9 juillet ARTE MAG N°28. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 JUILLET 2018 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :