Arte Magazine n°27 30 jun 2018
Arte Magazine n°27 30 jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de 30 jun 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : au service de la France.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°27. LE PROGRAMME DU 30 JUIN AU 6 JUILLET 2018 6 Au service de la France, la trépidante et sarcastique comédie d’espionnage, revient avec une deuxième saison placée sous le signe de l’aventure. Entretien avec Jean-François Halin, le créateur de la série. Agents zéro zéro Jeudi 5 juillet à 20.55 Série Au service de la France (1-3) Saison 2 Lire page 22 Comment décririez-vous cette nouvelle saison ? Jean-François Halin  : Les tourments des personnages, que ce soit leurs histoires d’amour ou leurs questionnements intérieurs, sont au cœur de l’intrigue. Ainsi André est-il en pleine quête d’identité tandis qu’un des agents dévoile un côté fleur bleue jusque-là insoupçonné. Nous avons souhaité révéler les failles de nos personnages en créant des conflits et des ruptures, ce qui a permis de donner plus de rythme à la série et de mieux servir la comédie. Nous voulions également apporter un côté davantage comédie d’aventure, d’où les nombreuses références à Tintin, notamment pour l’un des épisodes, tourné dans le désert. L’univers pétaradant des films de Philippe de Broca des années 1960, tout particulièrement L’homme de Rio, a aussi guidé l’écriture. Les missions en Algérie, à Cuba et dans les pays de l’Est apportent un exotisme qui contrebalance bien les scènes intérieures de la vie de bureau du Service. Pourquoi avoir choisi de donner plus de relief aux personnages féminins ? Ce sont des personnages éclatants que l’on avait envie de voir davantage à l’écran, comme Marie-Jo, demoiselle assez sérieuse et respectueuse de la hiérarchie qui va connaître un destin très surprenant. Cette saison est aussi placée sous le signe de l’émancipation  : celle des femmes qui prennent leur liberté et décident d’agir pour elles-mêmes, à l’image d’Irène, l’épouse du colonel Mercaillon. Avec Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès, les coscénaristes de la série, cela nous amusait d’assister à leur évolution au travers du regard des agents, toujours aussi misogynes et phallocrates. Vous abordez aussi un nouveau thème, celui de l’homosexualité… Je voulais absolument en parler car c’est une problématique qui anime la société française à cette époque. En 1960, l’amendement Mirguet, voté à l’Assemblée nationale, considérait l’homosexualité comme un fléau social au même titre que la drogue NICOLAS VELTER
NICOLAS VELTER/BENOIT DELFOSSE ou l’alcool. Maurice Papon, alors préfet de police de Paris, avait mené des sortes de rafles dans des bars homosexuels, prétendument pour arrêter des prostitués et des gigolos. Nous avons tourné deux scènes dans l’un de ces bars, Le César, que nous avons reconstitué. Le monde change à toute allure autour des « services », mais eux ne semblent guère capables d’évoluer. Souhaitiezvous accentuer ce décalage déjà présent dans la saison 1 ? Nous voulions créer une sorte de manège qui tourne autour des agents du Service sans qu’ils y prêtent attention. À un an d’intervalle, plusieurs événements révolutionnent le monde  : l’Algérie accède à l’indépendance – avec un référendum proposé aux Français sous forme d’une question invraisemblable de cinq lignes –, l’Afrique poursuit sa décolonisation, le mur de Berlin est construit et Cuba devient le théâtre de la guerre froide… Mais les agents restent imperturbables  : ils ne maîtrisent rien et ne comprennent rien. Propos recueillis par Hélène Porret Agent Merlaux, au rapport ! Pour cette saison 2, Hugo Becker (Chefs, Baron noir) rendosse le costume d’André Merlaux, le seul agent compétent des services secrets français. « La saison 1 installait un univers, avec ses personnages, ses codes, son humour, et André débarquait en novice dans ce monde qu’il découvrait progressivement. Au début de la saison 2, il a perdu son innocence. Ce n’est plus un candide, mais un adulte qui s’est émancipé. Il n’a plus le même look, il parle différemment, a acquis de l’assurance et de la prestance. Dans la première saison, je m’étais inspiré pour mon jeu de certains films français du début des années 1960, comme Léon Morin, prêtre avec Belmondo. Là, je suis plutôt allé chercher du côté de Visconti ou du Sicilien de Cimino. André reste cependant un être pur, un idéaliste curieux, qui, contrairement à ses collègues, a envie de comprendre le monde qui l’entoure. Il est devenu un homme d’action, qui évolue en phase avec son temps et fait progresser l’intrigue en prenant des initiatives. Tout cela n’exclut pas qu’il soit aussi au centre de scènes comiques, comme la séquence du dîner chez le colonel ou celle du ‘détecteur de vérité’avec le KGB. Me glisser dans son nouveau costume m’a beaucoup amusé ! » Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène artp ÉDITIONS Les saisons 1 et 2 sont disponibles en DVD, Blu-ray et VOD chez ARTE Éditions. 7ARTE MAG N°27. LE PROGRAMME DU 30 JUIN AU 6 JUILLET 2018



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