Arte Magazine n°27 30 jun 2018
Arte Magazine n°27 30 jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de 30 jun 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : au service de la France.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 2 juillet ARTE MAG N°27. LE PROGRAMME DU 30 JUIN AU 6 JUILLET 2018 20.55 Cinéma Le cavaleur Un séducteur vieillissant collectionne les aventures, aveugle au mal qu’il fait autour de lui. Une comédie douce-amère sur l’égoïsme masculin, sublimée par ses actrices et le talent du dialoguiste Michel Audiard. 1978 TF1-FRANCE 3 CINÉMA Édouard Choiseul est partout chez lui. Charmeur aussi égocentrique que fantasque, ce pianiste renommé collectionne les femmes, dont il dispose à sa guise, et musarde de concerts en soirées parisiennes, promettant monts et merveilles à celles qu’il abandonne invariablement. Deux fois marié, trois fois père, il entretient de bons rapports avec son ex-femme qui a eu l’intelligence de l’oublier, et néglige celle qui vit à ses côtés, lui laissant les enfants à charge et affabulant à souhait pour couvrir ses escapades. Mais le charmant numéro d’Édouard a vieilli, comme lui, et il ne trompe plus grand monde. ÉPAISSEUR LUCIDE Sous la douceur fantasque des comédies des années 1970, de Broca et Audiard jettent une lumière cruelle sur les conséquences de l’égoïsme masculin. Lorsque la farce devient amère, abandonné par toutes les femmes qu’il a dupées, Édouard Choiseul 16 (Jean Rochefort), après avoir joyeusement cabotiné en charmant dragueur, sombre dans un pathétique glaçant. Quant aux dialogues de Michel Audiard, ils donnent au film toute son épaisseur lucide, comme lorsqu’Annie Girardot déclare à son ancien mari  : « Tu es comme un coup de vent qui passe sur l’eau  : tu laisses des rides. » Film de Philippe de Broca (France, 1979, 1h37mn) Scénario  : Philippe de Broca et Michel Audiard Avec  : Jean Rochefort (Édouard Choiseul), Nicole Garcia (Marie-France), Annie Girardot (Lucienne), Danielle Darrieux (Suzanne Taylor), Catherine Alric (Muriel), Catherine Leprince (Valentine), Jean Desailly (Charles-Edmond) Production  : Les Films Ariane, Mondex Films, FR3 COLUMBIA FILMS 22.30 Cinéma Soirée Anna Karina Bande à part Deux voyous persuadent une jeune fille de dévaliser ses proches... Un Godard en forme de série Z, au rythme enlevé et au madison devenu culte. Franz et Arthur voient en Odile, jolie « môme » croisée en cours d’anglais, l’opportunité d’un juteux cambriolage. Troublée par le romantisme de l’un, émoustillée par la désinvolture de l’autre, la jeune fille leur a confié qu’elle vit chez sa tutrice, dans un pavillon de banlieue abritant un magot. Les deux apprentis voyous veulent la persuader de devenir leur complice, tout en cherchant l’un comme l’autre à la séduire. À VIVE ALLURE Après les fastes du Mépris, superproduction en Technicolor avec BB, Godard veut revenir à la spontanéité des débuts. Il déniche un polar, Pigeon vole, auquel il greffe des bribes de littérature, d’actualité, des tranches de vie urbaines et des parenthèses potaches ou poétiques. Stylisés par le noir et blanc subtil de Raoul Coutard, et le jazz vif amer de Michel Legrand, ces jeunes chiens fous – Anna Karina, Sami Frey et Claude Brasseur, au top du charme juvénile – font obstinément bande à part, dans une société adulte pas très nette. Boudé à sa sortie, ce film tourné à vive allure, dont la forme modeste et enlevée épouse parfaitement la trame de série Z, est devenu culte. Il comporte deux séquences gravées au panthéon des cinéphiles  : la visite éclair du Louvre et le madison exécuté dans un café par les trois lurons, une offrande de Godard à sa muse Anna Karina, excellente danseuse. Lire page 9 Film de Jean-Luc Godard (France, 1964, 1h31mn, noir et blanc) - Scénario  : Jean-Luc Godard, d’après Pigeon vole de Dolores et Bert Hitchens - Avec  : Anna Karina (Odile), Sami Frey (Franz), Claude Brasseur (Arthur), Danièle Girard (la professeure d’anglais), Louisa Colpeyn (Mme Victoria), Chantal Darget (la tante d’Arthur), Ernest Menzer (l’oncle d’Arthur) - Production  : Columbia Films, Anouchka Films, Orsay Films
0.05 Soirée Anna Karina Anna Karina Souviens-toi Égérie de la Nouvelle Vague devenue icône de mode et de cinéma, l’actrice raconte son parcours jalonné de films, de musique et de rencontres. Un portrait amoureux d’Anna Karina. 1965 STUDIOCANAL - SOCIÉTÉ NOUVELLE DE CINÉMATOGRAPHIE « J’étais assez fugueuse quand j’étais gosse. » Sans père, mal aimée par sa mère, la petite Danoise, qui s’appelle encore Hanne Karin Bayer, se console en rêvant de comédie musicale. Elle prend le large dès qu’elle peut. À 17 ans, elle débarque à Paris, débute dans la mode et tape dans l’œil de Coco Chanel, qui la rebaptise Anna Karina. Malgré son désir d’être actrice, la jeune fille refuse de jouer nue dans À bout de souffle. Mais Godard revient à la charge et lui propose le premier rôle féminin du Petit soldat, vêtu cette fois. S’ensuit une dévorante passion amoureuse, qui se réfractera dans les films tournés par ce couple mythique de la Nouvelle Vague. Gracieuse, sexy, d’une emballante modernité, Anna Karina incarne aussi le renouveau du cinéma des années 1960 sous la direction de Rivette, Varda, Rohmer... Après la séparation avec Godard, sa carrière s’internationalise. Elle tourne pour Cukor, Visconti ou Fassbinder. Serge Gainsbourg lui écrit même une comédie pop  : Anna, où elle chante le tube « Sous le soleil exactement » et dont les extraits ponctuent le film. ALLURE FOLLE Icône de la mode, de la chanson et du septième art, Anna Karina a imposé son allure folle, son charme de femme-enfant et sa soif de vivre teintée de mélancolie. Dans une salle de cinéma, elle regarde défiler des extraits de ses films, et revient avec émotion sur les grandes étapes de sa vie. Amoureusement réalisé par Dennis Berry, compagnon de l’actrice depuis plus de vingt ans, ce portrait révèle des facettes moins connues de son talent  : ses rôles au théâtre (La religieuse, Après la répétition), le film, ressorti récemment, qu’elle a réalisé (Vivre ensemble), ses romans, et sa carrière de chanteuse, qui prit un nouveau tour dans les années 2000 avec la complicité de Philippe Katerine. Lire page 9 Documentaire de Dennis Berry (France, 2017, 54mn) Coproduction  : ARTE France, Les Films du Sillage, INA 1.00 La lucarne Match retour En voix off, le cinéaste roumain Corneliu Porumboiu commente avec son père, qui en a été l’arbitre, un match de foot mémorable, joué en 1988 à Bucarest. Une astucieuse leçon d’histoire. Les flocons tombent sans relâche sur le stade de Bucarest ce 3 décembre 1988. Sur la pelouse immaculée, prêtes à braver le froid, les deux plus prestigieuses équipes de l’ère Ceausescu, le Steaua et le Dinamo, vont s’affronter dans un derby sous haute tension. La première – la préférée du dictateur roumain – est celle de l’armée. La seconde est celle de la police et de la police secrète, la fameuse Securitate. Toutes deux comptent dans leurs rangs des joueurs redoutés, dont beaucoup ont évolué dans les championnats européens, et toutes deux veulent l’emporter. Sur les images de ce match mémorable retransmis par la télé roumaine, le cinéaste Corneliu Porumboiu (12h08 à l’est de Bucarest, Le trésor) interroge Adrian Porumboiu, qui l’a arbitré. En voix off, et sans apparaître à l’écran, le fils et le père commentent en simultané les actions, égrènent le palmarès des équipes et des joueurs, précisent les conditions de la retransmission, mais aussi – et surtout – rappellent les enjeux de la rencontre et le contexte politique de la Roumanie d’alors, un an tout juste avant que la révolution ne balaie le féroce régime communiste du « génie des Carpates ». Avec un dispositif minimaliste, Corneliu Porumboiu revisite astucieusement une page de l’histoire de son pays et livre un témoignage étonnant sur ce qui fut l’une des plus rudes dictatures d’Europe. Documentaire de Corneliu Porumboiu (Roumanie, 2014, 1h37mn) - Production  : 42 Km Film Football infini, le nouveau documentaire que Corneliu Porumboiu consacre au ballon rond, sort en salles le 6 juin. 42 KM FILM lundi 2 juillet ARTE MAG N°27. LE PROGRAMME DU 30 JUIN AU 6 JUILLET 2018 17



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