Arte Magazine n°27 27 jun 2020
Arte Magazine n°27 27 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de 27 jun 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : retrouvez la série noire culte the Killing de Soren Sveistrup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°27. LE PROGRAMME DU 27 JUIN AU 3 JUILLET 2020 6 The Killing «Un art décapant du thriller» Jeudi 2 juillet à 20.55 Série The Killing (1-4) Saison 1 Lire page 22 25/6 30/3/2021 Retrouvez l’intégralité de la série en ligne sur arte.tv dès le 25 juin. Nanna, 19 ans, a été violée et assassinée. Elle est retrouvée pieds et poings liés dans le coffre d’une voiture, immergée dans un canal. Les enquêteurs, Sarah Lund, policière chevronnée, et Jan Meyer, jeune loup aux méthodes brusques, découvrent que le véhicule appartient à l’équipe de campagne de Troels Hartmann, candidat à la mairie de Copenhague. Commence alors une longue traque brouillée par les fausses pistes, la pression politique et la soif de vengeance d’une famille endeuillée. Dès son lancement en 2007, The Killing (Forbrydelsen en version originale) réalise un énorme carton d’audience au Danemark, puis dans toute l’Europe. En France, flairée par ARTE, qui impulse la vague des séries scandinaves, l’adhésion du public ne se dément pas. La série fait basculer le succès du Nordic noir, comme le nomment les Anglo-Saxons, de la littérature jusqu’au petit écran. Henrik Jansson-Schweizer, créateur de L’héritage empoisonné, autre polar scandinave diffusé par la chaîne, explique l’éclatant succès du genre en ces termes  : «Une réalisation audacieuse et une manière très prenante de raconter les histoires, nourrie de réalisme social, du désir de gratter sous la surface des choses et, aussi, d’un art assez décapant du thriller, bien sombre de préférence.» LE TRIOMPHE DU RÉALISME FROID Il ne manquait plus, pour que le plébiscite soit mondial, qu’à conquérir les États-Unis  : c’est chose faite avec l’adaptation de The Killing pour la chaîne AMC. Le rendu, très fidèle, n’oublie pas de consacrer les inoubliables pulls de Noël de l’inspectrice Lund, désormais aussi cultes que les trench-coats usés des détectives américains. Le polar scandinave aurait-il détrôné son aîné ? Dans un article du New York Times, en 2011, la journaliste Alessandra Stanley livrait son analyse  : «The Killing est l’opposé des séries policières les plus populaires de la télévision américaine [où] chaque équipe possède son personnage décalé, dont les plaisanteries Cet été, ARTE rediffuse et propose en ligne les trois saisons des enquêtes addictives de Sarah Lund. Décryptage d’un thriller danois multirécompensé qui a propulsé les séries noires nordiques en reines du genre. assurent au téléspectateur qu’il ne fera pas de cauchemar une fois l’épisode terminé.» C’est bien par sa noirceur et son réalisme froid que The Killing tient le public en haleine. La série s’avère aussi l’une des premières du genre à réserver le rôle principal à une femme, que Soren Sveistrup, son showrunner acclamé, décrit comme «en contact avec le côté sombre de la nature humaine». «Elle a un talent particulier pour s’abstraire de ce qui l’entoure et se consacrer uniquement à l’enquête. Mais ce don peut lui être fatal. Car qui est capable de regarder au fond de l’abîme risque d’en recevoir l’écho.» Brillamment interprétée par Sofie Grabol, l’enquêtrice Sarah Lund, solitaire, énigmatique, possède un «ADN anarchiste», comme nous l’expliquait l’actrice dans un entretien de 2014  : «En un sens, elle ressemble aux criminels, eux aussi incapables de s’accommoder de la société et de ses règles.» Tortueuses, sombres et complexes, les trois saisons de The Killing vont régaler les amateurs de frissons tout au long de l’été. ZDF/TINE HARDEN
CARSTEN OBLÄNDER Les civilisations maya, inca et aztèque possédaient de nombreux traits en commun, pour le meilleur et pour le pire. Le point sur trois d’entre eux, au sein d’une instructive série documentaire. Samedi 27 juin à 20.50 Série documentaire Enfants du Soleil (1-3) Lire page 11 26/6 26/7 La fin d’un monde La science agronomique Essentiel pour les trois civilisations, le maïs est à l’origine de la création de l’homme par les dieux dans la mythologie maya. C’est en effet ce peuple qui, le premier, en a élaboré une variété cultivable, puis développé sa culture vivrière. En témoignent, dès 800 avant Jésus-Christ, les jardins de l’immense cité maya d’El Mirador, où le maïs pousse en commun avec courges et haricots, selon un système tournant de jachère. À partir du XIII e siècle, les Incas cultivent intensivement la pomme de terre sur les flancs escarpés des montagnes andines, dans des champs en terrasses où sont créées des variétés nouvelles grâce à la sélection des plants. Il en va de même des Aztèques qui, à la même époque, construisent autour de leur capitale, la future Mexico, des îlots artificiels cultivables. Nous leur devons de pouvoir consommer aujourd’hui de nombreux légumes du quotidien. L’administration savante Que ce soient les fameux calendriers et la science mathématique poussée des Maya ou le comptage et la transmission des savoirs des Incas, en passant par l’école obligatoire pour garçons et filles et un système judiciaire égalitaire chez les Aztèques, les connaissances des civilisations précolombiennes surprennent. Leur capacité d’adaptation à l’environnement aussi  : l’agriculture maya se fonde sur d’ingénieux systèmes d’irrigation utilisant l’eau de pluie, alors qu’il n’existe sur ces territoires d’Amérique centrale ni source ni rivière. Les Incas règnent sur un empire qui s’étend sur 5 000 kilomètres, le long de la cordillère des Andes, relié à leur capitale, Cuzco, par un incroyable réseau de routes et de ponts suspendus. Enfin, les milliers d’habitants de Tenochtitlán, principale cité aztèque, entourée de marais, bénéficient de mesures d’assainissement, d’épuration de l’eau et de recyclage des déchets. Le déclin annoncé S’il est avéré que la venue des conquistadors espagnols a précipité brutalement leur chute, ces trois civilisations contenaient à leur apogée les germes mêmes de leur destruction. Les grandes cités maya s’effondrent dès le X e siècle après J.-C. sur fond de guerres sanglantes entre royaumes et de famines liées à des périodes de sécheresse, aggravées par l’épuisement des sols et la déforestation massive... Abusés par leurs croyances religieuses, les Incas ne peuvent concevoir que les troupes des conquistadors puissent arrêter le fils du Soleil, leur empereur. De même, les Aztèques perçoivent d’abord Cortés comme étant le dieu Quetzalcóatl. Après les combats gagnés par des Espagnols pourtant largement inférieurs en nombre, les virus et maladies bactériennes importés par les Européens anéantissent les populations issues de ces trois cultures. Marie Gérard 7ARTE MAG N°27. LE PROGRAMME DU 27 JUIN AU 3 JUILLET 2020



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