Arte Magazine n°27 1er jui 2000
Arte Magazine n°27 1er jui 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de 1er jui 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : Saint-Exupéry la dernière mission.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
jeudi 6 juillet Impressions d’Égypte 23.50 Film Le retour d’un citoyen Film de MohamedKhan (Égypte, 1986-1h36mn) - VOSTF Scénario : AasemTawfik Avec : Yehia Fakharany (Chaker), Cherif Munir (Mahdy), Magda Zaki (Nagwa), AhmedAbdelazis (Ibrahim), Mervet Amin (Fawzia) Montage : Nadia Chukri Photographie : Ali Ghazoly Musique : Kamal Bakir Film emblématique des années 80, l e Retour d’un citoyen raconte le désarroi d’un expatrié égyptien dans le Golfe, revenu au pays natal avec l’intention d’aider sa famille. Mais, au lieu de la ressouder, son argent en précipite la désintégration… Après huit ans d’absence, Chaker revient au C ai re, sa ville natale. Il rejoint la maison familiale où il ret rouve ses deux frères, Mahdi et Ibrahim, et ses deux sœurs, Fawzia et Nagwa. Le retour du frère aîné est une fête, d’autant plus que son séjour dans le Golfe lui a permis d’économiser une gro s s e somme d’argent. Mais bientôt Chaker s’inquiète : Ibrahim passe son temps à jouer aux échecs au lieu de continuer ses études ; Nagwa veut se marier... Quand il veut réint é g rer son emploi dans l’entreprise de cosmétiques où il travaillait, il s’aperçoit que celle-ci est devenue une boîte de nuit… Sur le vif Chef de file de la génération des années qu a t re-vingt, MohamedKhan développe à travers ses films une vision cohérente et critique des changements intervenus dans la société égyptienne, au point de bouleverser ses stru c t u res traditionnelles. Soucieux d’utiliser un langage qui soit accessible à tous les publics, c’est sur l’impact de l’image qu’il mise en priorité pour exprimer ses opinions et ses émotions. Une image qu’il ne cherc h e pas à composer, à peaufiner, mais à saisir sur le vif, de préférence dans les rues du C ai re, son lieu de tournage privilégié. À propos des garçon La rus Pour Yousry Nasrallah, l’habileté avec laquelle le peuple égyptien sait jouer des apparences pour préserver sa liberté protège l’Égypte des sirènes intégristes. Comment les rapports entre garçons et filles ont-ils évolué entre la génération de Bassam, qui a un peu plus de 20 ans, et les générations précédentes ? L’Égypte a toujours été un pays très religieux. Ce qui a changé, c’est la disparition de « papa Nasser » et de « papa Sadate », d’un État qui s’occupe de tout : éducation, alimentation, santé… Pour subvenir aux besoins de sa famille, l’homme doit travailler à l’étranger. Le retour à la religion est le symptôme d’une crise de la masculinité, une crise de l’absence de l’homme. Une femme qui reste seule échappe à la surveillance de son mari et est forcément convoitée. La société se défend contre cela par un excès de religion. Finalement, porter le voile est une convention sociale très pratique : c’est un signe extérieur de vertu qui, comme un jean’s, gomme les différences sociales. Personnellement, je me fiche éperdument du voile ! J’ai voulu faire un film sur les comportements amoureux. S’il est question du voile, c’est que les filles refusent de parler directement de leurs rapports avec les garçons. Mais lorsqu’on les interroge sur le voile, leur discours est centré sur leurs relations avec le sexe opposé !
es filles et du voile de l’Égyptien Y a-t-il une voie pour un islam qui, comme Bassam en exprime le souhait dans le film, rime avec bonheur et non avec privation ? En Égypte, contrairement aux autres pays musulmans, islam ne rime pas avec austérité. C’est d’ailleurs pourquoi je ne pense pas que l’intégrisme puisse s’ancrer durablement. Le vrai problème, ce n’est pas l’intégrisme, c’est la dictature. L’islamisme et le nasserisme, au fond, c’est la même chose : même langage, même mentalité. Dans votre documentaire, garçons et filles se livrent assez librement. Mais cette apparente liberté semble cacher un grand conformisme. Il n’y a pas de conformisme. Mais il y a cette ruse et cette autodérision qui ont permis au peuple égyptien de survivre à cinq mille ans de dictature. Aujourd’hui, la ruse conduit à faire semblant d’adhérer à la mentalité religieuse offensive. Mais personne n’est dupe ! Parmi les filles qui portent le voile, l’une dit que ça n’a aucun sens, une autre qu’une femme qui ne se fait pas draguer attrape des complexes. Quant aux garçons, s’ils n’admettent pas de voir leur sœur avec un autre garçon, eux-mêmes avouent sortir avec des filles ! Ce qui est sûr, c’est que les histoires d’amour dont ils parlent sont toutes malheureuses. Parce que les rapports amoureux ne sont jamais adultes, excepté dans le mariage. Mais se marier, c’est une galère ! Ce n’est pas toi qui te maries : c’est toute la société ! ■ Yousry Nasrallah Yousry Nasrallah, 43 ans, a étudié les mathématiques à l’université du Caire. En 1978, il s’installe à Beyrouth où il est critique de cinéma au quotidien As-Safir. De retour en Égypte, en 1982, il collabore au scénario d’Adieu Bonaparte (1985), de Youssef Chahine, film sur lequel il est également assistant. En 1988, il réalise son premier long métrage, Vols d’été, qui a ouvert la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 1988. Sur Alexandrie encore et toujours (1993), Chahine étant à la fois réalisateur et acteur, Yousry Nasrallah est réalisateur exécutif. Puis il réalise Mercedes (1993), avant d’être conseiller à la production pour l’Émigré (1995), de Youssef Chahine. Fax Grand Prix des médias 2000 « Événement télé de l’année » pour le documentaire Désirs de femmes Le Prix « Événement télé de l’année » du Grand Prix des médias 2000, organisé par CB News, a été décerné lundi 22 mai à Désirs de femmes de Fabrice Gardel. Ce documentaire produit par Do en Stock a été diffusé le 13 avri 2000 sur ARTE dans le cadre de l’émission « De quoi j’me mêle sur le thème « Les hommes et les femmes sont-ils encore faits pour vivre ensemble ? », produite et animée par Daniel Leconte (Doc en Stock). L’émission a enregistré un recoabsolu d’audience sur les soiré thématiques du jeudi depuis la création d’ARTE, avec un PD de 11%, (soit près de 2 millions de téléspectateurs) et un pic d’audience à 23%, aux alentour de 23h. Ce score est le 2 e meilleur résultat des soirées Thema depuis la création d’ARTE, après celle consacrée à Karen Blixen (12%) qui comportait le f Out of Africa. Pour Daniel Leconte, producteu et animateur de l’émission, P-DG de Doc en Stock : « Après cinq ans d’existence, c’est la reconnaissance par la profession du ton et de la couleu que nous voulons donner à nos productions : aborder de façon exigeante des thèmes grand public, sans voyeurisme ni fauss pudeur. » Contact presse ARTE : Françoise Landesque, assistée d’Isabelle Courty 01 55 00 70 42/73 25 Doc en Stock : Hélène Hadas- Lebel 01 44 54 25 87



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :