Arte Magazine n°27 1er jui 2000
Arte Magazine n°27 1er jui 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de 1er jui 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : Saint-Exupéry la dernière mission.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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m erc redi 5 juillet Avant chaque récital, George Antheil dépose ostensiblement un revolver sur son piano, à l’adresse de ceux qui oseraient envisager de quitter la salle avant la fin du concert… Flash Bach Durant toute l’année 2000, ARTE propose Flash Bach : de brèves rencontres surprises avec les plus belles œuvres de Bach, interprétées par les grands musiciens du siècle, détournées par les jazzmen et les humoristes, revues par de jeunes cinéastes. Ce soir à 2 1. 4 0 : Welcome to the Holy City Court métrage de Nicole Volpert (Allemagne, 2000-5mn) ZDF 21.45 Bad Boy of Music La vie de George Antheil Documentaire de Michael Meert (Allemagne, 2000-58mn) ARD/WDR G e orge Antheil, compositeur et pianiste américain (1900-1959), fut l’« enfant terrible » de la musique de son époque. Dans les années vingt, il effarouche les bourgeois de Paris et de Berlin en affichant sa virt u o s i t é dans les morceaux difficiles, tonitruants et a g ressifs de jeunes compositeurs. Av a n t chaque récital, il dépose ostensiblement un revolver sur son piano, à l’adresse de ceux qui oseraient envisager de quitter la salle avant la fin du concert… Il compose des opéras, de la musique de chambre, des œ u v res pour orc h e s t re, de la musique de ballet, de scène et de film (tel le B a l l et mécanique pour Fernand Léger, diffusé ce soir sur ARTE). Il est aussi l’auteur d’un roman policier et l’inventeur d’un pas de tir pour torpilles ! Sa musique doit beaucoup à Stravinski et au jazz. À Paris, il est l’un des f l e u rons de l’avant-garde. Son autobiographie Bad Boy of Music, écrite en 1945, n’a rien perdu de sa saveur sarcastique et de son mordant. Le documentaire de Michael Meert fait re n a î t re cette figure flamboyante grâce à des extraits de films qui évoquent l’atmos p h è re bien part i c u l i è re des années folles. George Antheil, le « bad boy » de l’avant-garde musicale des années folles. Hommage à G e orge Antheil, compositeur et pianiste américain des « années folles », art i s t e aussi flamboyant qu’inventif. Un p ortrait inédit, suivi de son fameux ballet pour piano mécanique. 22.45 Ballet mécanique De George Antheil Concert de l’Ensemble Modern Réalisation : Hans Hadulla (Allemagne, 2000-27mn) ARD/WDR Conçue à l’origine pour accompagner un film abstrait de Fernand Léger, Ballet méca - nique est sans doute l’œuvre la plus connue de George Antheil. Ce « ballet », écrit pour deux pianos mécaniques, six pianos à queue et onze batteurs, représente bien ce qu’Antheil appelait l’« engineering musical ». Le réalisateur Hans Hadulla a su capter toute la tension rythmique de l’œuvre, interprétée ici par l’Ensemble Modern sous la direction de Peter Rundel à la Philharmonie de Cologne en mai 1999.
23.15 Cinéma, de notre temps HHH Portrait de Hou Hsiao-Hsien Documentaire d’Olivier Assayas (France,1998-1h32mn) Coproduction : La Sept ARTE, Amip, INA LASEPTARTE (Rediffusion du 4 novembre 1998) Un portrait du chef de file de la nouvelle vague du cinéma taiwanais, auteur consacré de la Cité des douleurs et du Maître de m a r i on n et t es. En compagnie du cinéaste Olivier Assayas, Hou Hsiao-Hsien retrouve ses quartiers d’enfance et nous parle de ses films avec une chaleur et une générosité communicatives. Hou Hsiao-Hsien se considère-t-il comme un réalisateur taiwanais ou chinois ? Autour de cette question de l’identité et de la « terre natale », le cinéaste revient sur les lieux de son enfance, retrouve ses anciens camarades, raconte ses débuts au cinéma. Son œuvre, ses racines comme son évolution sont indissociablement liées à l’histoire récente de Taiwan. Dans le contexte de libéralisation du régime consécutive à la disparition de Chang Kai-Shek, en 1975, c’est à la génération arr i- vée à Taiwan en bas âge ou bien née sur l’île qu’il est revenu de poser la question d’une identité spécifique taiwanaise : son travail et l’é mergence d’une « nouvelle vague » du cinéma taiwanais sont à replacer dans le cadre plus large d’un mouvement intellectuel qui a réuni romanciers, journalistes ou cinéastes à partir de la fin des années 70. Il fallait en effet la suppression de la censure pour pouvoir parler librement d’un territoire et de ses habitants, dont l’histoire avait d i v ergé de celle du continent depuis le milieu du siècle. ARTE diffuse Goodbye South, Goodbye de Hou Hsiao-Hsien, vendredi 7 juillet à 23.15. 00.50 Anatomie d’un rouleau de printemps Profil La lucarne « Hou Hsiao-Hsien est un autodidacte venu progressivement au cinéma le plus moderne et le plus ambitieux par les voies de la spontanéité. » (Olivier Assayas) Documentaire de Paul Kwan et Arnold Iger (États-Unis, 1994-56mn) ZDF (Rediffusion du 4 novembre 1998) Un regard attendri sur le Vietnam, la tradition et le souvenir, réalisé à partir d’un subtil collage d’archives, de photos de famille et d’images d’animation. En 1973 – Paul a alors dix-huit ans –, son p è re soudoie un fonctionnaire de Saigon pour que le plus jeune de ses vingt-quatre enfants puisse quitter le pays. Paul se crée un nouveau chez-lui à San Francisco, mais reste fidèle à la cuisine vietnamienne traditionnelle qui fait le lien avec son pays natal. Ses souvenirs de Saigon ne sont pas liés à la guerre ou à la misère, ils sont au sens pro pre « nourris » du parfum, de la couleur, des formes, des saveurs et de la texture de la cuisine vietnamienne de son enfance, que sa mère lui a apprise. À chaque plat c orrespond une histoire, et chaque histoire se rapporte à sa famille, aux traditions et à la culture du pays qu’il a dû quitter. Lorsqu’il y retourne vingt ans plus tard, tout a tellement changé qu’il ne reconnaît plus rien. Une seule chose est restée sembl a b l e : l’omniprésence des vendeurs de produits alimentaires, le fumet des rouleaux de printemps et des potages... Pas de doute, il est bien chez lui. Paul Kwan apprend des recettes vietnamiennes traditionnelles auprès de sa mère. « Peu importe de quel pays on vient et quelle langue on parle, car ‘manger’est une langue que chacun comprend. ‘Manger’est notre première langue. » (Paul Kwan)



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