Arte Magazine n°26 24 jun 2000
Arte Magazine n°26 24 jun 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de 24 jun 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : « Y en a marre », une nouvelle série animée

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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samedi 24 juin Pourquoi les hommes de Cro-Magnon ont-ils choisi la Dordogne ? « Maintenant que je connais bien les lieux, je dirais que cette vallée a une âme... » avance Randall White, préhistorien canadien. ●●● L’artiste Cro-Magnon En suivant les spécialistes dans leurs pérégrinations souterraines et leur marche en s urface, Thierry Raimbault dévoile les trésors d’un monde qui ne cesse d’étonner. Depuis 1868, date à laquelle des squelettes et des paru res mort u ai res fure n t découverts, le site de la Vézère s’est révélé ê t re une zone part i c u l i è rement riche en ornements et en mystères. « Quand je suis descendu du train, je me suis retrouvé face aux falaises où l’on trouva l’homme de Cro- Magnon. Pour moi, ce fut une très grande émotion, mais j’ai tout de suite ressenti autre chose. Ce n’était pas seulement le fait de me ret rouver dans cette vallée mythique pour les préhistoriens. J’ai eu un sentiment agréable, un sentiment d’humanité. Maintenant que je connais bien les lieux, je dirais que cette vallée a une âme... », explique Randall White. Et la fascination est d’autant plus grande lorsqu’on descend dans les profondeurs de cette vallée : là, la splendeur des gravures, des sculptures et des paru res témoignent d’un réel sens esthétique de ces hommes auxquels on attribue l’apparition de l’art pariétal. « C e n’était pas des hommes des cavern es. Quand ils allaient dans les grottes, c’était uniquement pour réaliser des gravures et pratiquer des cérémonies », explique Jean Clottes. Ces lieux artistiques étaient soigneusement choisis : il s’agissait non seulement de dessiner sur des parois aux forme s et aux couleurs part i c u l i è res mais d’« exposer » également dans une grotte où la qualité du son était extraord i n ai re, digne de celle d’une cathédrale. Jean Clottes s’accorde à d i re que cela ne peut être le fruit du hasard. Nos ancêtres étaient-ils également des amateurs de musique ? Des traces d’impact d é c ou v ertes sur certains stalagmites semblent en tout cas le démontre r … 21.40 Metropolis Magazine culturel européen coordonné par Pierre-André Boutang et Peter Wien (2000-1h) Rédaction : Dominique Rabourdin LASEPTARTE ● Boris Pahor Réalisation : Dominique Rabourdin et Pierre-André Boutang Né à Trieste en 1913, Boris Pahor se fait le défenseur d’une identité slovène malmenée par l’Histoire. Il publie un recueil de quatorze nouvelles, Arrêt sur le Ponte Ve c c h i o (éditions des Syrtes), reflétant sa traversée du XX e siècle au sein de la violence et de l’injustice. ● Le 5 e Soleil de Mexico Réalisation : Philippe Nahoun Le Petit Palais accueille jusqu’au 25 juillet une grande exposition, « Soleils mexicains au pluriel ». D’après le calendrier divinatoire des Aztèques, nous sommes en effet dans l’ère du 5 e soleil, qui doit se terminer le 24 décembre 2011. Chaque soleil disparaît dans une catastrophe, c’est le cycle de la vie, du sacrifice et du plaisir, le cycle étern e l de l’art. M et ro p o l i s propose un voyage initiatique sur les lieux mêmes des mystère s … ● Tadashi Kawamata Réalisation : Gilles Coudert Tadashi Kawamata est né en 1953 sur l’île d’Hokkaido au Japon. Depuis bientôt 20 ans, il sillonne le monde pour ériger des s t ru c t u res temporaires en bois et interpeller le spectateur sur l’identité du site choisi. Dans cet esprit, il a accepté de réaliser à l’occasion du Festival des arts vivants l e s Passavents d’Évre u x, une œuvre monumentale (450 m) intitulée Sur la voie, une p a s s e relle urbaine de bois et de métal. Cette installation éphémère sera en place jusqu’au 16 juillet 2000. ● À vos musées : Les Abattoirs Réalisation : Antoine Gallien Suite de la série consacrée aux musées de province. En compagnie de Marie D arrieussecq, écrivain, et d’Henri Cueco, peintre, visite de l’Espace d’art moderne et contemporain Les Abattoirs, qui vient d’ouvrir ses portes à Toulouse.
22.40 Drame au stade Le 15 avril 1989, le stade de Hillsborough à Sheffield accueille le match Liverpool - Nottingham Forest. La foule est énorme. Dépassé par les événements, le responsable de la sécurité fait ouvrir une porte qui donne sur une tribune déjà pleine. 95 personnes meurent écrasées… (Inquest : Hillsborough) Téléfilm de Charles McDougall (Grande-Bretagne, 1996-1h40mn) - VF Scénario : Jimmy McGovern Avec : Annabelle Apsion (Jenni Hicks), Christopher Ecclessston (Trevor Hicks), Sarah Graham (Sarah Hicks), Anna Martland (Vicky Hicks), Ricky Tomlinson (John Glover), Rachel Davies (Teresa Glover), Scott Williams (Joe Glover), Stephens Walters (Ian Glover), Mark Womack (Eddie Spearritt), Tracey Wilkinson (Jan Spearritt), Kevin Knapman (Adam Spearritt), Maurice Roeves (Superintendant Duckenfield), Ian McDairmid (le juge) Photographie : Barry Ackroyd Musique : Rob Lane Production : Granada Television LASEPTARTE (Rediffusion du 29 mai 1998) Meilleur téléfilm aux Bafta Aw ards, 1997 Grand Prix du Festival de Banff, 1997 Meilleur téléfilm au Munich Filmfest, 1997 Samedi 15 avril 1989, Sheffield est en ébullition. Les équipes de Liverpool et Nottingham Forest s’affrontent en demi-finale de la coupe sur le stade de Hillsborough. Des milliers de supporters sont attendus. Adam Spearritt (14 ans), Sarah et Vi c k y Hicks (19 et 15 ans) et Ian Glover (20 ans) font partie des chanceux qui ont réussi à obtenir un billet. Vers quatorze heure, la foule se presse aux abords du stade. Depuis sa cellule de surveillance, le superintendant David Duckenfield donne les consignes de sécurité. Mais, dépassé par l’ampleur de la foule et ayant mal évalué les risques, il ordonne d’ouvrir la porte d’un souterrain donnant accès à des tribunes de s u p p orters de Liverpool déjà totalement s urc h argées. En moins d’une demi-heure, 95 personnes meurent écrasées dans le tunnel ou contre le grillage de la tribune... Voici les responsables… Drame au stade est la reconstitution de cette terrible catastrophe et de l’enquête qui a suivi entre 1989 et 1991. Mis en scène à travers trois cas emblématiques (les familles Hicks, Glover et Spearitt), ce film repose sur des rapports de justice et des témoignages, même si quelques modifications ont été introduites dans la chron o l o- gie par souci de clarté. C’est à la demande des parents des victimes que Jimmy M c G o v ern, scénariste renommé, a commencé à travailler sur ce film. Quant au réalisateur Charles McDougall, fidèle supporter de Liverpool, il était à Sheffield le jour du drame et s’est largement servi de ses notes et de ses souvenirs personnels. Drame au stade d é m on t re que cert ai ne s pièces du dossier ont été dissimulées ou d é t ruites ; les bandes vidéo des caméras de surveillance n’ont jamais été retrouvées. Les policiers ont été priés par leur hiérarchie de s’en tenir à la thèse officielle. Les familles des victimes, pour la plupart des gens simples et peu fortunés, mal armé s pour aff ronter un combat qui les dépassaient, n’ont pas été en mesure de faire valoir leurs droits. Le procès a conclu à un re g rettable accident. Un ultime recours a été adressé par les familles au Pre m ier ministre, Tony Blair. Toute la force de la télévision anglaise au service d’un drame authentique.



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