Arte Magazine n°26 23 juin 2018
Arte Magazine n°26 23 juin 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de 23 juin 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Ava Gardner, l'incandescente.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 23 AU 29 JUIN 2018 8 Lundi 25 juin à 20.50 Soirée Ava Gardner Lire pages 15-16 Ava Gardner Le diamant brut Alors que durant toute sa carrière elle n’accorda quasiment aucune interview, Ava Gardner se confessa au crépuscule de sa vie dans Conversations secrètes, un livre d’entretiens avec le journaliste Peter Evans. Elle y dévoile une personnalité incandescente aux multiples facettes  : l’enfant va-nu-pieds de Caroline du Nord, durant la Grande Dépression, la séductrice insaisissable désarçonnant Burt Lancaster dans Les tueurs (1946) de Robert Siodmak, son premier grand rôle, et, enfin, la femme sentimentale confessant  : « Quand je suis amoureuse ou que je vis une aventure, je cesse de travailler. » Elle préférait même se Elle plaqua Sinatra pour l’Espagne et fit souvent passer ses amours avant ses obligations à la MGM. À l’occasion de la soirée qu’ARTE lui consacre, coup de projecteur sur l’âme fantasque, flamboyante et tourmentée d’Ava Gardner. voir infliger une amende par la MGM (le studio qui repéra sa beauté lorsqu’elle avait 17 ans) pour refus de tourner plutôt que de passer à côté d’un coup de cœur. Parmi ses béguins figurent son premier mari Mickey Rooney, le jazzman Artie Shaw et Frank Sinatra, qu’elle laisse derrière elle pour s’exiler en Espagne. « LA PLUS BELLE FEMME DU MONDE » Ava Gardner venait alors de crever l’écran dans Pandora (1951) d’Albert Lewin, Mogambo (1953) de John Ford – qui lui vaut une nomination aux Oscars – et La comtesse aux pieds nus (1954) de JosephL. Mankiewicz. C’est paradoxalement à l’apogée de sa carrière qu’elle choisit de quitter les lumières d’Hollywood pour s’installer à Madrid. « Je ne sais pas si c’est le climat, les hommes ou la musique, mais dès que j’ai découvert l’Espagne, j’en suis tombée follement amoureuse », explique-t-elle pour justifier son exil, à l’âge de 32 ans, dans un pays soumis à la dictature de Franco. Elle n’eut jamais un mot sur ce régime, mais accéda sans doute aux plus hautes sphères du pouvoir par l’entremise de ses nombreux amants latins. Entre les fêtes, où l’alcool devient le plus fidèle ami de cette âme tourmentée, elle tourne encore quelques films, dont La croisée des destins de George Cukor, Le soleil se lève aussi d’Henry King ou L’ange pourpre, qui marque la fin de ses années avec la MGM. Enfin libre, Ava tourne avec Nicholas Ray (Les 55 jours de Pékin) et surtout avec John Huston dans La nuit de l’iguane où elle apparaît époustouflante face à Richard Burton. Accusée de fraude fiscale en Espagne, Ava s’installe à Londres en 1967. Elle s’éteint loin des caméras, en 1990, à l’âge de 67 ans, laissant à jamais sur pellicule l’image de celle qui fut surnommée « la plus belle femme du monde ». Laure Naimski DILTZ/BRIDGEMAN IMAGES
VINCENT CAPMAN/RIVA PRESS La morale de Men & Chicken – « Décidément, on ne choisit pas sa famille » – vous semble-t-elle bien résumer le film ? Mads Mikkelsen  : En partie au moins, mais ce n’est pas le message principal. Le réalisateur, Anders Thomas Jensen, se caractérise par son sens de l’absurde, mais tous ses films contiennent aussi une grande poésie. Les cinq frères complètement zinzins du film sont d’abord des enfants cachés dans des corps d’adultes. Ce que suggère cette comédie noire, c’est que chacun, aussi bizarre soit-il, a sa place dans le monde. Le problème, c’est qu’il faut la trouver. Était-ce un film aussi drôle à tourner qu’à regarder ? C’est très physique de jouer des fous, mais comme n’importe quel autre rôle, cela implique d’abord de se mettre profondément dans la peau du personnage et de s’abstenir de tout jugement sur lui, donc d’oublier son ridicule ou son étrangeté. On peut alors aller très loin, en puisant dans sa propre folie avec le plus grand sérieux. En revanche, sur le plateau, il nous est arrivé Star tout-terrain, souvent destiné aux rôles de méchants ou de fous (voire des deux à la fois), le Danois Mads Mikkelsen enchaîne les films depuis vingt ans sans renoncer à l’exigence de son jeu, comme dans l’hallucinant Men & Chicken. Entretien. Mads Mik kelsen Doux dingue d’éclater de rire au mauvais moment en regardant les autres faire les fous. Comme nous nous connaissons bien à force de travailler ensemble dans les films d’Anders Thomas, cela se terminait en fou rire collectif. Le cinéaste a dit de vous que vous lui donniez l’inspiration pour créer des personnages absurdes… En tout cas, la première fois que j’ai eu un scénario d’Anders Thomas entre les mains, il y a bien longtemps, j’ai vécu cela comme un cadeau  : j’ai ri, ri, ri à n’en plus finir en le lisant, et j’ai eu immédiatement envie de jouer tous les rôles à la fois. Je suis vraiment heureux que nos chemins se soient croisés. Il a été le premier à découvrir que j’avais une certaine facilité à décoller de la norme pour partir complètement ailleurs. Grâce à lui, j’ai compris qu’il faut jouer de manière naturaliste les émotions de personnages totalement dingues pour faire surgir l’absurde. Avant lui, j’avais incarné des rôles beaucoup plus raisonnables, mais l’humour de Buster Keaton ou des Monty Python, par exemple, résonnait fortement chez moi. Ce type de comique peut aussi faire grincer des dents. Bien sûr, mais son but n’est pas de choquer pour choquer. Anders Thomas aime énormément ses personnages. L’humour qui n’offense personne, cela n’existe pas, même si l’empire du politiquement correct ne cesse de s’étendre. Je crois qu’il faut le combattre de toutes nos forces si l’on veut continuer à dire ce qui nous tient à cœur. Propos recueillis par Lydia Evers Prix d’interprétation à Cannes pour La chasse en 2012, Mads Mikkelsen y est revenu cette année présenter Arctic de Joe Penna. Mercredi 27 juin à 23.40 Film Men & Chicken Lire page 21 ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 23 AU 29 JUIN 2018 9



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