Arte Magazine n°26 23 juin 2018
Arte Magazine n°26 23 juin 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de 23 juin 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Ava Gardner, l'incandescente.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mardi 26 juin ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 23 AU 29 JUIN 2018 18 20.50 La montagne, nouvel Ibiza ? Comment le tourisme de masse a ravagé une partie des sommets alpins, menacés aujourd’hui par de nouveaux « concepts » marketing. Un périple édifiant. ATTILA BOA Depuis une cinquantaine d’années, les Alpes ont été livrées au tourisme de masse hivernal, avec des ravages écologiques désormais patents sur la faune, la flore et le réseau hydrologique. Après la coûteuse absurdité des canons à neige et l’invasion des remontées mécaniques dans le paysage, la nature est aujourd’hui menacée par de nouveaux « concepts » marketing, suscités par le raccourcissement drastique de la saison des sports de glisse, en raison du réchauffement climatique. On mise sur le luxe, l’après-ski, les activités sportives extrêmes en intérieur. Et les innovations branchées du Salon interalpin ont de quoi faire froid dans le dos, même s’il fait la promotion de télésièges chauffants ! USINES À NEIGE Des stations autrichiennes plus traditionnelles aux stations françaises bétonnées du plan Neige des années 1960, en passant par la Mecque suisse des surfeurs et un village italien tentant de pratiquer encore une économie d’alpage, ce documentaire propose un périple en altitude plutôt inquiétant. Des approches plus douces de découverte de la montagne commencent à s’opposer aux usines à neige, avec notamment une valorisation de ses sites en été  : randonnées, escalade, parcours botaniques et gastronomiques... Documentaire de Louis Saul (Allemagne, 2016, 1h30mn) (R. du 1 er/3/2016) Soirée présentée par Émilie Aubry 22.25 Histoire La pénicilline Une révolution de la médecine De leur découverte il y a quatre-vingt-dix ans par Alexander Fleming aux limites de leur efficacité aujourd’hui, un documentaire captivant sur l’histoire et le rôle majeur des antibiotiques. En venant chercher en 1945 le prix Nobel de médecine qui lui avait été décerné conjointement avec Howard Florey et Ernst Chain pour la découverte de la pénicilline, Alexander Fleming mettait déjà en garde  : une utilisation trop fréquente ou une prise écourtée de leur antibiotique pouvait avoir des conséquences dramatiques. Le chercheur écossais avait vu juste. Si depuis la Seconde Guerre mondiale, la prescription des différentes familles d’antibiotiques a permis de soigner de nombreuses maladies infectieuses, de la tuberculose à la diphtérie, et fait gagner plusieurs années d’espérance de vie à l’humanité, la communauté scientifique sonne aujourd’hui l’alarme  : « Les bactéries s’adaptent naturellement aux armes que nous employons contre elles », rappelle la pharmacologue Eva Maria Littinger. Par mutations permanentes, ces dernières élaborent en effet de nouveaux mécanismes pour neutraliser l’effet des traitements. « On prévoit que, vers 2050, les germes résistants aux antibiotiques feront partie des premières causes de décès, entraînant plus de vic- DMFILM."
times que les accidents de la route ou les cancers », renchérit Hinrich Schulenburg, biologiste de l’évolution. UNE ARME THÉRAPEUTIQUE MAJEURE Le réalisateur Wilfried Hauke pousse la porte du laboratoire de l’hôpital londonien Saint-Mary, devenu musée, où Alexander Fleming découvrit, par hasard, en 1928, les surprenants pouvoirs d’une moisissure qui allait révolutionner la médecine moderne. Il nous entraîne ensuite dans les laboratoires européens où des chercheurs étudient aujourd’hui les résistances aux antibiotiques. Revenant sur les motivations du découvreur de la pénicilline, marqué par les ravages de la gangrène durant la Première Guerre mondiale, son film rappelle que cet antibiotique fut, à partir de 1944, refusé aux Allemands et aux Autrichiens par les Américains qui en contrôlaient la distribution. Mêlant images d’archives, reconstitutions et interviews de scientifiques, un documentaire captivant sur une arme thérapeutique majeure du XX e siècle qui pourrait bien ne plus l’être au XXIe. Documentaire de Wilfried Hauke (Allemagne, 2017, 52mn) - Coproduction  : ARTE/ZDF, dmfilm und tv produktion 23.20 Histoire Primo Carnera Le colosse aux pieds d’argile De bête de foire à monstre du ring, le portrait passionnant de Primo Carnera, emblématique poids lourd de la boxe dont la fulgurante ascension repose sur une vaste supercherie. Avec son sourire qui rappelle celui du célèbre Requin des James Bond et ses mensurations exceptionnelles (1,97 m pour 122 kg), Primo Carnera n’a pas volé son surnom de « Goliath du Colisée ». Né en 1906 en Italie, il a 17 ans quand il émigre en France pour échapper à la misère. Engagé dans un cirque pour son physique hors norme, il est repéré par Léon Sée, un manager de boxe véreux qui l’emmène tenter sa chance aux États-Unis. Associé à la pègre américaine, ce dernier truque les matchs à l’insu de son poulain, et organise des campagnes de presse faisant passer cet Hercule de foire, doté d’une piètre technique, pour un invincible combattant. Le 29 juin 1933, face au poids lourd Jack Sharkey, l’ex-crève-la-faim décroche, sans triche cette fois, le titre de champion du monde de boxe anglaise. Adulé par les Américains, il devient en Italie le nouvel emblème de la dictature de Mussolini. « Mes félicitations. Toute l’Italie fasciste et sportive est fière qu’une chemise noire soit championne du monde de boxe », lui adresse dans une lettre le Duce. Un statut de héros qui ne durera pourtant qu’un temps. Lâché par ses gangsters-managers dès que les victoires ne sont plus au rendez-vous, le colosse est contraint de raccrocher ses gants en 1946, ruiné. Carnera se reconvertit alors dans des spectacles pittoresques de catch et enchaîne les films de seconde zone pour Cinecittà et Hollywood, qui le cantonnent au rôle d’« éternel débile ». GÉANT AU GRAND CŒUR Raconté par Marc Lavoine, cet incroyable documentaire regorge d’archives des entraînements de Primo Carnera, que l’on découvre hésitant et sans réflexe à ses débuts, mais aussi de ses spectaculaires combats, notamment face au « bombardier noir », Joe Louis. Ce portrait dévoile aussi la part intime du colosse, qui se révèle plein de naïveté et de bonté. Instrumentalisé aussi bien par ses managers que par les fascistes, le boxeur fait preuve d’une remarquable bienveillance, pardonnant, tout au long de sa carrière, à tous ceux qui l’ont humilié. Documentaire de Jean-Christophe Rosé (France, 2017, 1h21mn) - Voix off  : Marc Lavoine - Coproduction  : ARTE France, Kuiv Productions - (Déprogrammation du 3/4/2018) KUIV PRODUCTIONS - LEEMAGE mardi 26 juin ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 23 AU 29 JUIN 2018 19



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