Arte Magazine n°26 20 jun 2020
Arte Magazine n°26 20 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de 20 jun 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : la saison des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mercredi 24 juin ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 JUIN 2020 20 5.00 M LA FOLLE JOURNÉE 2019 Carnets de voyage Concert 5.45 M RENDEZ-VOUS CHEZ LE COIFFEUR AU BRÉSIL Série documentaire 6.10 R RENDEZ-VOUS CHEZ LE COIFFEUR EN INDE Série documentaire 6.40 M XENIUS L’équithérapie  : quand le cheval se fait traducteur Magazine 7.10 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 LM VIVRE LE LONG DE L’ÉQUATEUR Les temps modernes Série documentaire 8.00 EM LA SPLENDEUR DES BAHAMAS Récifs coralliens Série documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 EM POMPÉI  : LA VIE AVANT LA MORT Documentaire 11.00 M POMPÉI L’IMMORTELLE Documentaire 12.05 LEM LES DOLOMITES, SOMMETS DE LÉGENDE Documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 L R CHEMINS D’ÉCOLE, CHEMINS DE TOUS LES DANGERS La Papouasie- Nouvelle-Guinée Série documentaire 13.35 DM UN CŒUR POUR MA FILLE Téléfilm 15.05 EM ENQUÊTES ARCHÉOLOGIQUES Orcades, un pèlerinage néolithique Série documentaire Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay Vidéo à la demande 15.35 LM LE LONG DE LA MURAILLE DE CHINE Les sentiers de la mémoire chinoise Série documentaire 16.30 ER INVITATION AU VOYAGE Émission 17.10 R XENIUS Le retour du troc, du prêt et du partage Magazine 17.45 ER ENQUÊTES ARCHÉOLOGIQUES La cité perdue des Taironas Série documentaire 18.10 R MYSTÉRIEUSE ARABIE Bahreïn, Qatar et Koweït Série documentaire 18.55 L ER MAGIC CITIES Casablanca Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.52 ER TU MOURRAS MOINS BÊTE Pseudosciences Série d’animation 20.55 DE LES ROSEAUX SAUVAGES Film 22.50 E PÉRIL SUR LA VILLE Documentaire 23.45 R SELFIE, AVOIR 16 ANS À NAPLES Documentaire 1.05 L R BABAI – MON PÈRE Film 2.40 EM LE MANUSCRIT SAUVÉ DU KGB « Vie et destin » de Vassili Grossman Documentaire 3.45 LM CHEMINS D’ÉCOLE, CHEMINS DE TOUS LES DANGERS L’Éthiopie Série documentaire Multidiffusion Rediffusion Versions linguistiques disponibles Disponibilité en ligne Date de disponibilité Date de fin de replay en avant-première 20.55 Cinéma Les roseaux sauvages En 1962, dans une petite ville du Sud-Ouest, les drames de la guerre d’Algérie réfractés par un quatuor adolescent. La version cinéma du téléfilm lumineux et poignant d’André Téchiné, qui révéla Élodie Bouchez. CLAUDE RAYMOND DITIVON Villeneuve-sur-Lot, au printemps 1962. Après les accords d’Évian, l’OAS multiplie les attentats. François, 17 ans, interne au lycée de la ville, a pour meilleure amie Maïté, la fille de sa prof de français, Mme Alvarez. Il partage sa chambre à l’internat avec un garçon de sa classe, Serge, fils de cultivateurs comme lui, dont le frère aîné, appelé du contingent, revient pour se marier, le temps d’une permission. Le jour de la noce, ce dernier supplie en vain l’enseignante, dont il fut aussi l’élève et qui milite pour le Parti communiste, de l’aider à déserter. Un autre interne, Henri, un piednoir qui a perdu son père dans un attentat en Algérie, et proclame ostensiblement sa haine pour « l’abandon » gaullien et les » planqués » de France, se refuse à préparer le bac que tous doivent passer dans quelques semaines. Avec son désespoir et ses provocations comme catalyseurs, chacun des quatre jeunes gens sera douloureusement révélé à son propre désir. LUMIÈRES À l’origine, comme les huit autres téléfilms de la collection « Tous les garçons et les filles de leur âge », initiée pour ARTE par Pierre Chevalier, Le chêne et le roseau durait moins d’une heure. Mais ce qui fait le charme poignant et lumineux du long métrage s’y offrait en germe. Plutôt que de multiplier les accessoires « d’époque », André Téchiné abolit le temps pour nous plonger dans l’écho lointain, presque irréel, d’une guerre qui se déroule hors champ. Il l’accélère, aussi, pour saisir de fulgurants instants de vérité et transmettre à travers eux la splendeur et l’intensité de la jeunesse, le bonheur et la souffrance d’aimer. Ses jeunes interprètes, tous justes, se fondent dans la beauté langoureuse d’un Sud-Ouest que le cinéaste, qui capte avec la même attention les frémissements de la nature et des personnages, n’a jamais filmé si tendrement. Parmi ces roseaux ensauvagés, les premiers pas d’Élodie Bouchez, qui reçut l’un des quatre César décernés au film, frappent par leur fraîcheur et leur maîtrise. Meilleurs film, réalisateur, scénario, espoir féminin (Élodie Bouchez), César 1995 Film d’André Téchiné (France, 1994, 1h50mn) Scénario  : André Téchiné, Gilles Taurand, Olivier Massart - Avec  : Élodie Bouchez (Maïté), Gaël Morel (François), Frédéric Gorny (Henri), Stéphane Rideau (Serge), Michèle Moretti (Mme Alvarez), Jacques Nolot (M. Moretti) Coproduction  : La Sept ARTE, IMA Productions, SFP Production, Sony Music Entertainment (France) S.A.
MAXIMAL PRODUCTIONS 22.50 Société La vie en face Péril sur la ville Un été dans le quotidien animé des habitants de la butte Bellevue, dans le quartier populaire de Saint-Mauront, au cœur de Marseille. Pour accéder à la butte Bellevue, Kader file à scooter à vive allure, sans casque et en claquettes, à travers les rues serpentines du 3 e arrondissement de Marseille. C’est l’été, les jets d’eau fusent et les cris des minots résonnent dans les ruelles. Ici, dans l’un des quartiers les plus pauvres de France, on ne trouve plus de commerces. Même le local du Parti communiste a baissé le rideau. « On nous a abandonnés », peste Mme Tabet, surnommée « la shérif » par les jeunes. Malgré la misère, certains se prennent à rêver. Petit voyou repenti, Kader se voit acteur de cinéma quand Nour, qui s’est installée seule dans le quartier après avoir fui les coups de sa famille, s’imagine « à Londres, dans un loft, fumant une Vogue ». À l’Œuvre Paul-Hava, le père Vincent, un prêtre haut en couleur, prend soin de tout ce « village », où l’on parle italien, arabe ou comorien. Cet été-là, les habitants s’inquiètent de l’ouverture, votée par la mairie, d’une voie à double sens pour désengorger la butte. Ils redoutent l’enlaidissement de leur quartier et la disparition de son âme. À JUSTE DISTANCE Pour son premier film, le journaliste marseillais Philippe Pujol, prix Albert-Londres 2014, s’est immergé dans le huis clos de la populaire butte Bellevue, située dans le quartier de Saint-Mauront, au plus près de ses habitants. À juste distance et sans misérabilisme, il capte des récits de vies abîmées et le désœuvrement d’une jeunesse depuis trop longtemps oubliée. Il montre aussi l’élan collectif qui monte contre l’aseptisation programmée du quartier, l’entraide et les moments de joie, comme celle éprouvée lorsque des « grands », sous un soleil brûlant, ouvrent les vannes sur les trottoirs. Une immersion à la fois lumineuse et touchante dans un morceau de France, laboratoire menacé du vivre-ensemble. Lire page 9 Documentaire de Philippe Pujol (France, 2020, 57mn) Coproduction  : ARTE France, Maximal Productions 3/6 31/10 23.45 Société La vie en face Selfie, avoir 16 ans à Naples Dans un quartier populaire de Naples, deux amis se filment et se confient, le temps d’un été. Une immersion poignante dans une jeunesse privée d’avenir. Alessandroet Pietro, 16 ans et « meilleurs amis », ont grandi et vivent à Traiano, une banlieue populaire de Naples. Alessandro, surnommé « Alessa », travaille comme serveur dans le café en bas de chez lui, et livre le ristretto en Vespa, plateau en main. Pietro, devenu obèse après la mort de trois de ses cousins, voudrait maigrir et gagner sa vie comme coiffeur. Alors que certains de leurs copains du quartier dealent et manient des armes, eux tiennent à suivre la « bonne voie ». La mort d’un autre de leurs amis, Davide Bifolco, un garçon sans histoires, mais qui roulait sans casque, comme eux, et qu’un carabinier a abattu par erreur après une course-poursuite, les hante comme le symbole de leur quartier et de leur jeunesse méprisés. Condamné depuis le tournage du film à quatre, puis deux ans de prison en appel pour homicide involontaire, l’auteur de cette bavure ordinaire n’a pas été incarcéré, sa peine ayant été « suspendue ». CADRE PROPICE Venu à Traiano avec le désir de rendre hommage « à tous les Davide Bifolco du monde », le réalisateur Agostino Ferrente a proposé aux deux garçons de devenir les cameramen de leur propre vie, le temps d’un été. Il leur a fixé une règle  : toujours se placer eux-mêmes à l’intérieur du cadre, façon selfie. Alessandroet Pietro se confient (en dialecte napolitain), se montrent et conversent avec une confiance et une spontanéité désarmantes. Au lieu d’exclure le spectateur, le narcissisme naïf propre à l’exercice le place en prise directe avec ces garçons à peine sortis de l’enfance, auxquels la conscience de leur destin entravé insuffle un sérieux plein de mélancolie. Ce cadre dans lequel leurs yeux nous regardent, et se regardent, offre un espace inédit à la rencontre. Drôle, tendre et triste, à leur image, une histoire d’amitié profondément touchante. Meilleur documentaire, prix David di Donatello 2020 – Mention spéciale, prix Italia 2019 Documentaire d’Agostino Ferrente (France/Italie, 2019, 1h15mn) Coproduction  : ARTE France, Magnéto Presse - (R. du 27/8/2019) 3/6 31/10 MAGNÉTO PRESSE mercredi 24 juin ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 JUIN 2020 21



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