Arte Magazine n°26 20 jun 2020
Arte Magazine n°26 20 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de 20 jun 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : la saison des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 22 juin ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 JUIN 2020 16 20.55 Cinéma Soirée Jeanne Moreau Ascenseur pour l’échafaud Un meurtrier reste bloqué dans un ascenseur, tandis que sa maîtresse erre dans Paris à sa recherche. L’éblouissant « exercice de style » de Louis Malle, sublimé par la BO de Miles Davis et la présence magnétique de Jeanne Moreau. NOUVELLES EDITIONS DE FILMS Julien Tavernier, ancien para, accomplit le crime parfait en supprimant le mari de sa maîtresse, un marchand de canons. Mais, contraint de revenir sur les lieux, il est bloqué dans l’ascenseur par une panne de courant. Sa complice l’attend en vain au café, puis passe la nuit à chercher sa trace... NAISSANCE D’UN CINÉASTE En 1957, Louis Malle a 25 ans. Après avoir obtenu la récompense suprême à Cannes pour Le monde du silence, coréalisé avec le commandant Cousteau, il reçoit le prix Louis- Delluc pour ce premier long métrage de fiction qu’il voit comme un « exercice de style ». Sur la base d’un polar classique, le film rend hommage au cinéma américain, et surtout à Hitchcock. Dans la scène de l’ascenseur, l’attention portée aux objets (le briquet, le paquet de cigarettes, le couteau...) évoque Robert Bresson – dont Louis Malle a été l’assistant. En même temps, Ascenseur pour l’échafaud annonce une rupture avec la production de l’époque. Construction abstraite du récit, parti pris de ne jamais montrer les amants ensemble (sauf en photo), arabesques nerveuses improvisées par Miles Davis à la trompette  : un style est en train de naître, elliptique, incisif, dépouillé, brûlant de l’intérieur. Louis Malle révèle aussi ses qualités de directeur d’acteurs avec Jeanne Moreau, émouvante, magnétique, déambulant dans une ville scintillante de lumières, et Maurice Ronet, sobre et convaincant. Prix Louis-Delluc 1957 Film de Louis Malle (France, 1958, 1h32mn, noir et blanc) - Scénario  : Louis Malle et Roger Nimier d’après le roman éponyme de Noël Calef Avec  : Maurice Ronet (Julien Tavernier), Jeanne Moreau (Florence Carala), Georges Poujouly (Louis), Yori Bertin (Véronique), Félix Marten (Christian Subervie), Lino Ventura (le commissaire Cherrier), Elga Andersen (Frieda), Jean-Claude Brialy (un client) - Production  : Nouvelles Éditions de Films - (R. du 3/11/2005)
ENTERTAINMENT PICTURES/ALAMY STOCK PHOTO 22.25 Soirée Jeanne Moreau Jeanne Moreau L’affranchie Disparue le 31 juillet 2017, à l’aube de ses 90 ans, « Mademoiselle Moreau » a placé sa vie et sa carrière sous le signe de la liberté. Flash-back sur les films – et les réalisateurs – qui l’ont révélée au public en même temps qu’à elle-même. « Dès qu’il y a une nouvelle vague quelque part, on sonne à ma porte », se plaisait à affirmer celle qui a fougueusement embrassé l’audace de cinéastes en quête de modernité. Formée à la Comédie- Française, qui encaisse péniblement ses infidélités, l’actrice traverse une décennie de films commerciaux avant de trouver sa place dans le septième art. Quasi novice, son pygmalion se nomme Louis Malle, qui lui crée un rôle de toutes pièces dans son adaptation du roman de Noël Calef, Ascenseur pour l’échafaud (1958). Les déambulations nocturnes de la comédienne, illuminées par les néons de la capitale et bercées par la trompette de Miles Davis, propulsent alors le cinéma hexagonal dans une nouvelle ère. La même année, les amants, dans un film éponyme infusé de leur passion, dynamiteront les conventions en emplissant le cadre d’une nudité et d’une sensualité jusqu’ici refoulées en contrechamp. Après avoir incarné les bourgeoises à la dérive dans Moderato cantabile (1960) de Peter Brook et La notte (1961) d’Antonioni, l’actrice trouve dans la Nouvelle Vague un écho à son désir de légèreté  : Jules et Jim (1962) et son tourbillon d’amour triangulaire, mis en scène par François Truffaut, la consacre égérie moderne. INSOUMISE Composé d’extraits de ces films, d’interviews de l’actrice et de ceux qui l’ont dirigée, ce voyage cinéphile dans la décennie qui la vit éclore rend un vibrant hommage au jeu et à la personnalité hors du commun de celle qui incarna l’émancipation féminine avant l’heure, à la vie comme à la scène. Documentaire de Virginie Linhart (France, 2017, 54mn) - Coproduction  : ARTE France, Kuiv Productions, INA - (R. du 2/4/2018) 15/6 20/8 JÉRÔME PRÉBOIS/ARCHIPEL 35 23.20 Cinéma Voir du pays Deux jeunes militaires françaises rentrent d’une mission en Afghanistan. Avec Soko et Ariane Labed, une plongée dans les ravages de la guerre. Amies depuis le lycée, Aurore et Marine, 25 ans chacune, viennent de passer six mois en Afghanistan dans les rangs de l’armée française. Avant de retrouver leur famille en Bretagne, les deux jeunes soldates font escale dans un hôtel balnéaire de Chypre pour un sas de décompression de trois jours. Là, elles se confrontent virtuellement aux expériences traumatiques vécues au cours de leur mission, lors de séances de thérapie collective. Quand deux Chypriotes invitent Aurore et Marine à découvrir les plus jolis coins de l’île, elles décident d’accepter, et faussent compagnie à leur groupe pour les suivre... BESOIN D’AILLEURS Comment se libérer des cauchemars de la guerre, faire resurgir des émotions refoulées et tenter de retrouver la paix intérieure ? Confinées dans un monde factice dédié à la légèreté des vacances, Aurore et Marine, formidablement interprétées par Ariane Labed et Soko, s’interrogent sur les raisons de leur engagement, revivant des souvenirs douloureux et des trahisons. Les deux jeunes filles renouent aussi avec la féminité, affrontant le regard et les pulsions violentes des hommes. Adapté de son roman éponyme paru en 2013, le film que Delphine Coulin cosigne avec sa sœur Muriel, après 17 filles, conjugue différents niveaux de lecture et de ressenti. Récompensé à Cannes par le prix du scénario dans la section Un certain regard, Voir du pays ouvre une fenêtre sur l’irrépressible besoin d’ailleurs qui surgit, un jour ou l’autre, en chacun de nous. Prix du scénario « Un certain regard », Cannes 2016 Lire page 4 Film de Delphine et Muriel Coulin (France, 2016, 1h39mn) Scénario  : Muriel Coulin et Delphine Coulin, d’après son roman éponyme - Avec  : Ariane Labed (Aurore), Soko (Marine), Ginger Romàn (Fanny), Karim Leklou (Max), Andreas Konstantinou (Chrystos), Makis Papadimitriou (Harry), Alexis Manenti (Jonathan) Coproduction  : ARTE France Cinéma, Archipel 35, Blonde Audiovisual 29/6 lundi 22 juin ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 JUIN 2020 17



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