Arte Magazine n°24 6 jun 2020
Arte Magazine n°24 6 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de 6 jun 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : le domaine de Tiago Guedes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 7 juin ARTE MAG N°24. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 JUIN 2020 14 20.10 Vox pop Présenté par Nora Hamadi, le magazine des débats qui agitent l’Europe. Les erreurs médicales, un tabou ? En Europe, selon l’OMS, une personne sur dix en moyenne subirait un accident de soin à l’hôpital. Chaque année, les erreurs médicales causeraient la mort de 2 000 personnes en Belgique, 7 000 en Espagne, et même 22 000 au Royaume-Uni. Une réalité sans remède, tant elle relève de l’omerta. Enquête en France, en Belgique et au Danemark. Doit-on réformer notre système de retraites ? Rejetée par une partie des citoyens, au fil d’une longue grève qui n’a pas réussi à faire plier le gouvernement, la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron a été reportée en raison de la pandémie de Covid-19. Entretien avec Monika Queisser, cheffe de la division des politiques sociales à l’OCDE, favorable au système de retraites à points, selon elle plus simple, plus juste et plus flexible. Sans oublier les éclairages des correspondants de l’émission au Danemark et aux Pays-Bas. Magazine présenté par Nora Hamadi (France, 2020, 28mn) - Coproduction  : ARTE France, Magnéto Presse 31/5 15/8 20.40 Karambolage Un décryptage amusé des petites différences entre Français et Allemands. Cette semaine  : la nationale 7 ; dans la nouvelle rubrique «ce qui me surprend», Fabrice Kalonji Mbikayi, originaire de la République démocratique du Congo et installé dans l’Hexagone, raconte ce qui l’étonne en France ; le club Mickey ; et, bien sûr, la devinette ! Lire page 4 Magazine franco-allemand de Claire Doutriaux (France, 2020, 11mn) - Production  : Atelier de recherche d’ARTE France 22/5/23 ARTE FRANCE DÉVELOPPEMENT 20.55 Cinéma Soirée Quentin Tarantino Les 8 salopards Avec sa bande de crapules hautes en couleur (Jennifer Jason Leigh, SamuelL. Jackson...), Tarantino traque les fantômes de la guerre civile américaine dans un western aussi causeur que sanglant. ANDREW COOPER Dans les montagnes immaculées du Wyoming, quelques années après la guerre de Sécession, une diligence fonce à travers le blizzard. John Ruth, chasseur de primes adepte des prises plus vives que mortes, convoie jusqu’à Red Rock, où elle doit être pendue, la criminelle Daisy Domergue, enchaînée à son bras. En chemin, il prend à son bord un confrère, le major noir Marquis Warren, illustre combattant de l’Union, ainsi que le prétendu nouveau shérif de Red Rock et renégat sudiste Chris Mannix. Alors que la tempête s’intensifie, l’équipage fait halte dans un refuge tenu, en l’absence des propriétaires, par Bob le Mexicain. Trois hommes y ont déjà pris leurs quartiers  : le général confédéré Sandy Smithers, un vacher nommé Joe Gage et le bourreau anglais Oswaldo Mobray. Ruth est persuadé que l’un d’eux projette de libérer Daisy. Le jeu de massacre peut commencer... DIVISIONS RACIALES Fixée sur le visage grave et enneigé d’un Christ en croix, la caméra s’éloigne lentement tandis qu’un attelage fend l’arrière-plan cotonneux sur les cordes menaçantes d’un Ennio Morricone oscarisé. Transcendé par une mise en scène discrètement virtuose, ce western revisité, tourné en 70 mm, bénéficie en outre de la maestria narrative de son auteur  : découpée en chapitres, lardée de flash-back et bousculée par l’irruption intempestive d’un narrateur (Tarantino himself), l’intrigue progresse pianissimo avant de se claquemurer dans une mercerie déglinguée, théâtre de bavardages belliqueux, de vaines trahisons et d’inévitables jets de cervelles explosées. Avec sa magnifique troupe de crapules savamment décimée (l’impressionnante Jennifer Jason Leigh, mais aussi SamuelL. Jackson, Tim Roth...), Tarantino signe un huis clos paranoïaque pétri de références cinéphiles – entre hommages à ses inspirateurs et réminiscences de Reservoir Dogs –, qui ausculte jusqu’à la moelle les plaies non cicatrisées de la guerre de Sécession. Meilleure musique (Ennio Morricone), Oscars, Golden Globes et Bafta Awards 2016 (The Hateful Eight) Film de Quentin Tarantino (États-Unis, 2015, 2h40mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Quentin Tarantino - Avec  : SamuelL. Jackson (le major Marquis Warren), Kurt Russell (John Ruth), Jennifer Jason Leigh (Daisy Domergue), Walton Goggins (Chris Mannix), Demián Bichir (Bob), Tim Roth (Oswaldo Mobray), Michael Madsen (Joe Gage), Bruce Dern (le général Sandy Smithers) - Production  : Visiona Romantica, Double Feature Film, FilmColony
KOCH FILMS 23.40 Soirée Quentin Tarantino QT8  : Tarantino en 8 films Plongée dans presque trente ans de carrière du maître iconoclaste Quentin Tarantino, bad boy d’Hollywood autant adulé que controversé. «Les films sont ma religion et Dieu, mon mécène.» À 57 ans, Quentin Tarantino figure parmi les cinéastes les plus influents de sa génération. Amateur compulsif de la blaxploitation, de films hongkongais et de cinéma populaire, cet autodidacte s’est forgé une culture cinéphilique en vendant des cassettes VHS dans un vidéoclub de Californie. En 1992, grâce à son cachet de sosie d’Elvis dans une série télévisée, il réalise son premier film, le très noir Reservoir Dogs. Avec ce huis clos ultraviolent à l’humour décapant, aussitôt sélectionné à Cannes, Quentin Tarantino commence à forger sa légende comme à imposer ses fameuses bandes originales devenues signature. Deux ans plus tard, il rafle la Palme d’or avec Pulp Fiction et son iconique scène de danse entre Uma Thurman et John Travolta. Dans Jackie Brown et Kill Bill, ce touche-à-tout combine son amour des films de genre et sa fascination pour les fortes figures féminines. Sur les tournages, le bad boy d’Hollywood, pétri de pop culture, met un point d’honneur à réaliser les cascades sans trucages, à l’image des courses-poursuites déjantées de Boulevard de la mort, l’échec commercial de sa carrière. Cet iconoclaste n’hésite pas à tuer Hitler dans Inglourious Basterds ou à (ab)user du «N word» dans Django Unchained – il sera accusé de racisme. Citant ses maîtres pour mieux les revisiter, il ressuscite le format 70 mm dans Les 8 salopards ou égratigne Bruce Lee dans Once Upon a Time... in Hollywood, fresque nostalgique du Los Angeles de son enfance. Un goût pour la provocation qui lui vaut d’être autant acclamé que contesté. HAUT EN COULEUR Sur un rythme survolté et un graphisme haut en couleur – clin d’œil à l’esthétique «tarantinienne» –, ce documentaire passe en revue l’éclectique et flamboyante filmographie du cinéaste star. Grâce à un riche fonds d’archives et aux témoignages de personnalités du cinéma – Michael Madsen, SamuelL. Jackson, Uma Thurman ou encore Christoph Waltz –, la réalisatrice Tara Woods éclaire le travail de ce minutieux (et sportif !) directeur d’acteur, livrant au passage de savoureuses anecdotes. On (re)découvre ainsi comment Tarantino a préféré tuer lui-même Diane Kruger dans Inglourious Basterds ou encore la formidable maladresse de Leonardo DiCaprio à l’origine d’une des scènes les plus mémorables de Django Unchained. Le portrait nourri d’un maître qui a imprimé d’une marque stylée à l’hémoglobine le cinéma mondial. Lire page 8 Documentaire de Tara Wood (États-Unis, 2019, 1h30mn) Production  : Wood Entertainment 5/6 11/6 1969 METRO-GOLDWYN-MAYER STUDIOS INC. 1.20 Cinéma Ne tirez pas sur le shérif Dans une bourgade de chercheurs d’or sans foi ni loi, un roi de la gâchette de passage est promu shérif. Un western burlesque où les gags s’enchaînent au grand galop. En route vers la lointaine Australie, Jason McCullough, qui tire plus vite que son ombre, débarque à Calendar, bourgade de chercheurs d’or sous la coupe sanguinaire des Danby père et fils. Consentant, dans la terreur ambiante, à devenir shérif intérimaire, Jason le flegmatique, épaulé par Jake, un garçon d’écurie qu’il choisit comme adjoint, commence par arrêter Joe, l’un des frères Danby, coupable de meurtre. Logé chez le maire de la cité, il fait alors la connaissance de sa fille, Prudy, sorte de Calamity Jane au charme de laquelle il ne tarde pas à succomber. HOMMAGE AMUSÉ Si tous les codes du western sont respectés, le film, hommage amusé aux classiques du genre, se joue des clichés pour tendre vers le burlesque. Sortes de Dalton aussi bêtes que méchants (un frère en moins), les Danby, désarçonnés par les méthodes du rusé lonely cowboy nommé shérif providentiel, s’échinent à trouver une stratégie, tandis que le roi de la gâchette, confiant, rétablit l’ordre avec un calme débonnaire. Mais la guerre locale prend vite l’allure d’une farce, où les gags façon BD s’enchaînent, entre bagarres générales dans la boue, robes à froufrous qui s’enflamment et prison sans barreaux dont l’unique détenu n’ose pas s’échapper. (Support Your Local Sheriff !) Film de Burt Kennedy (États-Unis, 1969, 1h29mn, VF/VOSTF) - Scénario  : William Bowers - Avec  : James Garner (Jason McCullough), Joan Hackett (Prudy), Walter Brennan (Pa Danby), Harry Morgan (Olly Perkins), Jack Elam (Jake), Henry Jones (Henry Jackson), Bruce Dern (Joe Danby) - Production  : Cherokee Productions, Three Pictures dimanche 7 juin ARTE MAG N°24. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 JUIN 2020 15



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