Arte Magazine n°24 10 jun 2000
Arte Magazine n°24 10 jun 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de 10 jun 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : nous, les Européens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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m erc redi 14 juin 21.50 Grand écart À propos de la danse contemporaine > Flash Bach Durant toute l’année 2000, ARTE propose Flash Bach : de brèves rencontres surprises avec les plus belles œuvres de Bach, interprétées par les grands musiciens, détournées par les jazzmen et les humoristes, revues par de jeunes cinéastes. Ce soir à 21.45 : Herz und Mund und Tat und Leben Court métrage de Jan Peter (Allemagne, 2000-5mn) ZDF En partenariat avec et Documentaire de Charles Picq (France, 2000-1h34mn) Avec la participation de Françoise Dupuy, Mathilde Monnier, Maguy Marin, Laurence Louppe, Dominique Dupuy, Jean-Paul Montanari, Joelle Bouvier, Regis Obadia, Jean-Claude Gallotta, Michel Kelemenis, Regine Chopinot, Boris Charmatz, Dimitri Chamblas, Jerome L e c a r de ur, Karine Saporta, José Montalvo Coproduction : les Films Pénélope, La Sept ARTE, la Maison de la danse de Lyon LASEPTARTE Grand écart est consacré à l’une des aventures les plus fertiles de la vie culturelle française de ces vingt dernières années : la danse contemporaine. E n t retiens, photos, archives vidéo, spectacles filmés, re p ortages et portraits font la trame de ce fabuleux hommage à toutes les e x pressions de la danse contemporaine f r a n ç ai s e : un film sans vedette, sans star, sans hiérarchie et peut-être même sans c h ronologie. De Maguy Marin à Karine S a p orta, de Jean-Claude Gallotta à Mathilde M on n i er, chaque créateur, chaque extrait d’œ u v re est là pour créer le lien avec le temps et l’espace originels. L’explosion de la danse d’auteur En France, les années 80 ont été, pour la danse contemporaine, les années de l’explosion : ru p t u re, création de nouveaux codes, autant d’aventures singulières que de nouveaux chorégraphes. Depuis une dizaine d’années, ces courants se canalisent. Les chorégraphes sont rentrés dans l’institution. Ils dirigent des centres, des écoles. Cette histoire, faite d’une diversité 24 - ARTE MAGAZINE n°24 - 10 juin > 16 juin 2000 aussi riche que complexe, pose aujourd’h u i des questions passionnantes sur ce qu’est la danse contemporaine. Il n’y a pas de bloc, il y a des parcours. Mais des mécanismes se sont dégagés. La conception du corps en mouvement a changé. La danse classique était très codifiée. La danse contemporaine, cessant d’offrir la perf o r- mance et l’image d’un surhomme, montre des corps imparfaits et plus humains. La n arration a été combattue, une autre poétique est née. Aujourd’hui cependant, les r é f é rences classiques reviennent. Un chorégraphe comme William Forsythe a créé le choc d’une synthèse entre langage contemporain et perf ormance classique du mouvement. Angelin Preljocaj, Maguy Marin, reviennent à l’argument dans leur ballet, adaptent des œuvres du répert o i re classique, tout en continuant à inventer leur langage. Alors qu’en est-il aujourd’hui des valeurs des années quatre-vingt ? De cette danse d’auteur, reflet du monde actuel ? Avec des extraits des chorégraphies : Eden et May B (Maguy Marin), Welcome to P a r a d i se, Une femme chaque nuit et l e s Noces d’arg i l e(Joëlle Bouvier, Régis Obadia), M a m m a me(Jean-Claude Gallotta), F et Stein, D é s erts d’amour, Dix anges et D o m i n i qu e avec passion (Dominique Bagouet), B ru i t blanc (Mathilde Monnier), Vaste ciel (M i c h e l Kelemenis), l’Homme, la femme et Georg e (Michel Kelemenis), Chant de lune et G r a n d é c art (Régine Chopinot), Aatt enen tionon (Boris Charmatz), À bras le corps (B o r i s C h armatz, Dimitri Chamblas), R é ci t a l (K a f i g) , le Cabaret latin (Karine Saporta), P a r a d i set l e J ardin io io ito ito (José Montalvo).
Kurt Gerron 23.25 Profil. Le « Karussel » de Kurt Gerron Documentaire d’Ilona Zlok (Allemagne/France/République tchèque, 1998-1h) Avec des chansons interprétées par Ute Lemper Coproduction : TV-Ventures, Nederlands Filmmuseum, Vera Vista, ARTE, SFB SFB Kurt Gerron, acteur juif allemand, a joué avec Marlene Dietrich dans l’Ange bleu. Mais son talent fut également exploité avec un rare cynisme par les nazis dans le film de propagande Theresienstadt, le Führer offre une ville aux juifs. Juif berlinois, médecin à l’origine, Kurt Gerron décide de se lancer dans le théâtre après la Pre m i è re Guerre mondiale. Il débute avec le mythique Max Reinhardt et se produit dans des spectacles de cabaret. Il obtient son premier grand succès en interprétant la chanson Mackie Messer lors de la première mondiale de l’Opéra de quat’sous de Brecht en 1928. Il tourne plusieurs films marquants de l’âge d’or de l’UFA (dont le Chemin du paradis). En 1933, il doit quitter l’Allemagne pour un exil qui l’entraîne à Paris, Vienne, Amsterdam. Aux Pays-Bas, il prend la direction du théâtre Schouwborg. Mais les nazis le retrouvent et il est déporté, d’abord au camp de Westerbork puis à Theresienstadt. En 1944, il arrive dans ce « ghetto modèle » où les responsables proposent aux détenus – et avec leur aide – des concerts, des pièces de théâtre et des spectacles en tous genres. C’est dans ce cadre quelque peu macabre que Gerron monte son cabaret Karussel qui aura un grand succès. Puis il accepte – pacte avec le diable – de réaliser le film de propagande nazie qui n’a pas manqué de tromper la commission de la Croix-Rouge sur la vie à Theresienstadt. Gerron sera gazé à Auschwitz en novembre 1944. 00.25 La lucarne. La folie des visages Documentaire de Thomas Ciulei(Allemagne/Roumanie, 1997-1h22mn) ZDF Le 17 janvier 1948, Lena Constante est arrêtée par les services secrets roumains pour « haute trahison et espionnage ». Ce documentaire retrace la vie de cette prisonnière qui lutta contre l’emprise de la folie grâce à l’art. 1948. Un grand procès d’épuration débute. L’accusé principal est Lucretiu Patrascanu, ancien ministre de la Justice et membre du p arti communiste. Dans le cadre de l’enquête, Lena Constante est arrêtée. À force det ort u re physique et morale, on l’amène à signer toutes les déclarations nécessaire s pour établir la culpabilité de Patrascanu, qui est condamné à mort et exécuté le soir même du verdict. Lena est condamnée à 22 ans de réclusion, dont huit années en isolement. Finalement libérée en 1961, Lena a a u j o urd’hui 88 ans et vit à Bucarest. Elle est la seule survivante du pro c è s … L’art de survivre Le documentaire est une reconstitution de la vie de Lena Constante en cellule. Condamnée à l’inactivité et sans autre point de re p è re qu’elle-même, Lena survit en se réfugiant dans la création. Elle commence par traduire dans d’autres langues des poèmes qu’elle connaît par cœur, invente des systèmes pour mesurer le temps, écrit des contes pour enfants, des chansons et des pièces de théâtre. Elle peint avec des plumes de pigeon ou de moineau qu’elle ramasse pendant sa promenade quotidienne de sept minutes. Grâce à cette activité mentale et à une discipline extrêmes, elle lutte contre la folie qui la menace sous la f orme de visions. Car, comme elle l’explique « le plus difficile, c’est de maintenir en vie sa volonté, la volonté de vouloir, c on t re le plus perfide de tous les ennemis, contre toi-même ». Lena Constante ARTE MAGAZINE n°24 - 10 juin > 16 juin 2000 - 25 Fax Hausse des prix ● Grand prix aux Visions du réel à Nyon pour Vacances prolongées de Johan Van der Keuken, et Prix ex aequo de la Télévision suisse romaine pour la Terre des âmes errantes de Rithy Panh. ● Grand Prix du Festival international du film scientifique à Orsay pour Vagabondes du ciel de Mathias Ledoux, et Prix de l’humour pour le Palindrome de Jonas Rosales et Philippe Boulanger. ● Prix du film bavarois 2000 pour l’actrice Martina Gedeck dans le Plongeon de Vera de Dominik Graf, et pour le réalisateur Hartmut Schoen pour son film le Dernier Vol. ● Prix « Diagonale » pour la meilleure fiction au Festival du film autrichien de Graz pour Banlieue nord de Barbara Albert. Thema « L’autisme au pluriel » : un forum pour les téléspectateurs À l’occasion de la soirée thématique « L’autisme au pluriel » diffusée le 6 juin à partir de 21.45 (voir ARTE Magazine n°23), ARTE organise un forum en direct pour les téléspectateurs. Les experts répondront aux questions du public. Par téléphone : 03 88 14 22 55 Par Minitel : 3615 ARTE (1,29 F/mn) Par Internet : www.arte-tv.com



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