Arte Magazine n°23 30 mai 2020
Arte Magazine n°23 30 mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de 30 mai 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 30

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : grande enquête sur l'avenir de la planète.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mercredi 3 juin ARTE MAG N°23. LE PROGRAMME DU 30 MAI AU 5 JUIN 2020 22 5.00 L R BERLIN LIVE LP Concert 6.10 M XENIUS Fossiles, ce qu’ils nous disent sur les dinosaures Magazine 6.40 M SQUARE IDÉE Féminisme  : les hommes ont la parole Magazine 7.10 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 LEM GEO REPORTAGE Ankara, une deuxième vie pour les livres Reportage 8.00 L R LA CORÉE DU SUD, LE PAYS AUX MULTIPLES MIRACLES Les temples bouddhistes Série documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 LMEM MONUMENTS ÉTERNELS Les secrets du Colisée Documentaire 11.20 LM LA GRÈCE D’ÎLE EN ÎLE Les Cyclades ; Le Dodécanèse Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS Reportage 13.35 DEM MEURTRES À SANDHAMN Le prix à payer, saison 6 Série 15.05 EM LA VIE SECRÈTE DES LACS Le lac Skadar, trésor oublié des Balkans ; Le lac Saimaa, le labyrinthe nordique Série documentaire Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay Vidéo à la demande 16.35 E INVITATION AU VOYAGE Émission 17.15 R XENIUS Les maisons passives Magazine 17.45 ER ENQUÊTES ARCHÉOLOGIQUES Sibérie  : l’énigme iakoute Série documentaire 18.15 ER DEHESA L’harmonie ibérique Documentaire 18.55 L ER HISTOIRES D’ARBRES Les vénérables Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.52 L ER TU MOURRAS MOINS BÊTE Les chercheurs surmenés Série d’animation 20.55 LER L’ENFER Film 22.35 R FRENCH CONNECTION 2 Film 0.35 L’AFFAIRE WALDHEIM Documentaire 2.10 M PERMIS DE TUER AUX PHILIPPINES Documentaire 3.40 M ARTE REGARDS Reportage 4.15 EM ENQUÊTES ARCHÉOLOGIQUES Troie Série documentaire Multidiffusion Rediffusion Versions linguistiques disponibles Disponibilité en ligne Date de disponibilité Date de fin de replay en avant-première JEREMIE NASSIF 20.55 Cinéma L’enfer Paul est obsédé par la pensée que Nelly le trompe. Sur une idée de Clouzot, qui ne put aboutir, Chabrol a tourné cette chronique incandescente d’un homme sombrant dans la folie. Propriétaire d’un hôtel et époux de l’une des plus belles femmes de la région, Paul n’en est pas pour autant un homme comblé. Sans cesse, il soupçonne sa compagne de le tromper avec Martineau, le fils du garagiste. Des images lascives de Nelly dans les bras d’autres hommes envahissent son esprit, le faisant peu à peu basculer dans la folie... SCRIPT INFERNAL L’histoire de L’enfer est aussi tourmentée que son scénario. C’est au départ Henri-Georges Clouzot qui en a eu l’idée. Il commence à tourner le film en 1964 avec, dans les rôles principaux, Romy Schneider et Serge Reggiani. Mais une série de coups durs (la défection de Reggiani, tombé malade, puis l’infarctus du réalisateur) met fin à l’aventure. En 1994, trente ans après Clouzot, Chabrol reprend le script, le transforme, et engage Béart et Cluzet. Plus réaliste que celui qu’ambitionnait de faire son prédécesseur, L’enfer de Chabrol dépeint avec une efficacité redoutable la jalousie obsessionnelle de son héros. De l’interprétation de François Cluzet, le réalisateur dira (dans Chabrol se met à table de Laurent Bourdon)  : «C’est l’une des choses les plus étonnantes que j’aie vues dans ma vie. Ça et Gabin dans La bête humaine ! » Film de Claude Chabrol (France, 1994, 1h38mn) - Scénario  : Claude Chabrol, Henri-Georges Clouzot, José-André Lacour Avec  : François Cluzet (Paul), Emmanuelle Béart (Nelly), André Wilms (le docteur Arnoux), Nathalie Cardone (Marylin), Marc Lavoine (Martineau), Christiane Minazzoli (Mme Vernon), Dora Doll (Mme Chabert), Mario David (Duhamel), Jean-Pierre Cassel (M. Vernon) - Production  : MK2 Productions SA, CED Productions, France 3 Cinéma, Canal + - (R. du 20/6/2011) 9/6
22.35 Cinéma French Connection 2 L’inspecteur Doyle débarque à Marseille pour traquer un parrain de la «French». Cette suite mineure au film de Friedkin séduit par l’authenticité du décor et le casting trois étoiles. 1975 TWENTIETH CENTURY FOX FILM CORPORATION/RENEWED 2003/ALL RIGHTS RESERVED «Popeye» Boyle débarque à Marseille un 1er avril pour poursuivre son enquête sur la French Connection. L’inspecteur Barthélémy, avec qui il doit faire équipe, est occupé avec sa brigade à éviscérer une cargaison de poissons pour y trouver de l’héroïne, sous les hauts cris des pêcheurs du Vieux-Port et de leur clientèle. Personne n’a pensé à se méfier du tuyau reçu le matin même... Entamée sous ces folkloriques auspices, la délocalisation de l’expéditif flic new-yorkais va le voir transformé en appât pour le parrain Alain Charnier, avant que son instinct vengeur ne prenne le dessus... PLANÈTE MARSEILLE Plongé dans la bouillabaisse marseillaise, affublé d’un chapeau et de chemises de touriste en goguette, le formidable Gene Hackman, oscarisé trois ans plus tôt pour la première French Connection, perd un peu de la superbe que lui conférait William Friedkin. Mais le plaisir d’arpenter dans son sillage les ruelles populeuses du Marseille des années 1970, et d’y croiser, entre autres, Fernando Rey et Philippe Léotard, compense en partie cette légère baisse de régime. L’authenticité du décor, qui semble fasciner Frankenheimer, inspire à son œil dépaysé de fort belles séquences. Le mélange des genres et des langues (mention spéciale à l’anglais franchouillard de Bernard Fresson) contribue aussi à faire de cette suite mineure une plaisante escale. Lire page 8 Film de John Frankenheimer (États-Unis, 1975, 1h54mn, VF/VOSTF) Scénario  : Robert Dillon, Laurie Dillon, Alexander Jacobs - Avec  : Gene Hackman (Doyle), Fernando Rey (Alain Charnier), Bernard Fresson (Barthélémy), Philippe Léotard (Jacques), Jean-Pierre Castaldi (Raoul) - Production  : 20th Century Fox (R. du 16/9/2007) RUTH BECKERMANN FILMPRODUKTION 0.35 L’affaire Waldheim En 1986, l’Autriche s’enflamme pour ou contre le candidat conservateur à la présidentielle Kurt Waldheim, rattrapé par son passé d’officier de la Wehrmacht. Une saisissante plongée dans la mêlée. Quelques mois avant l’élection présidentielle autrichienne du 4 mai 1986, qu’il espère remporter dès le premier tour, le candidat du parti conservateur OVP, Kurt Waldheim, se voit rattrapé à 67 ans par un passé qu’il avait jusqu’alors soigneusement tu. L’hebdomadaire autrichien Profil, puis le New York Times révèlent que celui qui fut aussi de 1972 à 1981 le secrétaire général de l’ONU a gommé dans son autobiographie des faits significatifs  : son adhésion, en 1938, à la fédération étudiante nazie et au corps à cheval de la SA, et surtout sa qualité d’officier de la Wehrmacht dans les Balkans, notamment à Salonique en 1943, sous les ordres d’un criminel de guerre exécuté en 1947. Un petit groupe d’intellectuels autrichiens, dont fait partie la réalisatrice Ruth Beckermann, dénonce les non-dits du candidat et l’appelle à se retirer. Ce mouvement est relayé par le Congrès juif mondial depuis son siège new-yorkais. Tandis que Kurt Waldheim («Un Autrichien en qui le monde a confiance», selon l’un des slogans de l’OVP) se mure dans le déni, son parti, soutenu par une large partie de l’opinion, prend sa défense avec virulence dans une contrecampagne aux relents antisémites. Le 8 juin 1986, au second tour, Kurt Waldheim est élu avec une majorité confortable de 53,9%. L’année suivante, il est placé sur la liste noire des personnes interdites d’entrée sur le territoire américain. L’HISTOIRE EN DIRECT Au travers de Kurt Waldheim, c’est toute l’Autriche qui se voit confrontée au passé nazi qu’elle a jusque-là choisi d’occulter en s’arrangeant pour croire qu’elle a d’abord été victime du III e Reich. À l’opposé d’une analyse savante, Ruth Beckermannrestitue la manière dont ce combat cathartique s’incarne dans la parole publique, de la rue aux institutions. Trente-quatre ans après, les passionnantes archives qu’elle a choisies, dont nombre de scènes qu’elle a tournées elle-même en cinéma direct, en marge des manifestations dont elle était partie prenante, donnent le sentiment d’assister à une histoire qui s’écrit au jour le jour. Meilleur documentaire, Berlinale 2018 – Prix du cinéma autrichien 2019 Documentaire de Ruth Beckermann(Autriche, 2018, 1h34mn) - Production  : Ruth BeckermannFilmproduktion 2/6 31/8 mercredi 3 juin ARTE MAG N°23. LE PROGRAMME DU 30 MAI AU 5 JUIN 2020 23



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