Arte Magazine n°23 3 jun 2000
Arte Magazine n°23 3 jun 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de 3 jun 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : impressions de la grotte Chauvet.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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m erc redi 7 juin Le premier portrait d’un artiste complet : une franche réussite, illuminée d’archives de toute beauté. « On a vu bien peu de gens parvenir à une synthèse des arts, notamment au théâtre. Chaliapine est à cet égard le seul nom qui me vienne à l’esprit. Ma méthode vient en droite ligne de lui. » (Stanislavski) 21.45 Chaliapine l’enchanteur Documentaire d’Elisabeth Kapnist (France, 1999-58mn) Coproduction : La Sept ARTE, Viva Productions, France 3, NVC Arts LASEPTARTE Elisabeth Kapnist se penche sur le destin extraordinaire du chanteur russe Chaliapine qui a fortement marqué l’art lyrique et dramatique du XX e siècle. Ce film tente de percer le mystère de ce génie dont l’influence a été détermi n a n t e pour l’opéra et l’art théâtral. Les textes de Stanislavski, de Chaliapine, les photos et les extraits de films se mêlent aux pro p o s des contemporains, témoins de l’héritage laissé par le chanteur. Celui-ci naît en 1873, en Russie. Son enfance est marquée par la faim et les raclées d’un père alcoolique. À huit ans, devant le spectacle d’un clown itinérant, il se jure de devenir acteur : « L et h é â t re fut le cristal magique à travers lequel j’ai vu la Russie. » Dans le même temps, il s’initie au chant. Il est engagé dans divers théâtres jusqu’en 1896, quand M a m on t o v, richissime homme d’aff ai re, décide de le faire venir à Moscou où il possède un théâtre. Il devient l’enfant chéri du milieu c u l t u rel russe autour de Stanislavski, R a c h m a n i n o v, Gorki, avec lequel il noue une profonde amitié. Rapidement, il chante à Milan, Londres, Paris, et devient avec Nijinski un habitué des saisons russes de D i a g h i l e v. Il meurt à Paris en 1938, loin de sa chère patrie dont il a été l’un des chantre s les plus bouleversants. L’homme aux masques Elisabeth Kapnist a posé sa caméra devant les décors magiques où vécut Chaliapine, elle a rencontré ceux qui étaient le plus à même de dire l’importance fondamentale du personnage. Elle a retrouvé des images d’archives inédites qui restituent un peu de l’enchantement des apparitions de Chaliapine et recréent l’atmosphère d’une Russie en pleine eff ervescence culture l le. Chaliapine révolutionne l’opéra en y apportant son talent d’acteur. Chacun des personnages qu’il interprète, d’Ivan le Terr i b l e à Méphistophélès en passant par Don Quichotte et Boris Godounov, est le fru i t d’un lent travail d’imprégnation et det r a n s f ormation. Les photographies de Chaliapine grimé montrent des visages comme sculptés, des masques d’une puissance et d’une beauté fascinantes. Si Stanislavski s’est inspiré de Chaliapine pour créer sa célèbre méthode, c’est que le chanteur a su donner une âme à ses sombres personnages. 22.45 Les voix géorgiennes Réalisation : Christof Enderlein (Allemagne, 1998-30mn) ARD/MDR À l’occasion de son « Été musical 1998 », le MDR a pu faire venir pour la première fois en Allemagne l’excellent chœur d’hommes les Voix géorgiennes. Bien que la tradition géorgienne du chant soit près de trois fois millénaire, elle n’a été d é c ou v erte que très récemment par le reste du monde. Ce programme réunit des chants liturgiques, des romances, des rondes rituelles, des chants de métier et des chansons à boire, tous enregistrés dans la basilique de Gern rode. Des chants popul ai res à plusieurs voix fascinants par leur spiritualité.
23.15 Profil Jean Lescure Le poète et la couleur Documentaire de Martine Lancelot (France, 1999-51mn) Coproduction : La Sept ARTE, High Speed LA SEPTARTE Poète, il a participé à de grandes aventures artistiques françaises (la revue M e s s a ge, qui regroupait les intellectuels résistants, le Théâtre des Nations, l’Oulipo…), et s’est lié à de nombreux peintres de la nouvelle École de Paris. Tout au long de sa vie, Jean Lescure s’est lié d’amitié avec de nombreux peintres : Bazaine, Manessier, Éd ou ard Pignon, S i n g i er, Gischia, Ubac, Prassinos, mais aussi Calder, Léger, etc. Toute une génération d’artistes qui ont posé de façon explicite la question de la modification des langages en peinture. « Ma génération, écrit Jean Lescure, a réfléchi sur cette réinvention des signes, c’est-à-dire sur la possibilité qu’a l’homme de faire des actes qui de me u re nt. » To urné dans la propriété de Jean Lescure à Bouzy, près d’Orléans, et dans l’atelier du peintre Zao Wou-Ki, le film p ermet de découvrir la riche collection du poète : de Gustave Singier à Jean Coulot en passant par Raoul Ubac, Maurice Estève, Léon Gischia, Zoran Music, Bru n o Pulga et Aristide Caillaud. 00.05 La lucarne Non-voyances (The Unseen) Documentaire de Miroslav Janek (République tchèque, 1996-52mn) LA SEPTARTE (Rediffusion du 10 juin 1998) Sur le modèle du Pays des s our d s de Nicolas Philibert, Miroslav Janek a réalisé un film poétique, joyeux et d’une grande élégance de ton sur l’univers des nonvoyants. N on - v o y a n c e s décrit le monde riche et intense de ces enfants aveugles et provoque constamment une i n t errogation sur notre rapport au monde. Les élèves nous guident et nous parlent de la variété de leurs expériences : l’écriture, la musique, le contact avec la nature et, plus part i c u l i è rement, la photographie. Paradoxalement, elle est au centre des activités dans l’école. Les adolescents pre n- nent des photos de personnages, de paysages ou de choses qu’ils n’ont jamais vus et qu’ils ne verront probablement jamais. Les images qu’ils montrent sont celles de leur pro pre univers intérieur, sensoriel, imag i n ai re, fécond. Loin de tout voyeurisme, de tout misérabilisme, on est constamment saisi par la curiosité, l’enthousiasme et la pro f on de u r de la parole des personnages. La qualité du rapport entre le réalisateur et les enfants, la délicatesse du montage, font de ce film une œuvre de création d’une grande intelligence, re m arquée et primée dans de nombreux festivals. Le poète Jean Lescure dévoile sa riche collection de tableaux et commente ses amitiés artistiques. À l’école Jaroslav-Jazek, à Prague, les jeunes aveugles jouent de la musique, font du sport et de la photo. « Les gens normaux me demandent pourquoi nous faisons ça : nous appuyons juste sur le bouton et quelqu’un d’autre développe le film. C’est aussi ce que je pensais jusqu’à ce que je commence à prendre des photos. Je ne peux pas les voir mais quelqu’un d’autre le fait et me dit comment elles sont. » (Un enfant aveugle)



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