Arte Magazine n°22 27 mai 2000
Arte Magazine n°22 27 mai 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de 27 mai 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : Arte partenaire de l'Exposition Universelle à Hanovre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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m ardi 30 mai 21.25 Flash Bach Durant toute l’année 2000, ARTE propose Flash Bach : de brèves rencontres surprises avec les plus belles œuvres de Bach, interprétées par les grands musiciens du siècle, détournées par les jazzmen et les humoristes, revues par de jeunes cinéastes. La Toccata en ré mineur Orchestre symphonique de la Radio suédoise Dirigé par Leopold Stokowski (1967) Source : SVT Production : Lars Egler LASEPT ARTE En partenariat avec et Pour les spectateurs du Fantasia de Wa l t D i s ne y, Jean- Sébastien Bach c’est avant tout la Toccata et Fugue en ré mineur dirigée par Leopold Stokowski. Stokowski s’était fait une spécialité de ces transcriptions pour grand orc h e s t re d’œuvres tirées du répertoire d’orgue de Bach. Le voici dirigeant l’orchestre symphonique de la Radio suédoise qui interprète l’inusable To c c a t a. « L’amour est un oiseau rebelle, que nul ne peut apprivoiser... Si tu ne m’aimes pas, je t’aime. Mais si je t’aime, prends garde à toi ! » (Carmen, acte I) « Je m’en tiens à la fantasmagorie de Goya, dans un jeu d’ombre et de lumière. » (Alfredo Arias) 21.30-00.10 Carmen Opéra en quatre actes de Georges Bizet Livret : Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d’après la nouvelle de Prosper Mérimée Réalisation : Yvon Gérault (France, 1997-2h30mn) Direction musicale : Frédéric Chaslin Mise en scène : Alfredo Arias Avec : Béatrice Uria-Monzon (Carmen), Norah Amsellem (Micaela), Sergei Larin (Don José), Gino Quilico (Escamillo), Franck Ferrari (Zuniga), LeRoy Villanueva (Morales), Franck Leguérinel (le Dancaïre), Georges Gautier (le Remendado), Juanita Lascarro (Frasquita), Doris Lamprecht (Mercedes) L’Orchestre et les Chœurs de l’Opéra national de Paris, la Maîtrise des Hauts-de-Seine/Chœurs d’enfants de l’Opéra national de Paris Chorégraphie : Ana Yepes Décors : Roberto Platé Costumes : Françoise Tournafond Lumières : Jacques Rouveyrollis Coproduction : La Sept ARTE, RD Studio Productions, France 3, Radio-France En association avec l’Opéra national de Paris et VTHR LASEPTARTE Diffusé en 16/9 (Rediffusion du 2 avril 1997) Le célèbre opéra de Georges Bizet dans une mise en scène inspirée d’Alfredo Arias, enregistrée à l’Opéra Bastille au printemps 1997. Béatrice Uria-Monzon, une Carmen de sang et d’or dans l’arène des passions. À Séville, en Andalousie, vers 1820. Il est midi, la cloche de la manufacture de tabac sonne, la garde montante arrive à l’entrée de la caserne voisine et de nombre u x
jeunes gens viennent pour voir sortir les ci g a r i è res. P armi elles, Carmen, une bohémienne. Tous se pressent autour d’elle, mais C armen ne s’intéresse à personne. Elle tente d’attirer l’attention de Don José qui semble ne pas la re m arqu er. Elle arrache la fleur de son corsage et la lui jette tandis que la cloche sonne la reprise du travail. La foule se disperse. Don José reste seul, t roublé malgré lui... Sa fiancée, la jeune paysanne Micaela, apparaît et ils évoquent ensemble les souvenirs d’a u t refois, au village. Une dispute éclate alors à l’intérieur de la manuf a c t u re : Carmen a blessé une de ses camarades. Sur l’ord re de Zuniga, Don José arr ê t e la bohémienne, mais elle p arvient à s’échapper... Béatrice Uria-Monzon, une Carmen très andalouse. Aimer est un désert rempli de craintes Avec F a u st, C arme n est l’œuvre la plus p o p u l ai re du répert o i re français, celle qui est la plus jouée hors de nos fron t i è res. La nouvelle de Prosper Mérimée, dont elle est tirée, met en scène une bohémienne qui revendique haut et fort son goût pour la liberté et l’amour sans contrainte, à tel point qu’elle choque la critique lors de sa parution. Pour l’adoucir, les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy, co-auteurs des plus grands succès d’Offenbach, intro du i- sent des éléments secondaires (comme le personnage de la douce Micaela, contrepoint à la figure farouche et fière de Carmen) et usent d’un style qui correspondait davantage aux habitudes du public de l’Opéra-Comique, où l’œuvre est créée en 1875. Mais ces précautions ne suff i s en t pas, et l’opéra, qui transgresse les conventions alors en usage dans ce même théâtre, est violemment critiqué pour son indécence. Sur le plan musical, on re proche à la p artition de Bizet d’être trop wagnérienne et de manquer de mélodies. Pourtant, elles abondent et on ne compte plus les airs (comme la « H a b a ne r a » et la « S é g u e d i l l e ») que tout le monde connaît par cœur. À l’inverse, Nietzsche fera l’éloge de la « clart é » de l’œuvre, pour l’opposer à la fausse profondeur des brumes wagnériennes… 00.10 La guerre des bouquins Documentaire de Jason Rossette (USA, 1995/1999-57mn) ZDF Documentaire À New York, un bouquiniste a filmé la guérilla que livre la municipalité aux vendeurs à la sauvette. À sa sortie du collège, Jason Rossette se ret rouve au chômage et sans un sou en poche. Tout ce qu’il a, ce sont des livres à revendre. Et c’est justement ce qu’il fait, sur les trottoirs de New York. « Grâce à mes amis Nietzsche, Heidegger, Kerou a c, Goethe et tous les autres », dit-il, « j’ai pu m’acheter de quoi manger, payer mon loyer et même mettre de l’argent de côté. » D é s ormais, Rossette re n c on t re des gens i n t é ressants, parmi ses clients ou ses collègues. Cela va du professeur d’histoire au sans-abri, du pickpocket au golden boy. Dans le Village tout le monde se connaît et les vendeurs de livres gagnent corre c t e- ment leur vie. Mais le maire de New York a décidé de re met t re de l’ord re dans sa ville. Dans ce nouveau dispositif, il n’y a pas de place pour les étalages des bouquinistes. Commence alors une chasse aux livre s menée manu militari. Le documentaire, tourné par Jason Rossette avec une caméra numérique, retrace un an de guérilla entre la police et lui, toujours prêt à détaler. Il pose aussi une question aujourd’h u i i m p ortante : de quel type d’ord re a besoin la « grosse pomme » ? Dans les rues du Village, les bouquinistes jouent à cache-cache avec la police. C’est que le maire de New York veut nettoyer sa ville…



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