Arte Magazine n°22 27 mai 2000
Arte Magazine n°22 27 mai 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de 27 mai 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : Arte partenaire de l'Exposition Universelle à Hanovre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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lundi 29 mai « Quand ils ont plus de papier pour écrire, ils font des gags sur les murs. » Après Ma 6.T va crack-er, Stomy Bugsy et Virgine Ledoyen tournent actuellement dans le prochain film de Jean-François Richet. Jean-François Richet (casquette) avec les acteurs du film. 22.50 Court-circuit - 1 re partie Raconte-moi la 6-T Court métrage d’Anne Sarkissian et Catherine Izembart (France, 1999-4mn40) Production : Nada LASEPTARTE Coup de cœur du jury aux Rencontres urbaines de La Villette 1999 Premier Prix du film d’animation et Deuxième Prix du public au Forum des images (Premiers films) 1999 L’origine des cités racontée par une enfant. Ce petit film d’animation raconte l’origine des cités et illustre leur brève histoire : immigration, délinquance, politique… Un clin d’œil volontairement naïf et enfantin au « problème des banlieues », en apéritif aux sombres visions de Jean-François Richet… 22.55 Ma 6.T va crack-er Film de Jean-François Richet (France, 1997-1h45mn) Scénario : Jean-François Richet, Arco DescatC. Avec : Arco DescatC., Jean-Marie Robert, Malik Zeggou, Moustapha Ziad, Karim Rezeg, Stomy Bugsy, Virgine Ledoyen Musique : White & Spirit (avec Assassin, KRS One, IAM, Stomy, Passi, Menelik, 2Bal-2Neg, etc.) Coproduction : Why Not Production, Actes Prolétariens, ARTE France Cinéma LASEPTARTE Une cité, des ados désœuvrés, des flics à l’a ffût. Jean-François Richet filme la part maudite de la société française, sans concessions mais non sans courage. Un film énervé, dérangeant et nécessaire. Arco, Malik et Mustapha sont des petits « diables » de la cité. Avec très peu de soutien parental, en échec s c o l ai re, ils passent leur temps à traîner. Et expulsent le trop-plein de pre s- sion sociale en se bagarrant avec d’autres enfants. D j e ff, J. M., Pete et Hamouda sont plus âgés. Chômeurs, ils traînent aussi dans la cité, cherchent les filles et défient la police. Lors d’une grande soirée hip-hop, c’est l’explosion : une fusillade éclate sur le parking, une voiture brûle, une bavure policière provoque une émeute… Graines de violence Ce film ne nous aime pas. Ce film nous fait p e ur. Comme un adolescent pro v o c a n t dont nous évitons de croiser le re g ard. D’un instant à l’autre il peut exploser, sans raison apparente. Dans la Haine, Mathieu Kassovitz inscrivait la violence des cités dans une vision plus large, qui incluait la violence historique de la déportation et la violence insidieuse du langage (cf. ARTE M a g a z i ne n°2, 5 janvier 1998). J e a n - François Richet privilégie une appréhension frontale (« à hauteur d’hommes, en focales moyennes ») de cette même violence. Ici, pas de romance, pas de lyrisme : Ma 6.T va crack-er plonge tout entier dans son sujet, et nous avec. Au risque de d é p l ai re, il assume la part brutale, incompréhensible, du « malaise des banlieues ».
Malgré toute sa rhétorique de gauchiste militant, malgré ses concessions à l’univers des lascars (la fusillade sur le parking), Richet sait filmer ce que personne ne veut v o ir. En témoigne la scène extraord i n ai re de la partie de basket : un match qui d é g é n è re, un prof débordé, des ados inaccessibles à la raison. Une sauvagerie qui fait froid dans le dos. Courageusement évacué à sa sort i e par les médias et la distribution, ce film dérangeant n’a pas eu l’audience qu’il méritait. Raison de plus pour saluer maintenant son audace et réévaluer sa rage, intacte. Ce film ne nous aime toujours pas, mais le temps travaille pour lui. Jean-François Richet a produit le disque 11’30 contre les lois racistes avec la participation de nombreux rappers. « Il y a des règlements de compte dans les cités comme dans le film. Peut-être pas quotidiens, mais ce sont des querelles permanentes, qui s’auto-alimentent, pour des prétextes souvent futiles, une histoire de filles, par exemple. C’est ce qu’on a vécu pendant le tournage. La violence est une soupape de sûreté. Le film aurait pu s’appeler « l’Impasse ». Les animaux en cage tournent en rond, et se blessent parfois contre leurs barreaux. » (Jean-François Richet) 00.30 Court-circuit - 2 e partie Bienvenue à San Salvario Court métrage d’Enrico Verra (Italie, 1998-26mn) Scénario : Enrico Verra, Marco Ponti Avec : Riccardo Lombardo, Fabrizio Monetti, Laura Curino, Elisabetta Elia, Hassan Masdrour Photographie : Gherardo Gossi Montage : Valentina Girono Son : Claudio Grandi ZDF Felix du meilleur court métrage européen 1999 Un quartier d’immigrés à Turin. Luca travaille comme photographe à Turin. Mais son style ne plaît pas aux journ a u x. Ses difficultés financières l’obligent à emménager dans le quartier San Salvario où les loyers sont à sa portée. Il commence à s’intéresser à ses voisins, re s s ort i s- sants de pays très divers. Pour gagner de l’argent, il fait leur portrait à domicile ou sur leur lieu de travail. Un profond attachement pour ce quartier grandit petit à petit en lui. Sur l’intégration Ce court métrage est le pilote qui lancera une série de films sur l’intégration. Il a reçu le Felix du meilleur court métrage européen en 1999. Né en 1962, Enrico Verra a fait ses études de littérature et de journalisme à Turin. Il a réalisé plusieurs courts métrages et docum en t ai res. Il est aussi critique de cinéma et l’un des cofondateurs de la revue L et t e r a. Ce court métrage italien est le pilote d’une série sur l’intégration en Europe. Fax ARTE à Cannes 2000 : 20 longs métrages sélectionnés ARTE est cette année particulièrement présente au Festival de Cannes avec 20 films, dont 14 en sélection officielle. Sélection officielle - en compétition Chansons du deuxième étage de Roy Andersson Kippour d’Amos Gitaï Bread and Roses de Ken Loach La noce de Pavel Lounguine Dancer in the Dark de Lars von Trier Code inconnu de Michael Hanek Sélection officielle - Un certain regard Capitaines d’avril de Maria de Medeiros Wild Blue de Thierry Knauff C’est la vie d’Arturo Ripstein La saison des hommes de Moufida Tlatli Saint-Cyr de Patricia Mazuy À la verticale de l’été de Tran Anh Hung Abschied de Jan Schütte Lost Killers de Dito Tsintsadze Quinzaine des réalisateurs Petite chérie d’Anne Villacèque Lumumba de Raoul Peck La captive de Chantal Akerman Faites comme si je n’étais pas là d’Olivier Jahan Werckmeister Harmoniak de Béla Tarr Semaine internationale de la critique De l’histoire ancienne d’Orso Miret Contact presse : Géraldine Musnier Grégoire Mauban : 01 55 00 70 47



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