Arte Magazine n°21 20 mai 2000
Arte Magazine n°21 20 mai 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de 20 mai 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : digitale fiction, petites caméras.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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d i m a n c h e21 mai Klaus Kinski Sur le tournage dantesque de Fitzcarraldo, un papillon tombe amoureux de Klaus Kinski. Il est bien le seul… ●●● taient Kinski, celui-ci savait en jouer pour n o urrir la scène… Plus tard, Herzog avouera s’être rendu, une nuit, près de la maison de l’acteur dans l’intention de l’assassiner ! Le plus drôle, c’est qu’en voulant nous c on v ai n c re de l’impossibilité de travailler avec Kinski, Herzog nous prouve surtout sa pro pre folie : après tout, les cinq films qu’ils ont tournés ensemble restent les meilleurs de leurs filmographies respectives ! Présenté à Cannes en 1999, ce document ai re recueillit une ovation à sa démesure : en bousculant les règles classiques de l’hommage, Werner Herzog, hier en panne d’inspiration, a réussi un grand film malade. Pour la sixième et dern i è re fois, Kinski/Nosferatu est revenu d’entre les morts pour sauver son cinéma. 10 - ARTE MAGAZINE n°21 - 20 mai > 26 mai 2000 22.15 Fitzcarraldo Film de Werner Herzog (Allemagne, 1982-2h31mn)-VF Scénario et réalisation : Werner Herzog Avec : Klaus Kinski (Fitzcarraldo), Claudia Cardinale (Molly), José Lewgoy (Don Aquilino), Paul Hittscher (Paul Rosenbrike, dit Oricono-Paul), Miguel Angel Fuentes Photographie : Thomas Mauch Montage : Beate Mainka-Jellinghaus Musique : Popol Vuh, Richard Strauss LA SEPTARTE (Rediffusion du 26 février 1992) Prix de la Meilleure réalisation à Cannes en 1982 Film Tourné au cœur de la forêt amazonienne, au prix de mille difficultés, ce film mythique est à l’image de son héros : un aventurier décidé à construire un opéra en plein jungle. Au début du siècle, Brian Sweeny Fitzgerald, dit Fitzcarraldo, reste en Amazonie péruvienne malgré l’abandon des travaux du chemin de fer dont il avait la re s- ponsabilité. Admirateur de Caruso, il rêve de le faire venir en Amazonie pour interpréter l’œ u v re de Verdi. Pour financer ce pro j et grandiose, il achète une concession de forêt inaccessible… Fitzcarraldo achète un bateau et re c rute un équipage avec l’aide de son amie Molly, tenancière d’une maison close. Il a décidé d’atteindre sa concession en remontant une rivière parallèle à l’Ucoyali, à travers une vaste zone inconnue peuplée d’Indiens. Son équipage l’abandonne mais les Indiens, attirés par la voix de Caruso sortant du gramophone, entourent le bateau. Ils finissent par l’aider à traverser la colline qui s é p a re les deux rivière s … Vert comme l’enfer Tout commence en 1977. Werner Herz o g se lance un nouveau défi : tourn e r Fitzcarraldo en plein cœur de la forêt amazonienne, à 2 000 kilomètres de toute civilisation. Il renoue avec le type de personnage fou, grandiose et mégalomane, qu’i n c arnait déjà Aguirre. Fitzcarr a l d o, conquérant de l’inutile, est un indomptable r ê v e ur. L’a v en t u re durera quatre ans, dont t rois ans de repérages. En 1981, une première version réunit Jason Robards et Mick Jagger dans les rôles principaux. Cinq semaines plus tard, le film est arr ê té. R o b ards, malade, est rapatrié aux États-
Unis. Herzog re prend le tournage avec Klaus Kinski et sans Mick Jagger, mais le film vire au cauchemar. L’idée centrale de F i t z c arr a l d o – faire passer un immense bateau au-dessus d’une colline – semble impossible à réaliser. Le sol boueux ne permet aucune prise pour les travaux, le matériel apporté par avion se détériore. Les Indiens, qui avaient signé un contrat det rois mois, restent six mois sur place. Le campement n’était pas prévu pour une durée aussi longue. Des dissensions apparaissent entre certaines tribus. L’a b s en c e de femmes déprime ceux qui les ont laissées chez eux. Le m a s s a to, alcool local, coule abondamment. L’ingénieur brésilien qui supervise les travaux trouve l’entrepriset rop périlleuse et démissionne. Herz o g décide de continuer sans lui. Enlisement, pluies, lassitude, accidents : le rêve fou d’H e rzog aboutira en novembre 1981. Let o urnage, dont on voit d’incro y a b l e s séquences dans Ennemis intimes, a épousé la dimension folle du sujet. 00.45 Klaus Kinski « Je ne suis pas un acteur » Documentaire de Christoph Rüter (Allemagne, 2000-45mn) Cobra Verde, l’ultime épopée d’un duo infernal. Prophète et diva, génie et caractériel, Kinski était trop hanté par son art pour se contenter d’un cinéma bien propre... En Allemagne, il joua Villon et le Christ, et sur l’écran mille et un rôles. Nikolaus Günther Nakszunski est né en 1926 à Zappot en Pologne. Après avoir grandi dans la misère, il est enrôlé dans l’armé e allemande à l’âge de seize ans. Il doit à sa captivité dans l’armée anglaise de monter pour la pre m i è re fois sur les planches. En 1946, il obtient un premier engagement au t h é â t re et fait ses débuts au cinéma dès 1948. De rôles insignifiants à des pre s t a t i on s re m arquées dans une kyrielle de western s - spaghetti aux côtés de Clint Eastwood, Claudia Cardinale, Mario Adorf ou Romy S c h ne i der, il se construit peu à peu une certaine renommée. Les quatre rôles de démes u re que lui propose Werner Herzog – A g u irre le conquistador, Nosferatu le vampire, Woyzeck le soldat et Fitzcarraldo le fou d’opéra – le font définitivement entrer dans la légende du cinéma. Mais Kinski se plaisait à dire qu’il était tout sauf acteur : « Je ne joue pas, je suis. » Ce qu’il préférait, au fond, c’était d’apparaître devant les foules dans le rôle du Christ ou de réciter publiquement, de longues soirées durant, des poèmes de Rimbaud et de Villon. Des « perf orma n c e s » qui lui valurent de développer avec son public des relations d’amour-haine assez uniques dans l’histoire des grands acteurs. Filmographie (nécessairement) sélective Dans la longue liste des quelque 120 films où Kinski a joué, les titres s’entre c h o qu en t, le meilleur (parfois) côtoie le pire (souvent). Quelques exemples : H a n u s s en, l’a s t ro l o g u e d’H i t l e r(1955), le Temps d’aimer et le temps de mourir (1959), le Vengeur défie Scotland Yard (1960), Et pour quelques dollars de plus (1964), le Docteur Jivago (1966), le Grand S i l en c e (1969), Macho Callahan se déchaîn e (1970), A g u irre, la colère de Dieu (1 9 7 2) , L’i m p ortant, c’est d’aimer (1974), Un génie, deux associés, une cloche (1975), J a c k l’é v en t re u r (1976), Nosferatu, fantôme de la n u i t (1978), Wo y z e c k (1978), F i t z c arr a l d o (1982), A n d ro ï de (1982), Fou à tuer (1 9 8 6) , Cobra Verd e (1 9 8 7). ARTE MAGAZINE n°21 - 20 mai > 26 mai 2000 - 11 Kinski Herzog cinq films, cinq aventures Aguirre, la colère de Dieu (1972) Nosferatu, fantôme de la nuit (1978) Woyzeck (1979) Fitzcarraldo (1982) Cobra Verde (1987)



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