Arte Magazine n°21 19 mai 2018
Arte Magazine n°21 19 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de 19 mai 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : le temps des égarés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mercredi 23 mai ARTE MAG N°21. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 MAI 2018 20 5.00 LM BERLIN LIVE Albert Hammond in Symphony Concert 6.15 M XENIUS Comment les lunettes améliorent la vision Magazine 6.45 LM REMUE-MÉNINGES La perspective forcée Programme jeunesse 7.10 L7 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 LM 360° GEO Costa Rica, le sanctuaire des paresseux Reportage 8.00 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 8.40 M CONTE DES MERS La baie de Gdansk Série documentaire 9.25 LM 1618 – LA DÉFENESTRATION DE PRAGUE Documentaire 11.10 LEM LE DERNIER TRAIN Documentaire 12.05 EM LA VIE SECRÈTE DES LACS Le lac General Carrera, une splendeur féroce Série documentaire 12.50 L7 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS Magazine 13.35 LM INSIDE LLEWYN DAVIS Film 15.35 LEM NIKOS, L’ÉPICIER AMBULANT Documentaire 16.30 7 E INVITATION AU VOYAGE Émission Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Diffusion en haute définition Disponible sur Internet durant sept jours après la diffusion Vidéo à la demande 17.10 7 R XENIUS Que nous dit une photo ? Magazine 17.35 7 ER JARDINS D’ICI ET D’AILLEURS Daitoku-ji (Japon) Série documentaire 18.05 7 R LES ÎLES DE SA MAJESTÉ Les Hébrides extérieures Série documentaire 19.00 MER LA VIE SECRÈTE DES LACS Tonlé Sap, le cœur battant du Cambodge Série documentaire 19.45 L7 ARTE JOURNAL 20.05 7 28 MINUTES Magazine 20.50 7 E TOUT EST VRAI (OU PRESQUE) Amy Winehouse Série d'animation 20.55 LE FILS DE SAUL Film 22.40 LER DESTRUCTION Sonderkommando Auschwitz-Birkenau Documentaire 23.35 R SOPHIE SCHOLL Les derniers jours Film 1.30 L7 M IPU – CONDAMNÉ À VIE Film Multidiffusion Rediffusion Version originale sous-titrée en français n 2.55 7 R SOUS LE JOUG DU NAZISME La Pologne résistante Documentaire 3.25 M ARTE REGARDS Magazine 4.00 LEM JARDINS D’ICI ET D’AILLEURS La Roche-Guyon (France) Série documentaire Version française Version originale sous-titrée en français LAKOON FILMGROUP - MAGYAR NEMZETI FILMALAP 20.55 Cinéma Cannes 2018 Le fils de Saul À Auschwitz, un déporté juif se bat pour offrir une sépulture à un enfant. Grand Prix à Cannes, un film choc au cœur de l’enfer des Sonderkommandos. Automne 1944, dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Juif hongrois, Saul Ausländer fait partie d’un Sonderkommando, l’unité spéciale composée de déportés juifs mise en place par les SS pour faire fonctionner les chambres à gaz. Retrouvé inconscient mais encore vivant, un jeune garçon gazé est examiné par un médecin. Lorsque son décès est constaté, Saul se porte volontaire pour le transporter jusqu’à l’infirmerie, où il doit être autopsié. Se prenant à croire que la petite victime était son fils, Saul se met en tête de trouver un rabbin qui dira pour lui le kaddish. Et alors qu’un groupe de prisonniers prépare une insurrection, bravant l’implacable loi du camp, il se met en devoir de donner une sépulture à l’enfant. DANTESQUE Pousser les vivants vers la mort, ramasser leurs vêtements, évacuer leurs cadavres, récurer le sol, jeter par brouettes entières leurs cendres dans le fleuve... Derniers rouages de la machine d’extermination, eux-mêmes promis à la mort dont ils sont les exécutants, les Sonderkommandos se contraignent à faire vite, toujours plus vite, pour éviter les coups ou les balles. Au plus près de son héros, donnant une vision parcellaire et parfois floue de ce qui l’entoure, Le fils de Saul est un film choc sur l’organisation démentielle de la solution finale. Plongé dans un monde dantesque, pris dans un flot ininterrompu de cris, de coups, d’ordres hurlés et de corps suppliciés, Saul s’accroche avec l’énergie du désespoir à sa foi, à ce qui demeure encore en lui d’humanité intacte. Avec ce premier film, le Hongrois Laszlo Nemes fait plus que frapper fort  : par un torrent de perceptions sensorielles et d’images de cauchemar, il nous immerge au cœur même de l’enfer. Grand Prix, Cannes 2015 - Meilleur film étranger, Oscars 2015, Golden Globes 2016, Bafta 2017 (Saul fia) Film de Laszlo Nemes (Hongrie, 2015, 1h47mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Laszlo Nemes, Clara Royer - Avec  : Géza Röhrig (Saul Ausländer), Levente Molnár (Abraham), Urs Rechn (Biedermann), Sandor Zsoter (le médecin), Jerzy Walczak (le rabbin Frankel) - Production  : Laokoon Filmgroup, Hungarian National Film Fund, Sam Spiegel International Lab
22.40 Histoire Destruction Sonderkommando Auschwitz-Birkenau Chargés de faire fonctionner les fours crématoires, de très rares déportés des «commandos spéciaux» ont pu témoigner. Emil Weiss fait résonner à nouveau leurs voix défuntes dans le premier volet de sa trilogie Destruction. Lorsque l’Armée rouge pénètre dans le complexe concentrationnaire d’Auschwitz- Birkenau, le 27 janvier 1945, elle trouve les quatre fours crématoires dynamités par les nazis, qui ont cherché ainsi à effacer leurs crimes. Ce sont les Sonderkommandos, ces équipes spéciales de déportés sélectionnés par les SS, qui étaient contraints de les faire fonctionner. Témoins ultimes de l’extermination de leur peuple par la machine de mort des nazis, ils devaient mourir infailliblement au bout de quatre mois. Mais quelques-uns parvinrent à survivre aux massacres et quatre d’entre eux – Szlama Dragon, Henryk Tauber, Alter Feinsilber ainsi que le médecin Miklos Nyisli – purent témoigner devant les tribunaux de l’après-guerre. MODE OPÉRATOIRE Dans les semaines, les mois qui suivirent, et même parfois plusieurs décennies après, des manuscrits rédigés en yiddish furent retrouvés, qui avaient été enfouis sous les cendres autour des crématoires  : ceux de Zalmen Gradowski, Leib Langfus et Zalmen Lewental. Le premier, l’un des organisateurs du soulèvement armé des Sonderkommandos du crématoire 3, survenu en octobre 1944, fut tué avec 451 de ses compagnons ; les deux autres furent exécutés deux mois avant la libération du camp. Comme les dépositions des survivants, ces manuscrits, rédigés dans l’urgence et en cachette, révèlent le mode opératoire de la solution finale, car l’angoisse de voir les nazis parvenir à effacer leur crime s’ajoutait à l’enfer vécu par leurs auxiliaires forcés. Ce qui rend ces mots soutenables, c’est le combat de leurs auteurs pour préserver leur propre humanité, exprimer leur douleur, décrire l’horreur. En arpentant aujourd’hui le camp d’Auschwitz-Birkenau, en scrutant les décombres des fours, les baraquements, les arbres qui ont poussé, Emil Weiss donne à entendre leurs voix défuntes. Documentaire d’Emil Weiss (France, 2007, 52mn) Coproduction  : ARTE France, MWP Productions (R. du 23/1/2008) 23.35 Cinéma Sophie Scholl Les derniers jours Le portrait bouleversant d’une jeune résistante allemande face à la machine totalitaire nazie. Au début de l’année 1943, un groupe d’étudiants d’obédience pacifiste fonde à Munich un mouvement de résistance appelé La Rose blanche. Alors que les combats s’enlisent sur le front de l’Est, Sophie Scholl, son frère Hans et leurs compagnons couvrent la ville de slogans dénonçant la folie meurtrière d’Hitler. Sophie et Hans, à peine âgés d’une vingtaine d’années, sont arrêtés alors qu’ils jettent des paquets de tracts à l’université. Interrogée pendant plusieurs jours par Robert Mohr, un agent de la Gestapo, Sophie Scholl fait preuve d’un courage inaltérable, refusant de livrer ses compagnons ou de renier ses idéaux. Elle est exécutée, ainsi que son frère et leur ami Christoph Probst, au terme d’un procès expéditif et caricatural. UNE HÉROÏNE TRÈS DISCRÈTE Couverte de récompenses dans les festivals internationaux, cette reconstitution des six derniers jours de la courte vie de la jeune Sophie Scholl, figure lumineuse de la résistance allemande au nazisme, a rencontré un grand succès auprès du public, notamment outre-Rhin. Construit autour de la confrontation entre la jeune fille et l’agent de la Gestapo chargé de conduire son interrogatoire, ce film à la mise en scène sobre et épurée prend peu à peu la forme d’un huis clos glaçant, grâce à son scénariste Fred Breinersdorfer, qui a pu s’appuyer sur des notes précises comprenant les procès-verbaux des interrogatoires menés par la Gestapo, conservées dans les archives ouvertes au public après la chute du mur de Berlin. Julia Jentsch incarne avec douceur et conviction cette figure de l’héroïsme. Ours d’argent du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice (Julia Jentsch), prix du jury œcuménique, Berlinale 2005 (Sophie Scholl – Die letzten Tage) Film de Marc Rothemund (Allemagne, 2005, 1h57mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Fred Breinersdorfer - Avec  : Julia Jentsch (Sophie Magdalena Scholl), Gerald Alexander Held (Robert Mohr), Fabian Hinrichs (Hans Scholl), Florian Stetter (Christoph Probst) - Coproduction  : Broth Film, Goldkind Filmproduktion, BR, SWR, ARTE - (R. du 14/6/2007) mercredi 23 mai ARTE MAG N°21. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 MAI 2018 21



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