Arte Magazine n°21 19 mai 2018
Arte Magazine n°21 19 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de 19 mai 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : le temps des égarés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 21 mai ARTE MAG N°21. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 MAI 2018 16 20.50 Cinéma Cannes 2018 Inside Llewyn Davis À New York, au début des années 1960, un chanteur de folk tente désespérément de percer. Avec une irrésistible mélancolie, les frères Coen portent à l’écran les tribulations d’un fantastique loser. ALISON ROSA- STUDIOCANAL Greenwich Village, 1961. Alors qu’un hiver vigoureux s’abat sur New York, Llewyn Davis, un musicien de folk, lutte pour vivre de sa musique. Errant de club en club, sa guitare à la main, il enchaîne les déconvenues, à commencer par les humiliations infligées par Jean, son ex-petite amie chanteuse qui lui en veut férocement de l’avoir mise enceinte. Devenue sa rivale, elle se produit sur la scène du Gaslight Café avec Jim, un chanteur de folk à succès qu’il déteste. À cela s’ajoutent les fugues répétées d’Ulysse, le chat roux dont on lui a confié la garde, et les innombrables arnaques de ses agents. Cherchant à échapper à ce mauvais karma, le musicien part auditionner à Chicago pour le géant de la musique Bud Grossmann, croisant sur son chemin un insupportable jazzman... LE BLUES DU FOLK Au travers d’une sublime photographie qui entre pour beaucoup dans l’ineffable mélancolie du film, les frères Coen, fans inconditionnels de folk, dressent le portrait plein d’ironie et de tendresse d’un puriste luttant à contre-courant dans un univers de plus en plus commercial. Adorable loser, leur héros s’inspire de Dave Van Ronk, l’une des principales figures de ce Greenwich Village qui fut le berceau du folk, avec Bob Dylan, dont le règne s’annonce dans la scène finale. La bande originale de T-Bone Burnett, essentiellement faite de reprises, rend un vibrant hommage à cette période clé de l’histoire de la musique populaire américaine. Des prestations remarquables revisitent ainsi les plus beaux morceaux du répertoire, tantôt avec Oscar Isaac, magnifique dans le rôle principal et particulièrement émouvant sur scène (comme dans le solo «Hang me, oh Hang me»), tantôt avec le duo formé par Carey Mulligan et Justin Timberlake, qui revisite l’incontournable «Five Hundred Miles». Grand Prix, Cannes 2013 Film d’Ethan et Joel Coen (États-Unis, 2013, 1h40mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Ethan et Joel Coen Avec  : Oscar Isaac (Llewyn Davis), Justin Timberlake (Jim Berkey), Carey Mulligan (Jean), Garrett Hedlund (Johnny Five), John Goodman (Roland Turner), Adam Driver (Al Cody), Max Casella (Pappi Corsicato), Murray Abraham (Bud Grossman) Musique  : T-Bone Burnett - Production  : Studiocanal, CBS Films
LES FILMS DES TOURNELLES 22.35 Cinéma Cannes 2018 Les deux amis Un soupirant éconduit demande à son meilleur ami de l’aider à conquérir sa belle. Alliant humour et tendresse, un chassé-croisé amoureux brillamment interprété. Depuis qu’il a croisé le regard de Mona, vendeuse belle comme le jour dans une sandwi cherie de gare, Clément est tombé follement amoureux. Mais malgré ses efforts pour conquérir celle qui occupe toutes ses pensées, il est invariablement éconduit. Car Mona a un secret  : bénéficiant d’un régime de semiliberté, elle dort tous les soirs en prison. Désespéré par ses refus, Clément demande à Abel, son seul ami, de plaider sa cause... JOYEUSEMENT LYRIQUE Le premier long métrage, très réussi, de Louis Garrel, acteur au cinéma comme au théâtre et réalisateur d’une poignée de courts, cite une fable de La Fontaine, Parole de Socrate  : «Ami, rien n’est plus commun que le nom, rien n’est plus rare que la chose.» Mais Louis Garrel et son coscénariste Christophe Honoré s’inspirent surtout, avec une belle liberté, des Caprices de Marianne de Musset, s’orientant vers une forme joyeusement lyrique, contemporaine et parfois franchement foutraque, en alliant vitesse, humour et tendresse. Il y a surtout dans Les deux amis une justesse de chaque instant que l’on retrouve aussi bien dans les situations que dans le jeu, admirable, des trois comédiens principaux. Garrel nous offre aussi, l’air de rien, une balade poétique et buissonnière à travers nos souvenirs du cinéma français. Contre toute attente, il ne convoque pas exclusivement la Nouvelle Vague et ses héritiers mais plutôt Claude Sautet – pour le triangle amoureux et les ambiances parisiennes – et certaines comédies populaires reposant sur des duos masculins antagonistes, à la fois inséparables et mal assortis. Comme si César et Rosalie marchaient à l’ombre... Lire page 4 Semaine de la critique, Cannes 2015 Film de Louis Garrel (France, 2015, 1h36mn) - Scénario  : Louis Garrel, Christophe Honoré - Avec  : Golshifteh Farahani (Mona Dessaint), Vincent Macaigne (Clément), Louis Garrel (Abel), Mahaut Adam (Colette), Pierre Maillet (le réceptionniste), Christelle Deloze (la directrice de prison) Coproduction  : ARTE France Cinéma, Les Films des Tournelles Retrouvez en intégralité cette critique d’Olivier Père, directeur du Cinéma d’ARTE France, sur son blog. LES FILMS DU BALIBARI 0.10 La lucarne Intérieur Des inconnus se succèdent dans une chambre d’hôtel de Cali, en Colombie, laissant entrapercevoir un pan de leur vie privée et, au-delà, de leur pays. Impassible, une jeune femme change malhabilement les draps. Derrière la porte, un homme lui lance des appels énamourés qu’elle laisse sans réponse. Plus tard, elle referme la porte et rejoint son petit garçon endormi. La chambre est plongée dans l’obscurité lorsqu’un vieil homme, une rose à la main, s’installe. Pendant que dans la salle de bains celle qui l’accompagne se nettoie délicatement le visage, il pointe la télécommande vers la télé. Il est question des salaires en Colombie. Quand une chanson sortie d’un transistor envahit la chambre, tous deux dansent langoureusement... INTIMITÉS De ces hommes et de ces femmes filmés dans cette chambre d’hôtel de Cali, on ne sait rien. Pourtant, au détour d’un appel téléphonique ou d’une occupation insolite, ils livrent en instants fugaces un pan de leur intimité, nous immergeant peu à peu, indirectement, dans une réalité autre, celle de la Colombie. La manière parcimonieuse avec laquelle tous, ou presque, usent de l’eau en dit long, par exemple, sur le trésor qu’elle représente dans leur pays. Documentaire de Camila Rodríguez Triana et Hermes Paralluelo (Colombie/France, 2017, 1h21mn) Production  : Heka Film S.A.S., Les Films du Balibari, en association avec ARTE France-La lucarne Sur arte.tv/lalucarne, retrouvez une sélection de films emblématiques de «La lucarne» disponibles pendant plusieurs mois, ainsi que des entretiens avec leurs réalisateurs. lundi 21 mai ARTE MAG N°21. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 MAI 2018 17



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