Arte Magazine n°21 16 mai 2020
Arte Magazine n°21 16 mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de 16 mai 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 26

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : the Square avec Claes Bang.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mercredi 20 mai ARTE MAG N°21. LE PROGRAMME DU 16 AU 22 MAI 2020 18 5.00 M MIDORI JOUE BACH «Sonate en mi majeur» et «Partita en ré mineur pour violon seul» Concert 6.10 M XENIUS Les trous noirs  : dernières découvertes Magazine 6.35 M SQUARE IDÉE Politique  : les conservateurs sont-ils périmés ? Magazine 7.05 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.10 LEM GEO REPORTAGE Valparaíso, la ville des ascenseurs Reportage 7.55 L R LE CAUCASE EN 30 JOURS Direction Tbilissi, capitale de la Géorgie Série documentaire 8.40 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.20 LEM MONUMENTS SACRÉS Églises – La quête de la lumière Collection documentaire 11.15 M URUGUAY – GAUCHOS, TANGO ET ÉLÉGANCE LATINE Documentaire 12.05 M URUGUAY – SUR LES RIVES DU RÍO DE LA PLATA Documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS Reportage 13.35 LE CORSAIRE NOIR Film (VF) 15.35 M LA SUISSE  : PETIT PAYS, GRANDE HISTOIRE Documentaire Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay Vidéo à la demande 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission 17.10 R XENIUS Le biométisme appliqué à la santé Magazine 17.45 ER ENQUÊTES ARCHÉOLOGIQUES Le secret des lignes de Nazca Série documentaire 18.15 ER LA VIE SECRÈTE DES LACS Le lac Natron, aux extrêmes de la vie Série documentaire 18.55 L ER PLANÈTE SABLE La Chine en guerre contre le «dragon jaune» Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.52 L ER TU MOURRAS MOINS BÊTE Quand pourrons-nous voyager comme dans «Alien» ? Série d’animation 20.55 D HAPPY END Film 22.45 CINEMA AUSTRIA Les 112 premières années Documentaire 23.40 HARMONIUM Film 1.35 L R WHITE GOD Film 3.35 L ER PAYSAGES D’ICI ET D’AILLEURS Le marais poitevin Série documentaire 4.00 ARTE REGARDS Reportage Multidiffusion Rediffusion Versions linguistiques disponibles Disponibilité en ligne Date de disponibilité Date de fin de replay en avant-première LES FILMS DU LOSANGE 20.55 Cinéma Spécial Festival de Cannes chez vous Happy End Perversion, mépris de classe, pulsions de mort  : par Michael Haneke, le portrait traversé d’humour glacé d’une famille bourgeoise de Calais, magistralement emmené par Jean-Louis Trintignant et Isabelle Huppert. Figures de la grande bourgeoisie calaisienne, les Laurent cohabitent dans un opulent hôtel particulier. Tandis que le patriarche sénescent cherche à se supprimer, sa fille aînée, Anne, à la tête de l’entreprise familiale de BTP, se débat avec un grave accident de chantier et le mal-être de son fils unique, Pierre, héritier rétif adepte des coups d’éclat en public. De son côté, Thomas, le frère d’Anne, chirurgien et jeune papa, libère ses fantasmes sexuels dans une relation adultérine, tout en faisant face au retour dans sa vie de sa fille de 13 ans, Ève, portée sur les écrans et les médicaments, dont la mère est hospitalisée suite à une overdose d’antidépresseurs... ARIDITÉ Si elle est injectée d’humour, cette chronique quotidienne de l’indifférence bourgeoise n’en est pas moins pénétrée de l’implacabilité du regard de Michael Haneke. Dans une ville de Calais où la tragédie des migrants – surgie au milieu d’une réception guindée – côtoie celle des ouvriers accidentés et des immigrés esclavagisés, le réalisateur capte, au fil d’une narration fragmentée, tout en ellipses et révélations différées, l’aridité des sentiments, les faux-semblants et la perversion qui gouvernent ses personnages. En compétition au Festival de Cannes 2017, un portrait choral délicieusement acerbe, porté par un casting de premier plan  : aux côtés de Mathieu Kassovitz, Isabelle Huppert ou Franz Rogowski, l’immense Jean-Louis Trintignant et la jeune Fantine Harduin se livrent à un saisissant face-à-face mortifère où resurgit le souvenir d’Amour, l’un des chefs-d’œuvre du cinéaste. Sélection officielle, Cannes 2017 Film de Michael Haneke (Allemagne/France/Autriche, 2017, 1h43mn) - Scénario  : Michael Haneke - Avec  : Isabelle Huppert (Anne), Jean-Louis Trintignant (Georges), Mathieu Kassovitz (Thomas), Fantine Harduin (Ève), Franz Rogowski (Pierre) Coproduction  : ARTE France Cinéma, X Filme Creative Pool, Les Films du Losange, Wega Film, France 3 Cinéma, WDR, BR 26/5
22.45 Le documentaire culturel Spécial Festival de Cannes chez vous Cinema Austria Les 112 premières années Du «Little Hollywood» des débuts au succès mondial des «feel bad movies», une traversée passionnante du cinéma autrichien en compagnie de ses plus célèbres représentants, comme Michael Haneke et Christoph Waltz. C’est durant l’âge d’or de la Sécession viennoise qu’éclot le septième art autrichien. Après la chute de l’Empire austro-hongrois, en 1918, le producteur Sascha Kolowrat-Krakowsky, à la tête de la société Sascha-Film, et la pionnière Luise Kolm-Fleck, cofondatrice des studios Rosenhügel, font les beaux jours du cinéma muet, rivalisant avec Hollywood, du blockbuster Sodome et Gomorrhe, signé Michael Curtiz – lequel s’appelait encore Kertész –, à La ville sans Juifs, satire dénonçant ouvertement la montée de l’antisémitisme. Dans les années 1930, de nombreuses stars fuient la menace hitlérienne, tandis que l’avènement du parlant restreint les ambitions autrichiennes. Rattachée à l’Allemagne dès 1933, la production cinématographique se divise désormais en deux catégories  : les films sans interprètes juifs et les «films d’émigrés», emmenés par la pétillante Franziska Gaal. Après l’Anschluss, la propagande nazie envahit les écrans. Alors qu’au sortir de la guerre les Autrichiens s’efforcent d’esquiver ce douloureux passé à travers des films commerciaux, Otto Preminger, exilé aux États-Unis, confronte son pays natal à son honneur perdu dans Le cardinal, en 1963. La création du musée du Cinéma autrichien, un an plus tard, amorce une renaissance. Entre horreur et comédie, les cinéastes vont s’affranchir de la bienséance pour regarder bien en face l’implacable réalité dans des «feel bad movies» salués par la critique internationale. QUÊTE DE VÉRITÉ Des classiques des origines aux chefs-d’œuvre contemporains, entre évasion et quête de vérité, Frederick Baker retrace la captivante épopée du cinéma autrichien avec le renfort d’un prestigieux casting  : les réalisateurs oscarisés Michael Haneke et Stefan Ruzowitzky, mais aussi Ulrich Seidl, Jessica Hausner, Christoph Waltz ou Klaus Maria Brandauer. Documentaire de Frederick Baker (Autriche, 2019, 55mn) - Coproduction  : Film Bäckerei, ORF/ARTE 18/6 23.40 Cinéma Spécial Festival de Cannes chez vous Harmonium 2016 FUCHI NI TATSU FILM PARTNERS & COMME DES CINEMAS Sans consulter sa femme, Toshio accepte d’héberger un ancien détenu. Ce drame japonais percutant sonde les abîmes de violence et de solitude enfouis dans une vie de famille ordinaire. Ex-détenu, Yasaka se présente à l’atelier de Toshio et lui demande impérieusement de l’aide. Les deux hommes semblent liés par un lourd secret. Embauché à l’atelier, hébergé chez Toshio qui n’a pas jugé bon de consulter Akié, son épouse protestante, Yasaka se rend vite indispensable à la maison, où il apprend à la petite Hotaru à jouer de l’harmonium. D’abord réticente, la pieuse Akié en vient à apprécier cet homme aimable, plus expansif que son mari. Un jour, Yasaka lui confie qu’il a fait de la prison pour meurtre et qu’il regrette infiniment ses fautes passées. Au cours d’une promenade, il étreint la jeune femme, troublée, qui finit par le repousser. BASCULEMENT Par la venue du magnétique Yasaka, qui emportera avec lui son mystère – séducteur manipulateur, instrument du destin, homme brisé ? –, cette famille nichée dans la banalité de son pavillon-atelier va imploser sous la pression des non-dits, de la solitude, de la culpabilité et d’une violence refoulée. Celle-ci recouvre aussi bien la faute tue obstinément par Toshio que l’agressivité réprimée qu’on peut nourrir à l’égard des siens, telles ces araignées dévorées par leurs enfants, évoquées ingénument par Hotaru. Lézardé en son milieu par un événement traumatique, Harmonium bascule et passe du récit intimiste à un thriller glaçant teinté de fantastique. Prix du jury, Un certain regard, Cannes 2016 (Fuchi ni tatsu) Film de Koji Fukada (France/Japon, 2016, 1h55mn, VOSTF) Scénario  : Koji Fukada - Avec  : Tadanobu Asano (Yasaka), Mariko Tsutsui (Akié), Kanji Furutachi (Toshio), Taiga (Takashi), Momone Shinokawa (Hotaru enfant), Kana Mahiro (Hotaru adolescente) - Production  : Comme des Cinémas, Nagoya Broadcasting Network 26/5 Suivi, à 1.35, de White God de Kornél Mundruczó, prix Un certain regard au Festival de Cannes 2014. mercredi 20 mai ARTE MAG N°21. LE PROGRAMME DU 16 AU 22 MAI 2020 19



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