Arte Magazine n°2022-04 22 jan 2022
Arte Magazine n°2022-04 22 jan 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2022-04 de 22 jan 2022

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : la corde, minisérie de Dominique Rocher.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINÉMA 1973 NATIONAL FILM VENTURES/ANTHONY B. RICHMOND Winter of Mysteries Ne vous retournez pas Après avoir perdu son enfant, un couple (Julie Christie et Donald Sutherland) séjourne dans une Venise en proie à d’horribles meurtres. Un saisissant thriller psychologique à la lisière du fantastique. En Angleterre, une fillette se noie dans un lac et ses parents interviennent trop tard pour la sauver. Peu de temps après le drame, le jeune couple arrive à Venise où l’homme, architecte, est chargé de restaurer une église. Son épouse fait la connaissance de deux étranges sœurs dont l’une, aveugle, est médium. Tandis qu’une série de crimes sadiques ensanglante Venise, l’architecte aperçoit une silhouette de petite fille dans les dédales de la ville et croit reconnaître son enfant décédée... COMPOSITE Adapté d’une nouvelle de Daphne Du Maurier, Ne vous retournez pas peut être considéré sans hésitation comme le chef-d’œuvre de Nicolas Roeg, directeur de la photographie britannique, spécialiste des couleurs violentes (Fahrenheit 451, Le masque de la mort rouge, Petulia...) passé à la mise en scène en 1968 avec Performance. La coïncidence entre le maniérisme de la mise en scène de Roeg, le caractère morbide de l’histoire et la beauté croupissante de Venise donnent naissance à un magnifique thriller psychologique aux frontières du fantastique et de l’occulte, à la 12 ARTE MAG N°4 LE PROGRAMME DU 22 au 28 janvier 2022 croisée de deux cultures cinématographiques, italienne et anglaise. À l’époque de sa sortie, le film retint surtout l’attention en raison d’une scène d’amour jugée particulièrement réaliste. Entièrement construit sur des effets de montage, qui mélangent les étapes successives d’une relation sexuelle banale, c’est aujourd’hui l’élément le plus daté du film. En revanche, Ne vous retournez pas passionne parce qu’il mêle des influences d’horizons divers, sorte de synthèse entre un cinéma intellectuel et un autre plus trivial. Meilleure image (Anthony B. Richmond), Bafta Awards 1974 (Don’t Look Now) Film de Nicolas Roeg (Royaume-Uni/Italie, 1973, 1h45mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Alan Scott, Chris Bryant, d’après la nouvelle de Daphne Du Maurier Avec  : Julie Christie, Donald Sutherland, Hilary Mason, Clelia Matania, Massimo Serato, Renato Scarpa - Production  : Casey Productions, Eldorado Films - (R. du 21/10/2013) # mercredi 26/01 à 23.40 @ du 26/01/2022 au 27/01/2022 1990 REVERSAL FILMS, INC. ALL RIGHTS RESERVED Winter of Mysteries Le mystère von Bülow Claus von Bülow a-t-il tenté d’assassiner sa richissime épouse ? Barbet Schroeder signe une peinture cruelle de la grande bourgeoisie américaine, avec GlennClose, superbe, et Jeremy Irons, magistral. Le 22 décembre 1980, la richissime Sunny von Bülow est retrouvée inanimée dans la salle de bains de sa luxueuse demeure de Newport. A-t-elle voulu se suicider ou bien son mari Claus a-t-il tenté de l’assassiner en lui inoculant une dose massive d’insuline ? Claus, condamné, fait appel et engage un éminent avocat, professeur de droit à Harvard, qui prouve son innocence. Le 10 juin 1985, Claus est acquitté... MOTIVATIONS SECRÈTES Film d’une suprême élégance dans la tradition de JosephL. Mankiewicz, Le mystère von Bülow raconte le drame d’un couple aux rapports faussés par l’argent. La mise en scène aérienne et fluide de Barbet Schroeder (Le vénérable W., La vierge des tueurs...) épouse tour à tour le point de vue de Sunny (GlennClose), altière, ironique, névrosée, et celui de Claus (Jeremy Irons), guindé et British jusqu’au bout des ongles. Quelles sont leurs motivations secrètes ? Le film suggère des pistes, émet des hypothèses, mais garde le mystère, tout en brossant une peinture cruelle de la grande bourgeoisie américaine, arrogante et pathétique. Meilleur acteur (Jeremy Irons), Oscars, Golden Globes et Prix David di Donatello 1991 (Reversal of Fortune) Film de Barbet Schroeder (États-Unis, 1990, 1h50mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Nicholas Kazan, d’après le livre d’Alan Morton Dershowitz - Avec  : Jeremy Irons, GlennClose, Ron Silver, Annabella Sciorra, Uta Hagen, Fisher Stevens Production  : Reversal Films - (R. du 05/10/2008) # dimanche 23/01 à 21.00
Winter of Mysteries Le jour des morts-vivants Dans ce troisième volet de sa saga des morts-vivants, George A. Romero entrelace film d’action et théâtre grand-guignol en une mordante critique sociale. Sarah est réveillée par un cauchemar dans lequel des centaines de mains traversent une cloison pour l’atteindre, mais se retrouve piégée dans une réalité plus cauchemardesque encore. Avec trois hommes, dont son compagnon Miguel, elle survole une ville dévastée à la recherche d’un signe de vie. Alors qu’ils atterrissent, une troupe de zombies dévorés par les vers s’avancent vers eux... RESTER HUMAIN ? Commencée en 1968 avec La nuit des morts-vivants, la saga de George A. Romero, ponctuée en 2010 par un sixième opus, Le vestige des morts-vivants, appartient à la grande histoire du cinéma d’horreur. Chaque volet confirme le talent de l’auteur à ériger un film d’action efficace en miroir critique d’une époque. Avec son scénario carburant comme toujours à la bêtise humaine – militaire et masculine essentiellement –, Le jour des morts-vivants s’inscrit dans les années Reagan. Est-ce la raison de sa férocité particulière ? Plus gore que jamais, Romero use du bruitage pour amplifier des effets visuels particulièrement éprouvants, mais teintés d’humour, dans la droite ligne du théâtre de grand-guignol. La pitié qu’il porte à ses hordes de mornes zombies n’en est que plus saisissante, comme si l’humanité avait changé de camp, désertant le monde des vivants. (Day of the Dead) Film de George A. Romero (États-Unis, 1985, 1h44mn, VOSTF) - Scénario  : George A. Romero - Avec  : Lori Cardille, Terry Alexander, Joseph Pilato, Jarlath Conroy, Anthony Dileo Jr, Richard Liberty, Sherman Howard, John Amplas - Production  : Laurel Production (R. du 25/10/2007) UNITED FILM DISTRIBUTION COMPANY # jeudi 27/01 à 23.30 @ du 27/01/2022 au 25/07/2022 MOVIEPIX/GETTY IMAGES Documentaire Julie Andrews La mélodie d’une vie Comédienne à la voix cristalline et à la joie de vivre contagieuse, Julie Andrews a enchanté le cinéma et Broadway à travers une poignée de rôles iconiques. Portrait d’une artiste aux multiples facettes, experte dans l’art de se renouveler. Plus d’un demi-siècle après son apparition dans le ciel de Londres, Julie Andrews demeure la nurse la plus adulée de la planète. Née en 1935 en Angleterre, l’inoubliable interprète de Mary Poppins (1964) a connu une enfance moins riante que ses petits protégés  : bluffés par sa voix couvrant cinq octaves, qui apaisait les âmes apeurées pendant le Blitz, sa mère, pianiste, et son beau-père, chanteur alcoolique aux mains baladeuses, la retirent de l’école à 13 ans pour courir les cachets de music-hall à leurs côtés. Après une puberté difficile, Julie Andrews conquiert Broadway à 17 ans, dans The Boy Friend, puis My Fair Lady. Dépossédée, au profit d’Audrey Hepburn, du rôle d’Eliza Doolittle dans l’adaptation cinématographique de George Cukor, l’actrice prend une éclatante revanche grâce à Walt Disney, qui la propulse, sous son parapluie magique, sur la scène des Oscars. En 1965, La mélodie du bonheur de Robert Wise achève de la consacrer star planétaire. Mais, hantée par la déchéance de ses parents, Julie Andrews enchaîne dès lors les films (et les flops) à une cadence effrénée, du Rideau déchiré CINÉMA d’Alfred Hitchcock à Darling Lili, réalisé par son second mari, Blake Edwards. Blacklisté par les studios, le couple signera un retour triomphal en 1982 avec l’anticonformiste Victor Victoria. Désormais icône queer, Julie Andrews transporte ce succès à Broadway en 1995, jusqu’à ce que sa voix, épuisée, se brise à jamais. À 80 ans passés, elle continue pourtant d’enchanter le public, entre doublage de films d’animation (Moi, moche et méchant), émissions de télé et livres pour enfants. PERFECTIONNISME PÉTILLANT D’extraits de films et de spectacles en archives imprégnées de son savoureux humour anglais, ce portrait en mouvement balaie la prolifique carrière d’une artiste aux innombrables talents, qui a su surmonter ses échecs en se réinventant avec la même soif de perfection. Documentaire d’Yves Riou (France, 2019, 51mn) Coproduction  : ARTE France, Zadig Productions (R. du 14/06/2020) # dimanche 23/01 à 22.50 @ du 16/01/2022 au 24/02/2022 LE PROGRAMME DU 22 au 28 janvier 2022 ARTE MAG N°4 13



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