Arte Magazine n°2022-02 8 jan 2022
Arte Magazine n°2022-02 8 jan 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2022-02 de 8 jan 2022

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : le verbe et le poing, sur le destin de Mohamed Ali.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LES TEMPS FORTS BRIAN LEITH PRODUCTIONS 2020 SÉRIE DOCUMENTAIRE L’homme et la nature, un nouveau départ Tandis que l’homme prend conscience de son impact grandissant sur la planète, des scientifiques, des gouvernements et des citoyens œuvrent pour régénérer des écosystèmes détériorés, en faisant de la nature leur meilleure alliée. Un voyage aux quatre coins du monde à la découverte de son étonnante résilience. 1. L’éveil L’assèchement du canal de Panamá au début des années 1980 a rappelé le rôle crucial joué dans le cycle de l’eau par les forêts alentour, rasées dix ans plus tôt par les pouvoirs publics pour en faire des pâturages. Alors qu’un quart de la surface du pays est désormais situé en zone protégée, la végétation a repris ses droits et l’eau stockée dans des sols à la capacité d’absorption améliorée alimente à nouveau le canal. De l’autre côté de l’océan, au Mozambique, la disparition des gros mammifères, chassés pendant la guerre civile, entre 1977 et 1992, a détruit l’impressionnante biodiversité du parc national de Gorongosa. Leur réintroduction, avec l’implication des populations locales, a fait renaître ce joyau naturel. 2. Le temps de comprendre Dans l’Ouest américain, les loups, auparavant redoutés et massacrés, ont enfin été reconnus comme une clé de voûte de l’écosystème. Leur retour dans le parc national de Yellowstone, dû à l’action de l’homme, a permis de restaurer l’équilibre écologique du territoire. Il en va de même en Chine, dans les campagnes du Hubei, 6 ARTE MAG N°2 LE PROGRAMME DU 8 au 14 janvier 2022 où le retour des lucioles a transfiguré l’environnement et la vie des paysans, qui, depuis, reconsidèrent la valeur de ces coléoptères. 3. L’ère du changement Le Bhoutan, bien qu’il soit le seul pays au monde à présenter un bilan carbone « négatif » (ses arbres absorbent plus de CO ² que ce que sa population produit), est fortement menacé par le réchauffement climatique. Ses habitants déplacent de gigantesques blocs de pierre dans l’Himalaya pour empêcher les lacs, gonflés par la fonte des glaces, de déborder. Face à l’urgence environnementale, la reforestation de la planète pourrait permettre de capter de grandes quantités de gaz à effet de serre. Mais les forêts sont loin d’être les seuls écosystèmes à absorber le CO ². Les tourbières, les phytoplanctons ou les herbiers marins représentent aussi d’immenses réserves de carbone qu’il est impératif de protéger. SOUFFLE D’ESPOIR Des États-Unis à la Chine en passant par l’Antarctique ou le Mozambique, cette série documentaire en trois épisodes, narrée par Cécile de France, invite à un voyage inspirant à la découverte d’initiatives portées par des scientifiques, des activistes environnementaux, des populations locales ou des gouvernements pour régénérer des milieux naturels dégradés par les activités humaines, alors que ces dernières exercent une pression de plus en plus forte sur la planète. Le succès de ces actions extrêmement variées démontre la surprenante résilience de la nature, à l’image du récif corallien de l’atoll de Bikini, dans l’océan Pacifique, qui, malgré les nombreux essais nucléaires américains réalisés dans les années 1940 et 1950, s’est largement reconstitué. Illustré par des images de paysages aussi beaux qu’éclectiques, ce périple redonne un souffle d’espoir face à l’urgence climatique. Série documentaire de Brian Leith et Peter Lown (Royaume-Uni, 2020, 3x43mn) - Commentaire dit par Cécile de France - Réalisation  : Peter Lown, Laura Flegg, Amy Young, Verity White - Production  : Brian Leith Production, en association avec PBS # lundi 10/01 à 16.55 et 18.55, mardi 11/01 à 18.55 @ du 03/01/2022 au 10/03/2022
BRIAN LEITH PRODUCTIONS 2020 Réparer la nature À l’ère du réchauffement climatique, la main humaine, qui a si souvent dévasté la nature, peut – et doit – contribuer à la régénérer. Illustration avec trois initiatives salutaires tirées de la série documentaire L’homme et la nature, un nouveau départ. Rétention de sédiments Le plateau de Lœss, en Chine, a longtemps eu la réputation de région du monde la plus érodée. Au fil des siècles, l’élevage et l’agriculture ont mené cet espace de 640 000 kilomètres carrés à la désertification. Pendant des années, les sédiments des sols poussés par le vent et déversés dans le fleuve Jaune ont généré des crues répétées et meurtrières. Au désastre écologique s’est ajoutée la catastrophe sanitaire provoquée par la poussière de lœss, un limon calcaire très fin, répandue jusqu’au cœur des villes. Débuté en 1994, un vaste programme de réhabilitation du site, en concertation avec les populations locales, en change spectaculairement le visage. Des terrasses aménagées à flanc de colline ralentissent l’écoulement de l’eau et favorisent son stockage dans les sols. La régénération s’opère grâce à la végétalisation. « Nos cochons et nos poules mangent mieux que nous lorsque nous étions jeunes », se félicitent les paysans locaux. Les terrasses du plateau de Lœss, en Chine. Écosystèmes reconnectés Au large de l’État de Washington, la population des orques s’est désormais réduite à 73 individus. Le déclin de ce prédateur marin a révélé plus en amont, dans les eaux du fleuve Elwha, celui du saumon chinook dont il se nourrit. En cause, deux barrages hydroélectriques qui ont longtemps obstrué le cours de la rivière et empêché les poissons de s’y reproduire. La mobilisation des populations autochtones et des organisations écologistes a abouti au démantèlement des deux ouvrages en 2014. En quelques mois, le fleuve s’est regarni de sa végétation et repeuplé de sa faune piscicole, dont les restes fournissent les arbres en phosphore et en azote. En aval, la situation des orques n’en demeure pas moins précaire et le gouvernement de l’État a débloqué un milliard de dollars, dédiés à leur préservation. Protecteurs du carbone bleu Avec 274 millions de tonnes de CO 2 stockées, l’herbier marin de la Grande Barrière de corail, au nord-est de l’Australie, déploie l’un des plus importants puits de carbone au monde sur une surface équivalente à celle de la Suisse. Mais cette végétation clé pour l’avenir de la planète doit malheureusement composer avec l’appétit d’herbivores comme les tortues. Envisagée par certains scientifiques, la réintroduction de superprédateurs tels que les requins constituerait la solution la plus appropriée pour réguler les populations de tortues, rétablir l’équilibre de l’écosystème et protéger ce « carbone bleu ». Afin de mieux éloigner les touristes ? À moins que ce soit pour leur rappeler que la nature est un tout dont ils font partie ? Benoît Hervieu-Léger Les orques au large de l’État de Washington. Les tortues de l’herbier marin de la Grande Barrière de corail. LE PROGRAMME DU 8 au 14 janvier 2022 ARTE MAG N°2 7



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