Arte Magazine n°2022-02 8 jan 2022
Arte Magazine n°2022-02 8 jan 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2022-02 de 8 jan 2022

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : le verbe et le poing, sur le destin de Mohamed Ali.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINÉMA 2013 BASS FILMS, LLC AND MONARCHY ENTERPRISES S.A.R.L. ALL RIGHTS RESERVED 12 Years a Slave Au XIX e siècle, l’histoire vraie d’un violoniste noir kidnappé puis vendu comme esclave. Récompensée par trois Oscars, une immersion saisissante, aux nombreuses scènes chocs, dans la machine à broyer américaine. New York, 1841. Le violoniste afro-américain Solomon Northup vit une existence libre et bourgeoise avec sa famille. Un jour, il rencontre deux jeunes artistes qui le persuadent de partir avec eux en tournée. Mais l’invitation cache un piège  : Solomon est kidnappé puis vendu comme esclave dans les plantations en Louisiane. Pendant douze ans, il sera confronté à la cruauté des négriers et à la violence des fermiers qui supportent mal son intelligence et sa culture... CORPS À VIF Inspiré du récit que Solomon Northup tira de sa mésaventure, ce manifeste sec et claquant comme un coup de fouet est considéré par la critique américaine comme le meilleur film jamais réalisé sur l’esclavage. Inflexible dans sa volonté d’aller jusqu’au bout de la dénonciation, SteveMcQueen (Hunger, Shame) choisit la frontalité avec le système oppressif mis en branle dans les plantations américaines. De scènes chocs (tel le long plan-séquence de la pendaison de Northup) en 14 ARTE MAG N°2 LE PROGRAMME DU 8 au 14 janvier 2022 actes révoltants, le cinéaste britannique dissèque la mécanique qui pousse les esclaves à perdre une partie de leur humanité pour survivre, quitte à renoncer à la dignité. Un grand film sur les corps comme objets malléables, la chair à vif, porté par la puissance rentrée de Chiwetel Ejiofor, la folie furieuse de Michael Fassbender et le sombre désespoir de Lupita Nyong’o. Meilleurs film, actrice dans un second rôle (Lupita Nyong’o) et adaptation, Oscars 2014 Meilleur film dramatique, Golden Globes 2014 Meilleurs film et acteur (Chiwetel Ejofor), Bafta Awards 2014 Film de SteveMcQueen (États-Unis, 2012, 2h09mn, VF/VOSTF) - Scénario  : John Ridley, d’après l’autobiographie de Solomon Northup - Avec  : Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Paul Dano, Lupita Nyong’o, Sarah Paulson, Brad Pitt - Production  : New Regency Pictures, Film4 Productions, River Road Entertainment, Plan B Entertainment # dimanche 9/01 à 21.05 LIONS GATE EVERETT COLLECTION/BRIDGEMAN IMAGES Documentaire Friedkin Uncut William Friedkin, cinéaste sans filtre Entre triomphes et déboires, le réalisateur de L’exorciste, légende du Nouvel Hollywood, revisite sa filmographie controversée dans un passionnant portrait. Fasciné par le mal, William Friedkin lui a donné le visage pivotant à 360 degrés d’une préado possédée dans ce qui reste son plus grand succès  : L’exorciste (1973), film d’horreur à l’approche réaliste inédite. Gamin des quartiers nord de Chicago, ce fils d’émigrés ukrainiens fait ses débuts au service courrier d’une chaîne de télévision quand Orson Welles et son Citizen Kane lui transmettent la soif du grand écran. En 1962, l’aspirant cinéaste, alors âgé de 27 ans, frappe fort  : le documentaire The People vs. Paul Crump conduit à la réhabilitation d’un détenu africain-américain condamné à mort. Une décennie plus tard, William Friedkin rafle cinq Oscars avec French Connection et son ahurissante coursepoursuite tournée sans autorisation. Du naufrage commercial du Convoi de la peur aux manifestations contre La chasse, thriller en apnée dans le milieu gay SM, du petit manuel du faux-monnayeur de Police fédérale, Los Angeles au retour en folie de Bug et Killer Joe, William Friedkin tord les codes et collectionne les controverses avec avidité. RISQUE-TOUT Dans ce portrait présenté à la Mostra de Venise en 2018, le cinéaste risque-tout passe en revue sa clivante filmographie avec une verve pleine d’humour et le renfort d’une foule d’admirateurs  : Quentin Tarantino, Wes Anderson, Francis Ford Coppola... De son minutieux travail d’immersion à ses dévotions (pour Fellini, Buster Keaton, Clouzot ou encore Fritz Lang) en passant par sa direction d’acteur fondée sur la spontanéité, une plongée fascinante dans une œuvre habitée par l’excès et l’ambiguïté. Documentaire de Francesco Zippel (Italie, 2018, 1h42mn) Production  : Quoiat Films SRL - (R. du 31/05/2020) # jeudi 13/01 à 23.55 @ du 06/01/2022 au 19/01/2022
COLLECTION FRANÇIS PAUDRAS Documentaire Charlie Parker Bird Songs En archives et séquences d’animation, une évocation de la fulgurance « Bird », génie du saxophone alto et improvisateur visionnaire, à l’origine du basculement du jazz dans la modernité. Étoile filante née en 1920 à Kansas City, Charlie Parker erre seul la nuit dès l’âge de 11 ans, s’étourdissant de cigarettes et d’alcool, avant de découvrir l’héroïne à 16 ans. Précoce, ce boulimique de musique écoute tout, blues, jazz, classique, soufflant dans son saxophone alto de onze à quinze heures par jour, en autodidacte virtuose. Mais ses improvisations lui valent des humiliations, avant la révolution new-yorkaise du be-bop dont la furieuse énergie dope ses solos et son langage poétique dès 1940. Avec Thelonious Monk, Kenny Clarke, Max Roach et surtout Dizzy Gillespie, frère d’âme, le génie visionnaire propulse le jazz dans l’ère de la performance, entre fulgurances et rivalités. En 1949, lors d’une tournée en Europe, le compositeur de « Koko » conquiert Saint- Germain-des-Prés, avant les enregistrements mythiques et la gloire. Mais la mort de sa fille de 3 ans le renvoie en enfer. Le 12 mars 1955, Charlie Parker s’étouffe dans un éclat de rire, devant un show de jongleurs à la télévision. Le médecin légiste note  : « Homme noir, environ 53 ans ». Il a 34 ans. COMÈTE JAZZISTIQUE Mêlant archives – dont une émouvante interview radio de Bird −, séquences d’animation inspirées par les couvertures de ses albums et éclairages de Franck Médioni, auteur d’une biographie, ainsi que de musiciens (Géraldine Laurent, SteveColeman, Antonin-Tri Hoang…), ce documentaire retrace la rupture parkérienne. Par ses innovations harmoniques, rythmiques et expressives, le saxophoniste a réinventé le jazz et l’a fait basculer dans la modernité. Irrigué par ses improvisations et des interprétations de ses héritiers, un portrait sensible de la comète Parker, superbement ressuscitée en 1988 au cinéma par Clint Eastwood, qui a nourri la Beat Generation, Cocteau ou encore l’art urbain de Basquiat. Documentaire de Jean-Frédéric Thibault et Arnaud Xainte (France, 2021, 52mn) - Coproduction  : ARTE France, Illégitime Défense # dimanche 9/01 à 23.15 @ du 02/01/2022 au 09/03/2022 Danse Trisha Brown x 100 ARTE et le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris inaugurent une collaboration avec ce vibrant hommage à la chorégraphe Trisha Brown. Collaboratrice de Merce Cunningham ou John Cage, Trisha Brown a ouvert la danse du XX e siècle à de nouveaux horizons, en revisitant de fond en comble les notions de spectacle et de représentation. Le 4 décembre dernier, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, cent jeunes danseurs du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) rendaient hommage à la chorégraphe américaine, disparue en 2017, sur la scène de la Grande Halle de la Villette. Kathleen Fisher et Dai Jian, deux anciens interprètes et répétiteurs de la Trisha Brown Dance Company, ont collaboré avec les étudiants pour revisiter son répertoire, à travers des extraits choisis dans presque un demi-siècle de création. Ce spectacle marque le début d’une collaboration entre le CNSMDP et Passengers Jungle dans le métro parisien ARTE, qui entendent favoriser la rencontre entre les jeunes artistes et le public. Spectacle (France, 2021, 1h10mn) Chorégraphie  : Trisha Brown - Remontage  : Kathleen Fisher, Dai Jian - Avec  : les étudiants du CNSMDP - Réalisation  : Luc Riolon - Production  : 24 Images, La Villette, Festival d’Automne à Paris, en association avec ARTE France - Enregistré le 4 décembre 2021 @ jusqu’au 03/12/2022 sur arteconcert.com « Keep Moving » et descendez Porte-des-Lilas  : le duo britannique qui enchante les dance floors interprète les titres de son nouvel album lors d’un concert festif dans le tube parisien. PIERRE (LAPIN) LE BRUCHEC Pour la collection d’ARTE Concert Passengers, qui improvise des scènes dans des lieux insolites voués au transit et au voyage, Jungle descend à la station Porte-des-Lilas et livre un concert débridé autour de son album Loving in Stereo, dont l’un des titres programmatiques, « Keep Moving », est déjà un tube. La prestation du duo britannique imprime une ferveur solaire au décor immortalisé par Gainsbourg, désormais réservé aux tournages SPECTACLE de cinéma. La touche Jungle puise ses références à des sources aussi diverses que Daft Punk, Chet Baker ou Thom Yorke pour moderniser la soul et le disco. Révélés en 2014, Tom McFarland et Josh Lloyd-Watson ont depuis imposé un sens du hit qui contraste avec leur modestie, le duo se cachant volontiers, dans ses clips ultrastylisés, derrière des pseudos ou des crews de danseurs. Raison de plus pour ne pas rater le métro de ce rendez-vous exclusif. Concert (France, 2021, 1h) - Réalisation  : Sébastien Lefebvre - Production  : Neutra Production @ du 14/12/2021 au 12/12/2023 sur arteconcert.com * En partenariat avec LE PROGRAMME DU 8 au 14 janvier 2022 ARTE MAG N°2 15



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