Arte Magazine n°2021-52 25 déc 2021
Arte Magazine n°2021-52 25 déc 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-52 de 25 déc 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : le grand Noël Circus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINÉMA WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. Soirée Alfred Hitchcock Soupçons Une jeune femme soupçonne son mari de vouloir l’assassiner. Face à Joan Fontaine, éblouissante, Cary Grant campe un délicieux… meurtrier ? Linda McKinlaw, fille d’un riche général retraité, épouse John Aysgarth, play-boy joueur et dépensier. John entraîne un ami, Beaky, dans l’exploitation d’un terrain situé au bord d’une falaise. Beaky finance l’entreprise et Linda imagine, comme dans un cauchemar, l’accident qui arrangerait les affaires de son mari… Or Beaky meurt subitement au cours d’un voyage à Paris. Apprenant que John avait quitté Londres au même moment, elle le soupçonne de s’être débarrassé de son partenaire. Sa suspicion s’amplifie quand elle découvre que son mari s’est renseigné sur son contrat d’assurance-vie et qu’il s’informe sur la composition d’un poison indétectable. De plus en plus angoissée, Linda s’alite. Un soir, son mari vient lui porter un verre de lait… UN DERNIER VERRE ? Avec celle de la douche dans Psychose, la scène du verre de lait reste sans doute l’une des plus célèbres du cinéma hitchcockien. Ce film à la narration parfaitement maîtrisée fait naître les soupçons chez le spectateur en même temps que chez l’héroïne. Hitchcock a trouvé en Joan Fontaine une interprète idéale pour faire monter l’angoisse (une performance oscarisée) et le charme ambigu de Cary Grant agit à la perfection. Meilleure actrice (Joan Fontaine), Oscars 1942 (Suspicion) Film d’Alfred Hitchcock (États-Unis, 1941, 1h35mn, noir et blanc, VF/VOSTF) - Scénario  : Samson Raphaelson, Joan Harrison, Alma Reville - Avec  : Cary Grant, Joan Fontaine, Cedric Hardwicke, Nigel Bruce, Dame May Whitty - Production  : RKO Radio Pictures - (R. du 02/02/2003) # mercredi 29/12 à 20.55 16 ARTE MAG N°52 LE PROGRAMME DU 25 au 31 décembre 2021 Soirée Alfred Hitchcock Dans l’ombre d’Hitchcock Alma et Hitch Inventif pince-sans-rire et maître du suspense  : au travers de la relation fusionnelle entre Alfred Hitchcock et son épouse Alma Reville, un portrait iconoclaste du cinéaste de légende. «J’ai pu constater que l’homme ne peut pas vivre uniquement du meurtre. Il a besoin d’affection, d’approbation, d’encouragement, et, parfois, d’un bon repas.» Lors d’une allocution prononcée en 1979 devant l’American Film Institute, Alfred Hitchcock poursuit en citant les quatre personnes qui furent essentielles pour lui  : «La première est une monteuse, la deuxième, une scénariste, la troisième, la mère de ma fille Patricia, et la quatrième, une cuisinière émérite capable d’accomplir des miracles aux fourneaux.» Ces quatre femmes, en réalité, n’en font qu’une  : la discrète épouse du grand «Hitch», Alma Reville. Il a 22 ans lorsqu’il la croise pour la première fois dans les studios londoniens d’Islington. Née un jour après lui, le 14 août 1899, Alma y travaille depuis ses 16 ans comme monteuse, assistante à la réalisation, et parfois comédienne. Lui vient juste de mettre un pied dans le monde du cinéma. Trop timide pour lui adresser la parole, il met plus d’un an avant de l’approcher, en lui proposant de monter La danseuse blessée de Graham Cutts, dont il est l’assistant. En 1926, ils se marient. Leurs routes ne vont plus se séparer… DESPOTIQUE À l’aune de la relation fusionnelle qui a uni le maître du suspense à son épouse AF ARCHIVE/ALAMY STOCK PHOTO Alma Reville, Laurent Herbiet revisite et éclaire la personnalité d’un cinéaste de légende. S’appuyant sur une biographie de l’Américain Patrick McGilligan (Alfred Hitchcock – Une vie d’ombres et de lumière), il explore le rôle qu’ont joué les femmes dans sa carrière  : Alma, bien sûr – sa critique la plus sévère –, mais également sa mère et ses principales collaboratrices. Illustré par une superbe iconographie (extraits de sa filmographie, archives d’interviews, photos et films de famille), ce portrait lève aussi le voile sur la manière dont Hitchcock, metteur en scène à la réputation despotique, a dirigé ses actrices, au premier rang desquelles Grace Kelly, qui tourna à trois reprises avec lui (Le crime était presque parfait, Fenêtre sur cour, La main au collet), et Tippi Hedren, l’inoubliable interprète des Oiseaux, à laquelle il promit aimablement, lorsqu’elle voulut reprendre sa liberté, de «briser sa carrière». Documentaire de Laurent Herbiet (France, 2019, 54mn) - Auteur  : Laurent Herbiet, d’après le livre de Patrick McGilligan Narration  : Elsa Lepoivre, de la Comédie- Française - Coproduction  : ARTE France, Nilaya Productions - (R. du 02/02/2020) # mercredi 29/12 à 22.35 @ du 22/12/2021 au 26/02/2022
PYRAMIDE FILMS Cycle Nuri Bilge Ceylan Les climats Un couple se brise, un homme revient vers une maîtresse, puis décide de retrouver sa compagne. Un film superbe, qui est aussi un portrait cinglant de la masculinité. Un homme et une femme sont en vacances dans le sud de la Turquie. Le soleil est accablant ; le ciel, bleu. Elle a le cœur triste ; elle observe son époux en train de photographier des ruines antiques. Elle soupçonne que leur amour va bientôt leur faire écho et ne peut retenir ses larmes. Isa et Bahar n’ont plus rien à se dire et les regards sont les seules choses qu’ils échangent encore. Le soir, en visite chez des amis, ils s’exaspèrent mutuellement. Le lendemain, sur la plage, Isa annonce à Bahar qu’il la quitte. AUTOPSIE D’UNE RUPTURE Dès le départ, Nuri Bilge Ceylan semble tourner un remake de La notte d’Antonioni quelque part en Turquie, remplaçant l’intérieur nuit d’une classe aisée par des extérieurs au zénith d’un couple en vacances. Mais là s’arrête la comparaison. Car Ceylan possède une grammaire cinématographique bien à lui  : cadre admirable, jeu sur les différences de plan, dévoilements subtils des personnages, dialogues minimalistes, bande-son très travaillée, utilisation singulière de la profondeur de champ… Autant de procédés qui rendent l’incommunicabilité entre les êtres véritablement «palpable». On sent entre Isa et Bahar (interprétés par le cinéaste et sa femme) un fort besoin l’un de l’autre, mais aussi un mur qui ne s’explique pas. La caméra filme les visages comme des paysages, comme de fascinantes énigmes. Là où la parole ne passe plus, les sons envahissent l’espace  : le bourdonnement d’une mouche, le crépitement de la pluie, le bruit d’un moteur, le grésillement d’une cigarette, le craquement d’une noisette… Des sons qui font écho aux tourments intérieurs et s’impriment dans les souvenirs aussi sûrement qu’un parfum. Récit du naufrage d’un couple qui ne se trouve pas, Les climats est aussi le portrait sans complaisance d’une certaine masculinité. En trois saisons et autant de lieux – l’été au bord de la mer, l’automne à Istanbul et l’hiver dans l’est de la Turquie –, Nuri Bilge Ceylan décrit les errements d’un quadra égoïste, incapable d’aimer, dont le machisme n’égale que la lâcheté. Un homme maladroit, menteur, que son aveuglement condamne à être toujours seul. Prix Fipresci, Cannes 2006 – Meilleurs réalisateur, montage et son, Antalya 2006 Meilleur film, Prix du public, Istanbul 2007 (Iklimler) Film de Nuri Bilge Ceylan (Turquie, 2006, 1h38mn, VOSTF) - Scénario  : Nuri Bilge Ceylan - Avec  : Ebru Ceylan, Nuri Bilge Ceylan, Nazan Kirilmis, Mehmet Eryilmaz, Arif Asçi Production  : Imaj, Pyramide Films, NBC Films @ du 01/12/2021 au 30/05/2022 CINÉMA LE PROGRAMME DU 25 au 31 décembre 2021 ARTE MAG N°52 17



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