Arte Magazine n°2021-51 18 déc 2021
Arte Magazine n°2021-51 18 déc 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-51 de 18 déc 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : scènes de la vie conjugale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LES TEMPS FORTS SYLVAIN SONNET - GETTY IMAGES SPECTACLE «Rhapsody» Avec son ballet en un acte Rhapsody, créé à Londres en 1980, le fondateur du Royal Ballet, Frederick Ashton, met à l’honneur la tradition classique sur une partition vive et colorée du Russe Serge Rachmaninov, Rhapsodie sur un thème de Paganini. Pièce abstraite et romantique, ce ballet est considéré comme l’un des joyaux du répertoire du chorégraphe britannique. Sur la scène du palais Garnier, huit danseurs accompagnent les étoiles Sae Eun Park et Germain Louvet. «L’après-midi d’un faune» Première chorégraphie du jeune Vaslav Nijinski, le ballet en un acte L’après-midi d’un faune, sur une musique de Claude Debussy, est considéré comme une pierre angulaire de la danse moderne. Après avoir connu de multiples versions depuis sa création, en mai 1912 au Théâtre du Châtelet, cette œuvre emblématique des Ballets russes est réinterprétée ici par la dà Éàlà g yiLid 04. 0I Il 01 d Odlk Ill el il'01 fi dr eo. 41 id il. dl e à 1 _l-,FLUA" é ‘r. Soirée de ballet à l’Opéra de Paris Ashton, Eyal, Nijinski Un air de Russie parcourt cette soirée-événement depuis la scène de l’Opéra Garnier, à Paris. Au programme, trois ballets  : une création et deux grands classiques du répertoire revisités. 8 ARTE MAG N°51 LE PROGRAMME DU 18 AU 24 décembre 2021 chorégraphe israélienne Sharon Eyal. Pour sa première création à l’Opéra de Paris, l’ancienne danseuse et collaboratrice artistique de la Batsheva Dance Company de Ohad Naharin s’est inspirée des postures originales de Nijinski, dont elle admire la gestuelle minimaliste. Les costumes ont été confiés à Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de la maison Dior. La distribution réunit huit danseurs du corps de ballet de l’Opéra de Paris avec, notamment, la première danseuse Marion Barbeau. «Le sacre du printemps» Depuis sa création au Théâtre des Champs- Élysées en mai 1913 qui fit un scandale tonitruant, Le sacre du printemps occupe une place cardinale dans l’histoire de la danse. Absent de la scène de l’Opéra de Paris depuis vingt-six ans, le ballet chorégraphié par Nijinski pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev, sur la puissante partition d’Igor Stravinski revient dans une nouvelle production. La chorégraphe Dominique Brun revisite ces «tableaux de la Russie païenne» (le sous-titre de l’œuvre), dans une distribution incluant les étoiles Alice Renavand et Sae Eun Park, avec des costumes et décors réalisés d’après les splendides dessins originaux conçus à l’époque de la création par le peintre Nicolas Roerich. Ballet (France, 2021, 1h30mn) - Chorégraphie  : Frederick Ashton, Sharon Eyal, Vaslav Nijinski - Musique  : Serge Rachmaninov, Claude Debussy, Igor Stravinski Direction musicale  : Vello Pähn - Avec  : les étoiles, les premiers danseurs, le corps de ballet et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris - Réalisation  : Isabelle Julien Coproduction  : ARTE France, Opéra national de Paris Enregistré le 16 décembre 2021 à l’Opéra Garnier # vendredi 24/12 à 22.25 @ en livestream le 16/12/2021 à 19.30 sur ARTE Concert ARTE programme aussi une journée spéciale Russie, dimanche 19 décembre.
«La cour» de Hafsia Herzi Après Bonne mère, coproduit par ARTE France Cinéma, Hafsia Herzi réalise pour la chaîne la fiction La cour, s’immergeant dans l’enfance pour raconter la rébellion d’une élève de CM2 contre la violence scolaire ordinaire. Reportage sur le tournage, à Nancy. «Allez c’est parti, et avec appétit ! », lance Hafsia Herzi. La scène, en terrasse d’une boulangerie du centre de Nancy, a déjà été tournée près d’une dizaine de fois, mais «c’est ça qu’on aime», assure vaillamment Lucie Loste, 13 ans. Elle prête ses traits fins, sa blondeur et son enthousiasme à Anya, l’héroïne de La cour  : élève de CM2 dans un établissement public de la périphérie de la ville, elle est victime de harcèlement scolaire parce que «différente», mais refuse de se laisser faire et se rebelle contre la violence qui régit les relations entre élèves, notamment lors des récréations. «C’est une fille assez réservée, qui n’a jamais eu d’amis parce qu’elle faisait l’école à la maison. Heureusement, une bande d’autres ‘sans amis’la prend sous son aile», détaille la jeune actrice, une fois achevée la séquence du goûter avec ses parents (Jérémie Laheurte et Lizzie Brocheré). «Le film raconte aussi le quotidien d’une classe de CM2  : c’est une chronique sur l’enfance, avec des portraits d’écoliers, à travers leurs amours, leurs joies, leurs peines», résume Hafsia Herzi. En cette fin août, avant-dernier jour du tournage, elle recadre d’une voix ferme, mais toujours bienveillante, sa petite troupe enfantine qui tend parfois à se disperser. «Hafsia est arrivée à placer une autorité là où il fallait, pour diriger les dix-huit enfants de manière assez exceptionnelle, d’autant plus que nous n’avions que vingt-deux jours de tournage», commente Arnaud Jalbert, d’Albertine Productions. Coproduite par ARTE France, et aujourd’hui en postproduction, la fiction La cour, avec aussi Clotilde Courau, Djanis Bouzyani et Ludovic Berthillot, sera diffusée par ARTE en 2022. EN ENFANCE L’imposante place Stanislas, fierté de la cité nancéenne, constitue le deuxième décor de la journée. On filme la discussion animée, au pied de la statue de Louis XV, de quatre des jeunes acteurs – dont Lucie Loste, une crêpe à la main –, qui gardent leur sangfroid malgré les badauds. Au fil du tournage, l’actrice réalisatrice, formée au cinéma par le naturalisme BERTRAND NOËL d’Abdellatif Kechiche (qui l’a révélée en 2007 avec La graine et le mulet), a favorisé l’improvisation et la spontanéité de ses jeunes comédiens, tous non professionnels, pour tenter de capter la vérité de leur enfance. Le scénario écrit par Victor Jestin et Nacim Mehtar a ainsi évolué pour faire du harcèlement scolaire l’un des thèmes centraux. «Le sujet était évoqué, mais j’ai voulu le développer, car il est malheureusement d’actualité», précise Hafsia Herzi. Elle s’est aussi imprégnée de la réalité vécue à l’école en rencontrant des enseignants, en observant les micro-événements de la cour de récréation et en interviewant ses petits interprètes en marge du tournage. «J’avais envie de filmer des enfants, de me lancer ce défi, et j’ai eu plaisir à raconter cette histoire faussement simple. Cela m’a replongée parfois dans ma propre enfance, ajoute-t-elle. Mais je ne pense pas qu’à leur âge j’aurais réussi à faire preuve du même courage et du même sérieux.» Elise Pontoizeau LES TEMPS FORTS LE PROGRAMME DU 18 au 24 décembre 2021 ARTE MAG N°51 9..



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