Arte Magazine n°2021-47 20 nov 2021
Arte Magazine n°2021-47 20 nov 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-47 de 20 nov 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : festival du documentaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINÉMA 2011 Warner Bros. Entertainment Inc. - All Rights Reserved Soirée Leonardo DiCaprio/Cycle espionnage J. Edgar Un demi-siècle durant, J. Edgar Hoover, le tout-puissant patron du FBI, tint d’une main de fer la sécurité intérieure des États-Unis. Réalisé par Clint Eastwood, un portrait biographique servi avec maestria par Leonardo DiCaprio. Au faîte de sa carrière, J. Edgar Hoover confie la rédaction de ses mémoires à de jeunes agents du Federal Bureau of Investigation (FBI), la redoutable institution policière qu’il s’est attelé à bâtir pendant plus d’un demi-siècle. Après son entrée au département de la Justice à la fin de la Première Guerre mondiale, il fourbit ses armes d’abord contre les socialistes, les syndicalistes et les anarchistes, en mettant sur pied un fichier des individus identifiés comme «radicaux». Au nom de la »sécurité intérieure» des États-Unis, il lutte ensuite contre le crime organisé, dirige l’enquête sur l’enlèvement du fils de l’aviateur Charles Lindbergh et surveille de près Martin Luther King, tout en bataillant inlassablement auprès du Congrès pour obtenir toujours plus de pouvoirs, de moyens et d’hommes. Une ambition colossale qu’il met en œuvre avec le soutien indéfectible de sa mère, Anna Marie, puis de Helen Gandy, son assistante personnelle, et, surtout, du séduisant Clyde Tolson, qui deviendra son bras droit... 12 ARTE MAG N°47 LE PROGRAMME DU 20 au 26 novembre 2021 FÊLURES INTIMES Clint Eastwood se penche sur la carrière et la personnalité du puissant et controversé patron du FBI, des années 1920 à sa mort, en 1972. De Coolidge à Nixon, John Edgar Hoover aura servi huit présidents des États-Unis. Épousant les transformations physiques de son personnage, de la jeunesse à la vieillesse, Leonardo DiCaprio campe un animal politique aussi fin que manipulateur, habile à cimenter sa gloire comme à masquer ses zones d’ombre et ses fêlures intimes. Sur une BO composée par Eastwood lui-même, ce biopic à la construction en flash-back esquisse l’histoire kaléidoscopique d’une Amérique livrée aux névroses d’un homme, de la lutte contre le communisme à la haine homophobe et raciste. Film de Clint Eastwood (États-Unis, 2011, 2h11mn, VF/VOSTF) Scénario  : Dustin Lance Black - Avec  : Leonardo DiCaprio, Noami Watts, Armie Hammer, Judi Dench, Josh Hamilton, Dermot Mulroney, Josh Lucas - Production  : Malpaso Productions, Imagine Entertainment, Wintergreen Productions # dimanche 21/11 à 20.55 Soirée Leonardo DiCaprio Leonardo DiCaprio : Most Wanted ! De Titanic de James Cameron, qui a déclenché une «Leomania» planétaire, aux rôles plus sombres de la maturité, le portrait documenté et touchant d’un acteur virtuose. Encouragé par ses parents, Leonardo DiCaprio apparaît tout jeune dans plusieurs séries américaines et, à l’approche de la vingtaine, donne déjà la réplique à Robert De Niro (Blessures secrètes). Un second rôle face à Johnny Deppdans Gilbert Grape lui vaut dans la foulée sa première participation aux Oscars – nommé depuis à cinq reprises, il a reçu la statuette pour The Revenant, en 2016. À 23 ans, son personnage de héros romantique à la gueule d’ange dans Titanic de James Cameron, aux côtés de Kate Winslet, suscite une véritable «Leomania» et le propulse au rang de star planétaire. L’ascension du jeune acteur charismatique jusqu’au sommet de Hollywood aura été d’une rare fulgurance. Mais le succès ne lui fait pas perdre la tête. Cherchant à se défaire de son image de sex-symbol et de postado turbulent, dont la vie privée fait les délices des tabloïds, Leonardo DiCaprio enchaîne les collaborations avec Martin Scorsese (Aviator, Le loup de Wall Street...), et dévoile une maturité surprenante en osant plonger sans filet dans les abysses les plus sombres de ses personnages. CITOYEN ENGAGÉ À travers des extraits de films, des archives d’interviews et les éclairages de critiques de cinéma, Henrike Sandner retrace la carrière d’un jeune acteur devenu un monstre sacré du septième art et un citoyen engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Documentaire de Henrike Sandner (Allemagne, 2020, 52mn) Coproduction  : ARTE, Broadview TV - (R. du 05/02/2021) # dimanche 21/11 à 23.05 @ du 14/11/2021 au 20/12/2021
Mars Films Cycle espionnage Espion(s) Recruté malgré lui pour une mission d’espionnage, un jeune homme désabusé se laisse prendre au piège de l’amour. Avec Guillaume Canet et Géraldine Pailhas, un singulier thriller intimiste signé Nicolas Saada (Thanksgiving). Agent de sécurité dans un aéroport parisien, Vincent chaparde régulièrement des objets de valeur dans les bagages qu’il contrôle avant leur embarquement en soute. Un jour, Gérard, son collègue et complice, vole dans une valise diplomatique syrienne une bouteille de parfum qui explose alors qu’il venait d’en dévisser le capuchon. Quelques heures après, Vincent est approché par la DST, qui lui offre d’échapper à la prison en échange d’une collaboration avec les services français et britanniques. Sa mission  : tenter de retrouver les responsables de cet attentat raté, que l’on soupçonne de préparer une attaque terroriste à Londres. Se faisant passer pour un médecin humanitaire, Vincent doit y séduire l’épouse française d’un homme d’affaires, Peter Burton, lié à des Syriens présents à l’aéroport le jour de l’accident. DÉSIR ET CULPABILITÉ Passé derrière la caméra, Nicolas Saada, ancien critique aux Cahiers du cinéma et grand admirateur de Hitchcock, livre, pour son premier long métrage, une vision très personnelle du film d’espionnage – qu’il développera par la suite dans la minisérie Thanksgiving, coproduite par ARTE France. Fidèle aux codes du genre, telle cette course-poursuite dans le métro londonien, Espion(s) s’ancre résolument dans l’intime, la tension de la mission servant de terreau à un suspense amoureux amplifié par une atmosphère singulière. Plans au cordeau, froideur de la photographie et interprétation sans failles – Guillaume Canet, indéchiffrable et désenchanté, donne la réplique à une Géraldine Pailhas plus émouvante que jamais en femme trahie – se conjuguent subtilement pour tisser un envoûtant thriller romantique. Film de Nicolas Saada (France, 2007, 1h35mn) Scénario  : Nicolas Saada - Avec  : Guillaume Canet, Géraldine Pailhas, Stephen Rea, Hippolyte Girardot, Archie Panjabi - Production  : Studio 37, The Film, Mars Films, France 2 Cinéma # mercredi 24/11 à 20.55 @ du 24/11/2021 au 07/12/2021 Cycle espionnage Le dossier 51 Un haut fonctionnaire français est méthodiquement espionné par un service de renseignements étranger. Par Michel Deville, la brillante mise à nu de technologies de surveillance appelées à un grand avenir. Haut fonctionnaire français, Dominique Auphal, marié et père de deux enfants, est nommé à un poste clé dans un organisme international chargé de développer les échanges commerciaux avec les pays du tiers-monde. C’est la première grande étape d’une carrière qui s’annonce brillante. Un service secret étranger constitue un dossier sur lui, sous le numéro 51, dans le but de pouvoir, le moment opportun, le manœuvrer et le contraindre à trahir son pays. Les agents chargés de le surveiller agissent en techniciens, avec un détachement clinique, sans curiosité mais en usant parfois d’une pointe de mesquinerie. Tous ses faits et gestes, même les plus anodins, sont méthodiquement notés, enregistrés, filmés à son insu... EXERCICE DE DISSECTION Entièrement réalisée en caméra subjective et en longs plans-séquences, avec une galerie de personnages à la fois savoureux et glaçants, toujours présentés comme les pièces successives d’un dossier administratif fourni, cette adaptation brillante, par Michel Deville et Gilles Perrault, du roman éponyme de ce dernier donne lieu à une terrifiante descente dans les enfers d’une technologie alors naissante. Fût-ce au moyen d’ordinateurs et de vidéos qui apparaissent aujourd’hui antédiluviens, la froideur et la précision de cette mise à nu, sous-tendue par l’ironie et orchestrée par Roger Planchon en maître-espion démiurge, dénonce avec une modernité frappante les mécanismes d’une surveillance généralisée qui dissèque et détruit l’individu. Meilleurs scénario et montage, César 1979 – Coquille d’argent du meilleur réalisateur (Michel Deville), Saint- Sébastien 1978 Film de Michel Deville (France/Allemagne, 1978, 1h45mn) - Scénario  : Michel Deville et Gilles Perrault, d’après son roman - Avec  : François Marthouret, Roger Planchon, Françoise Lugagne, Anna Prucnal, Patrick Chesnais, Christophe Malavoy - Production  : Productions Philippe Dussart, Eléfilm, SFP, Maran Film - (R. du 25/01/1993) Société Française de Production/Maran Films # lundi 22/11 à 23.10 @ du 22/11/2021 au 19/02/2022 CINÉMA LE PROGRAMME DU 20 au 26 novembre 2021 ARTE MAG N°47 13



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