Arte Magazine n°2021-30 24 jui 2021
Arte Magazine n°2021-30 24 jui 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-30 de 24 jui 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Dilili à Paris.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2004 UNIVERSAL STUDIOS. ALL RIGHTS RESERVED CINÉMA Floride, 1948. Jeune pianiste atteint de cécité, Ray Robinson Charles embarque à bord d’un bus pour un voyage à destination de Seattle, à 5 600 kilomètres de là. Une fois sur place, le musicien se fait rapidement engager, d’abord comme remplaçant, dans un club tenu d’une main de fer par une certaine Marlene Andres, laquelle prend le nouveau venu sous son aile − et bientôt dans son lit. Mais quand celui-ci réalise qu’elle et son acolyte négocient sans lui, à leur profit, l’enregistrement d’un disque, Ray décide d’aller en personne trouver le producteur. IVRESSE DE LA CÉLÉBRITÉ Originaire d’un quartier pauvre d’Albany, en Géorgie, Ray Charles, né en 1930, perd la vue à 7 ans à la suite d’une maladie. Adolescent, le pianiste décide de tenter sa chance à Seattle, alors capitale de la jeune scène jazz aux États- Unis. Grâce à son immense talent, Ray Charles s’y impose rapidement, mais la voie vers le succès s’avérera semée d’embûches. À la recherche de son propre style et confrontée aux barrières sociales, la future star se heurte aussi à des maisons de disques prédatrices. Adulé pour ses interprétations vibrantes de M1 -4 igillilli. TÉLÉ SI INIMEr eeVOIOES Summer of Voices Ray L’ascension semée d’embûches de Ray Charles qui, malgré sa cécité, devint une immense star de la soul. Un captivant biopic servi par un formidable Jamie Foxx, récompensé d’un Oscar. «Georgia on my Mind» et «Hit the Road Jack», l’artiste découvre bientôt l’ivresse de la célébrité, multiplie les liaisons tempétueuses et succombe à l’héroïne. Avec Jamie Foxx, oscarisé pour sa composition époustouflante, un remarquable biopic, mené à un train d’enfer, sur la vie du musicien et chanteur légendaire disparu en 2004, qui mélangea allègrement rhythm’n’blues et gospel, et fit sauter quelques verrous de la ségrégation raciale. Meilleurs acteur (Jamie Foxx) et musique, Oscars et Bafta Awards 2005 Film de Taylor Hackford (États-Unis, 2004, 2h22mn, VF/VOSTF) - Scénario  : JamesL. White, Taylor Hackford Avec  : Jamie Foxx, Kerry Washington, Regina King, Clifton Powell, Harry J. Lennix, Bokeem Woodbine - Production  : Universal Pictures, Bristol Bay Productions, Anvil Films Production, Baldwin Entertainment Group (R. du 14/07/2013) # dimanche 25/07 à 21.00 «Summer of Voices» En partenariat avec 10 ARTE MAG N°30 LE PROGRAMME DU 24 au 30 juillet 2021 Summer of Voices Dreamgirls Les années électriques de la Motown, dont les tubes révolutionnèrent l’industrie du disque aux États-Unis. Un film musical survitaminé doublé d’une réflexion sur l’envers cruel du succès, avec Jamie Foxx et «Queen» Beyoncé. Deena, Effie et Lorrell écument les tremplins musicaux à la recherche du Graal  : un contrat. Lorsqu’elles rencontrent Curtis Taylor Jr., le jeune manager, sous le charme, leur propose une place de choristes auprès de James Thunder Early, la sensation soul du moment. Plongeant dans l’effervescence de la vie de tournée, les «Dreamettes» accompagnent alors la naissance d’un label qui ambitionne de populariser la musique noire au-delà des frontières de la communauté. Le succès pointant, Curtis Taylor Jr. s’intéresse au potentiel de Deena, laquelle pourrait bien percer sur le marché blanc. DESTIN CRUEL Sous ses dehors de bluette musicale aux numéros survitaminés (largement saupoudrés de cocaïne, dans la tradition des tournées des années 1960), Dreamgirls, adaptation d’un grand succès de Broadway, raconte la gloire de la Motown, label mythique qui vit le jour dans les bureaux d’un concessionnaire de voitures d’occasion, évoquant aussi l’ascension de Diana Ross et des Supremes. Le parti pris réussi – retracer la période à travers celles qui en profiteront le moins, les choristes condamnées à l’anonymat – confère une épaisseur bienvenue à cette épopée électrique qui laissa des dizaines d’aspirantes vedettes sur le carreau. «Blanchies» dans leurs attitudes, tenues et chansons pour ne pas affoler le public majoritairement wasp, ces artistes aux rêves fracassés y perdirent parfois leur identité. Meilleurs actrice dans un second rôle (Jennifer Hudson) et son, Oscars 2007 Film de Bill Condon (États-Unis, 2006, 2h05mn, VF/VOSTF) Scénario  : Bill Condon, d’après la comédie musicale de Tom Eyen Avec  : Beyoncé Knowles, Anika Noni Rose, Jennifer Hudson, Jamie Foxx, Eddie Murphy, Danny Glover - Production  : Dreamworks Pictures, Paramount Pictures, Laurence Mark Productions 2021 DW STUDIOS LLC AND PARAMOUNT PICTURES CORPORATION # dimanche 25/07 à 23.25
PIERRE GRISE PRODUCTIONS 1995 Haut, bas, fragile Par Jacques Rivette, le récit d’un été en chansons au cours duquel trois jeunes filles – Ninon, voleuse insouciante, Louise, émergeant d’un coma, et Ida, en quête de ses origines – apprennent à changer de vie. Paris, été 1994. Trois jeunes femmes errent dans les rues moites de la capitale à la recherche d’un ailleurs. Louise, fille de bonne famille, sort d’un coma de cinq ans et rencontre Roland. Lequel l’initie aux secrets d’une secte étrange dont les membres jouent leur vie aux cartes. Ninon enchaîne les petits boulots et s’étonne de voir un jeune homme rôder devant le portail de Louise. Ida, enfin, adoptée, part en quête de ses parents biologiques, alors qu’un refrain à la radio fait remonter en elle les réminiscences d’une enfance volée... RENAISSANCE Après l’historique Jeanne la Pucelle, Jacques Rivette revient en son jardin peuplé de jeunes filles en fleur et minijupe pour un film charnière, teinté à la fois de fraîcheur et de gravité. Sur un motif minimaliste, le cinéaste fait circuler les corps, les mots et les regards, suggérant d’improbables complots et de brumeux secrets de famille. Les gros plans prédateurs sur Anna Karina contribuent à un sentiment de déjà-vu. Parallèlement aux recherches entreprises par Ida (Laurence Côte), la brune Louise (Marianne Denicourt) et la blonde Ninon (Nathalie Richard) rappellent les Viva et Leni (Bulle Ogier et Juliet Berto) de Duelle, ou encore les héroïnes de L’amour fou. Récusant toute nostalgie, Rivette convoque ces figures comme un juste retour à l’ordre des choses, un appel à une mémoire tissée de trous, de transgressions, d’inversions et d’accélérations. Butinant autour des fantômes de la Nouvelle Vague, ces trois jeunes filles font œuvre de passeuses entre le passé et l’avenir, la vie et la mort. Film de Jacques Rivette (France, 1994, 2h49mn) Scénario  : Laurence Côte, Marianne Denicourt, Nathalie Richard, Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette Avec  : Marianne Denicourt, Nathalie Richard, Laurence Côte, André Marcon, Bruno Todeschini, Wilfred Benaïche, Anna Karina - Production  : Pierre Grise Productions, Carac Films, George Reinhart Productions @ du 01/07/2021 au 31/12/2021 ARD/DEGETO Sur la piste de la grande caravane Une cargaison de whisky, acheminée à travers les plaines de l’Ouest, suscite la convoitise. Avec Burt Lancaster et la pétulante Lee Remick, John Sturges dynamite les codes du western en jouant la carte de la parodie. Automne 1867. L’effervescence règne à Denver  : le saloon va manquer de whisky. Une importante commande est passée et Frank Wallingham est chargé de son acheminement à travers les grandes plaines de l’Ouest. Du fort Russel, le colonel Gearhart, lui, missionne un détachement de cavalerie pour protéger la cargaison. Mais les féministes d’une ligue de tempérance, emmenées par Cora Templeton Massingale, ainsi que des guerriers sioux sont résolus à s’en emparer, les premières pour détruire l’alcool, fléau des ménages, les seconds pour profiter de l’ivresse qu’il procure. Dans l’attente impatiente du stock, des mineurs de Denver entreprennent de marcher à la rencontre du convoi... MORALE IRRÉVÉRENCIEUSE Maître du western (Règlement de comptes à OK Corral, Les sept mercenaires), John Sturges réalise ici une réjouissante parodie, dynamitant les codes du genre. Si le regard porté sur les Indiens, empreint de préjugés, dérange (Martin Landau grimé en chef sioux, aux frontières du burlesque), le parti pris de la comédie offre quelques moments savoureux de bravoure, entre meetings féministes survoltés animés par Lee Remick (Cora), doléances anticapitalistes des conducteurs irlandais de chariots et rodomontades d’un Burt Lancaster bourru (le colonel Gearhart), dépassé par les événements. Avec sa morale irrévérencieuse, une curiosité à redécouvrir dans la filmographie du cinéaste de La grande évasion. Meilleurs film, rôle masculin (Ulrich Noethen), second rôle féminin (Meret Becker), montage et décors, Prix du film allemand 1998 (The Hallelujah Trail) Film de John Sturges (1965, États-Unis, 2h20mn, VF/VOSTF) - Scénario  : John Gay, d’après le roman de Bill Gulick Avec  : Burt Lancaster, Lee Remick, Jim Hutton, Martin Landau, Donald Pleasence - Production  : Mirisch Corporation - (R. du 16/08/2010) Version restaurée # lundi 26/07 à 20.55 CINÉMA LE PROGRAMME DU 24 au 30 juillet 2021 ARTE MAG N°30 11



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