Arte Magazine n°2021-27 3 jui 2021
Arte Magazine n°2021-27 3 jui 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-27 de 3 jui 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : les noces de Figaro.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINÉMA FREDERICK ELMES/SENATOR FILM Le quatuor L’un des membres d’un quatuor à cordes est atteint de la maladie de Parkinson. L’équilibre du groupe et la longue amitié qui le lie s’en trouvent menacés. Avec Christopher Walken, un drame musical bien orchestré et profondément humain. Lorsqu’on lui annonce qu’il est atteint de la maladie de Parkinson, le violoncelliste Peter Mitchell voit son monde s’effondrer, et le quatuor dont il est membre depuis de nombreuses années, vaciller. Ce diagnostic réveille en effet les ego et les rivalités longtemps étouffées au sein de l’ensemble à cordes. À l’approche du concert célébrant son vingt-cinquième et probablement ultime anniversaire, le groupe, lié par une amitié qui semblait inébranlable, menace de se désintégrer. Peter, malade, tente désespérément de réunir la formation musicale pour la représentation. FRAGILITÉS HUMAINES Caractères divergents, approches variées de la musique et visions du monde hétérogènes faisaient auparavant la richesse de ce quatuor à la renommée internationale, avant de devenir la source d’importants conflits. Ce premier long métrage de l’Israélo-Américain Yaron Zilberman donne à voir, à travers les profondes remises en question professionnelles et personnelles de 18 ARTE MAG N°27 LE PROGRAMME DU 3 au 9 juillet 2021 ses personnages, un large éventail des fragilités humaines, allant de l’orgueil aux pulsions sexuelles incontrôlées en passant par la jalousie. La bande originale, composée quasi exclusivement de musique classique – dont le Quatuor à cordes n°14 en ut dièse mineur, opus 131 de Beethoven, que l’ensemble répète en vue du concert anniversaire – est signée Angelo Badalamenti, compositeur fétiche de David Lynch. Son omniprésence accentue la puissance de ce drame admirablement interprété par un casting au diapason, réuni autour de Christopher Walken (Peter Mitchell), grave et intense, en parfaite maîtrise de son jeu. (A Late Quartet) Film de Yaron Zilberman (États-Unis, 2012, 1h39mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Seth Grossman, Yaron Zilberman - Avec  : Christopher Walken, Catherine Keener, Philip Seymour Hoffman, Mark Ivanir - Production  : Opening Night Productions, RKO Pictures # mercredi 07/07 à 20.55 Congo Murder L’honneur d’un mercenaire L’histoire vraie, trouée de zones d’ombre, de deux mercenaires norvégiens condamnés pour meurtre en RDC. Un thriller politique sous haute tension. En 2009, Tjostolv Moland et Joshua French, deux anciens soldats norvégiens travaillant en Ouganda pour une société militaire privée, traversent la frontière pour entrer en République démocratique du Congo. Au cours du trajet, en pleine nuit, une fusillade éclate et leur chauffeur est abattu. Craignant pour leur vie, les deux mercenaires tentent de se cacher dans la jungle, mais sont arrêtés quelques jours plus tard et jugés par un tribunal militaire – respectivement pour meurtre et complicité de meurtre, tous deux étant aussi accusés d’espionnage pour le compte de l’État norvégien. Condamnés à mort après un simulacre de procès, ils croupiront plusieurs années en prison, jusqu’à la mort mystérieuse de l’un d’eux… À partir de ces événement troubles qui firent les gros titres en Norvège, précipitant une crise diplomatique entre les deux pays, Marius Holst tisse un thriller politique tout en tension. Plus de dix ans après les faits, de nombreuses zones d’ombre subsistent toujours, notamment sur les responsabilités réelles des deux protagonistes. (Mordene i Kongo) Film de Marius Holst (Norvège/Allemagne, 2017, 2h01mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Stephen Uhlander Avec Aksel Hennie, Tobias Santelmann, Ine F. Jansen, Dennis Storhoi, Tone Danielsen - Coproduction  : ARTE, ZDF, DO Productions, Friland Produksjon FRILAND PRODUKSJON AS/DAVID BLOOMER # jeudi 08/07 à 0.55 @ du 07/07/2021 au 06/08/2021
Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) Comment Paul, jeune homme brillant mais paresseux, va-t-il parvenir à devenir adulte ? Servi par un beau casting, Mathieu Amalric en tête, Arnaud Desplechin brosse le portrait juste et cruel d’une génération. Paul, 29 ans, est maître-assistant de philosophie dans une faculté de la banlieue parisienne. Il désire quitter cet emploi «provisoire» mais n’y arrive pas. Paul habite avec son cousin Bob et sort depuis dix ans avec Esther. Ils s’entendent très mal mais ne parviennent pas à se quitter. Pourtant, Paul a rencontré une fille, Sylvia. Mais il s’agit de la fiancée de Nathan, son nouvel ami. C’est là que ses problèmes commencent… PAROLES ET MUSIQUE D’emblée, Arnaud Desplechin énerve son monde  : interprété par Mathieu Amalric, le héros s’appelle Paul Dedalus (un clin d’œil à James Joyce), il enseigne la philo et tous ses amis ont fait Normale-Sup. Nous sommes prévenus  : on ne sortira guère du Paris germanopratin. Pourtant, cette histoire va nous toucher bien au-delà des (d)ébats d’intellectuels bien nourris qui en font la trame. Complexe et sensuel, le troisième film du cinéaste ne cesse de s’élever au-dessus de son sujet. Comment je me suis disputé… est une œuvre mentale, dont l’action se passe à l’intérieur d’un crâne. Les protagonistes masculins ne sont que des facettes multiples du personnage central  : Nathan est un Paul décomplexé, Bob un Paul séduisant, Rabier un Paul à succès. Quant à Paul, ses indécisions tragi-comiques et sa nature falote permettent toutes les projections, toutes les identifications. Comment vivre ? Comment aimer ? Comment faire avec soi ? À ces questions déterminantes pour un trentenaire malheureux, le film répond en multipliant les miroirs de la rhétorique et de la séduction. On parle souvent de «livre-monde» à propos d’une œuvre totale, à vocation globalisante comme, au hasard, Ulysse de Joyce. Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) est un authentique «film-monde». Un tout petit monde, d’accord, mais un grand film. Meilleur espoir masculin (Mathieu Amalric), César 1997 Film d’Arnaud Desplechin (France, 1996, 2h53mn) Scénario  : Arnaud Desplechin, Emmanuel Bourdieu Avec  : Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Emmanuel Salinger, Marianne Denicourt, Thibault de Montalembert, Chiara Mastroianni, Denis Podalydès, Jeanne Balibar, Michel Vuillermoz - Production  : La Sept Cinéma, Why Not Productions, France 2 Cinéma - (R. du 5/10/1998) @ du 01/03/2021 au 31/08/2021 HUBERT KOMERSKI The Last Family À Varsovie, le destin tragique de la famille d’artistes dysfonctionnelle du peintre polonais Zdzislaw Beksinski. Primé dans de nombreux festivals, un premier film d’une virtuosité sidérante. Pologne, années 1970. Zdzislaw Beksinski et sa femme Zofia vivent avec mère et belle-mère dans un appartement préfabriqué de Varsovie. Artiste peintre, Beksinski ne s’aventure hors de leur domicile que pour aller voir son fils Tomasz, un animateur radio, qui vit dans l’immeuble d’en face. II craint en effet que ce dernier, dépressif, ne mette fin à ses jours. UNE VIE CLOÎTRÉE The Last Family est un film qui sidère par son originalité et laisse une impression aussi forte que durable. Dans ce premier long métrage de fiction, Jan Pawel Matuszynski, formé au documentaire, retrace l’histoire vraie – et tragique – de Zdzislaw Beksinski. Jusqu’à sa mort, en 2005, ce célèbre peintre polonais d’inspiration surréaliste et fantastique a passé des années cloîtré dans l’appartement familial où il travaillait, filmant quotidiennement les siens avec une caméra super-8. Saluée dans de nombreux festivals internationaux, une œuvre d’une virtuosité stupéfiante. Meilleur acteur (Andrzej Seweryn), Locarno 2016 Meilleurs réalisateur, scénario, actrice (Aleksandra Konieczna), acteur (Andrzej Seweryn), Prix du cinéma polonais 2017 (Ostatnia rodzina) Film de Jan Pawel Matuszynski (Pologne, 2016, 1h56, VOSTF) - Scénario  : Robert Bolesto - Avec  : Andrzej Seweryn, Aleksandra Konieczna, Andrzej Chyra, Dawid Ogrodnik Production  : Aurum Film, HBO Europe, Mazowiecki Fundusz Filmowy, Lightcraft, Universal Music Polska # mercredi 07/07 à 0.40 @ du 07/07/2021 au 05/08/2021 CINÉMA Lire la critique complète sur le blog d’Olivier Père, directeur du Cinéma d’ARTE France. ARTE coproduit Ne pas laisser de traces, le prochain film du réalisateur. LE PROGRAMME DU 3 au 9 juillet 2021 ARTE MAG N°27 19



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