Arte Magazine n°2021-20 15 mai 2021
Arte Magazine n°2021-20 15 mai 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-20 de 15 mai 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Maroni, saison 2.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
ARTE MAG N°20. LE PROGRAMME DU 15 AU 21 MAI 2021 6 « Un conte gothique hanté par les morts » Après une première saison en Guyane, Olivier Abbou (Territoires, Furie) poursuit l’aventure Maroni avec Stéphane Caillard dans une nouvelle contrée, affirmant son goût pour le polar noir, teinté de mysticisme. Olivier Abbou Qu’est-ce qui a conduit l’équipe de cette deuxième saison à Saint-Pierre-et-Miquelon ? Olivier Abbou  : Maroni propose de voyager dans des territoires souvent délaissés, voire ignorés, de notre pays. La saison 1 explorait la Guyane en remontant aux origines d’un peuple et d’une culture par le biais d’une intrigue policière. Situer cette nouvelle saison à Saint-Pierreet-Miquelon était une manière de creuser ce qui fait l’identité de la série, sans se répéter. Au cœur de ce voyage, il y a le thème de l’insularité. Les Saint-Pierrais affirment une identité forte et une certaine défiance vis-à-vis de la métropole. Ils appellent leur île la « Corse froide » et préfèrent souvent régler leurs problèmes entre eux, ce qui est intéressant sur le plan dramatique. Par ailleurs, c’est une communauté très attachante qui nous a accueillis les bras ouverts. En quoi ce nouveau décor a-t-il influencé votre approche ? Je voulais tourner en hiver, pour marquer un contraste fort avec la première saison. Le soleil ne se lève jamais vraiment  : on est entre chien et loup du matin au soir, dans le brouillard ou la neige. Cette atmosphère permettait d’accentuer la dimension de conte, en amenant d’emblée le spectateur vers une lecture symbolique de l’histoire. C’est toute l’importance de l’arrière-plan historique et culturel de cette région, dont témoigne la mémoire du peuple béothuk, qui vivait là avant l’arrivée des colons. Après un long travail de documentation avec les scénaristes Camille Lugan, Angelo Cianci et Jean-Charles Paugam, j’ai effectué un séjour sur place qui a beaucoup compté dans notre tentative de capter « l’esprit » des lieux. Cette saison 2 est un conte gothique hanté par les morts, qui pose cette question  : peut-on apprendre à vivre avec ses fantômes ? La série ne donne-t-elle pas aussi à voir l’émergence d’une héroïne ? Il nous semblait que le personnage de Chloé avait encore beaucoup à dire. Au-delà de l’intrigue policière, nous avons abordé le récit comme un drame émotionnel. Chloé vit un double deuil, en même temps qu’un retour sur un territoire qu’elle a fui. L’enjeu principal était de refléter son intériorité. Les personnages féminins s’avèrent les plus importants dans cette saison, que ce soit la marraine locale jouée par Brigitte Sy, la mère de Chloé, ou une mystérieuse jeune femme autochtone. Nous voulions aussi parler de ce qui se passe au Canada dans les réserves, où les violences dirigées contre les femmes et les disparitions sont fréquentes. Aborder ce sujet à travers ces portraits de femmes fortes est une fierté. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène En partenariat avec La saison 1 de la série, Maroni, les fantômes du fleuve, sera disponible en intégralité sur arte.tv du 13 mai au 10 juin. Elle est également diffusée à l’antenne le 3 juin. Jeudi 20 mai à 20.55 Série Maroni – Saison 2 (1-3) Le territoire des ombres Lire page 23 13/5 25/6 FRENCHKISS PICTURES - ARTE F
CHRIS HASTINGS/BBC 2020 I Les vestiges d’un monde perdu Samedi 15 mai à 20.50 Série documentaire De la Perse à l’Iran (1-3) 3 000 ans de civilisations Lire page 11 8/5 21/5 La ziggourat de Chogha Zanbil Édifice religieux caractéristique de la civilisation mésopotamienne, une ziggourat s’apparente à une pyramide à étages, au sommet plat. Nichée en plein désert, dans la province du Khouzistan, dans le sud-ouest de l’Iran, celle de Chogha Zanbil reste l’une des mieux préservées au monde. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1979, cet imposant monument a été construit à l’époque des Élamites il y a plus de 3 000 ans, notamment pour honorer Inshushinak, un dieu homme-taureau. Plus qu’un temple, il s’agit d’un véritable livre à ciel ouvert, écrit pour être lu par les générations futures. Sur les briques, autrefois ornées d’or et d’argent, des inscriptions en écriture cunéiforme sont gravées dans la pierre pour affirmer la puissance du souverain qui régnait alors sur la région, le roi d’Élam Ountashi-Napirisha (1265- 1246 environ av. J.-C.). Naqsh-e Rostam Situé au nord-ouest de Persépolis, dans la province du Fars, ce site d’une ampleur colossale porte le nom de Rostam, géant et héros du Livre des rois, ou Chah-namè, récit fondateur de la culture persane. Tous les ans, les Iraniens s’y pressent pour renouer avec leur civilisation perdue. Naqsh-e Rostam abrite quatre tombes royales achéménides rupestres. Taillés dans la roche de montagnes considérées comme sacrées au temps des Élamites, ces tombeaux rappellent la gloire passée de l’antique dynastie. Une série de bas-reliefs majestueux illustre également les exploits de souverains de la période sassanide, à l’image d’Ardachir I er, couronné en 224. C’est lui qui érige le zoroastrisme en religion officielle dans le pays, avant que l’Empire perse ne passe sous domination arabo-musulmane en l’an 651. De la Perse antique à l’Iran, une passionnante série documentaire retrace l’histoire mouvementée des civilisations qui s’y sont succédé. Focus sur trois sites emblématiques, merveilles d’architecture. La mosquée Nasir-ol-Molk On la surnomme aussi « la mosquée rose ». Édifiée à Chiraz, dans le sud-ouest de l’Iran, elle éblouit avec ses vitraux multicolores, qui façonnent la lumière en un spectacle grandiose. Dès l’aube, les rayons du soleil éclairent les tapis persans et les colonnes de la salle de prière à la manière d’un kaléidoscope. Construit en 1876 sous Mirza Hassan Ali Nasir ol-Molk, un seigneur issu de la dynastie des Qadjar, ce joyau architectural a été achevé en 1888, à l’apogée de l’occidentalisation de l’Iran. Plusieurs éléments témoignent de cette influence. Les murs en mosaïque sont par exemple couverts de motifs floraux, dont des roses, quand les autres mosquées de la région sont décorées de formes géométriques de couleur turquoise typiques de l’art islamique. Hélène Porret 7ARTE MAG N°20. LE PROGRAMME DU 15 AU 21 MAI 2021



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :