Arte Magazine n°2021-20 15 mai 2021
Arte Magazine n°2021-20 15 mai 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-20 de 15 mai 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Maroni, saison 2.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 17 mai ARTE MAG N°20. LE PROGRAMME DU 15 AU 21 MAI 2021 16 5.00 M JOE COCKER  : ACROSS FROM MIDNIGHT Live From Waldbühne Berlin Concert 6.30 EM STREETPHILOSOPHY Patrie Magazine 7.00 ARTE JOURNAL JUNIOR 7.10 EM UNE ANNÉE SAUVAGE AUTOUR DE LA TERRE Janvier-février – L’année commence ; Mars-avril – Le temps du renouveau Série documentaire 8.35 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 ER GEO REPORTAGE La fenaison en montagne, une tradition suisse ; Les moines bouddhistes de Kalmoukie Reportage 11.20 M LES ANIMAUX SAUVAGES D’EUROPE Le bison ; Le lynx Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS L’inconcevable frontière – Français et Allemands face au virus Reportage 13.35 DEM LES BEAUX JOURS Film 15.30 ER GROENLAND, LES DERNIERS CHASSEURS DES GLACES Documentaire 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission.c, 17.15 R XENIUS La blockchain  : une technologie d’avenir Magazine m m m 17.40 L ER LES SUPERPOUVOIRS DES ANIMAUX Les manchots Série documentaire 18.15 L MER LA VALSE DES CONTINENTS Aux origines de l’Europe ; L’Europe d’aujourd’hui Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.48 ER TU MOURRAS MOINS BÊTE Vaccinologie Série d’animation 20.55 D LE DERNIER TÉMOIN Film 22.35 DE UNE VIE VIOLENTE Film 0.20 ER LE LIVRE D’IMAGE Documentaire 1.50 EM BERNADETTE LAFONT Et Dieu créa la femme libre Documentaire 2.55 L R COCTEAU-MARAIS Un couple mythique Documentaire Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay Vidéo à la demande Date de disponibilité en avant-première 3.55 M ARTE REGARDS Le destin de Simonka – L’espoir d’un père aidant Reportage Multidiffusion Rediffusion Disponibilité en ligne Versions linguistiques disponibles Date de fin de replay 20.55 Cinéma Cannes « chez vous » 2021 Le dernier témoin Le combat judiciaire d’une mère célibataire soupçonnée d’infanticide au tournant des années 1960. BETA FILM Ingrid Bernhardy, jeune mère célibataire, est au désespoir  : sa fille de 4 mois a été étranglée dans son berceau à son domicile, sans aucune trace d’effraction. Son amant et père de l’enfant, Werner Rameil, directeur d’usine marié et respectable, se trouvait alors en voyage d’affaires à Berlin. Les soupçons des enquêteurs se portent bientôt sur Ingrid, que son instabilité, son célibat et ses mœurs légères désignent comme la coupable idéale. Les lettres échangées avec l’un de ses anciens amants, le jeune médecin Heinz Stephan, achèvent de miner la crédibilité de la jeune mère, qui continue à clamer son innocence. Face aux certitudes des procureurs, prêts à la condamner, les avocats d’Ingrid se mobilisent pour confondre le véritable coupable... LES VICES DES FILLES-MÈRES Wolfgang Staudte, figure du cinéma ouestallemand d’après-guerre, signe un polar, présenté à Cannes en 1961, qui, entre enquête policière et débats de prétoire, braque une lumière crue sur les préjugés dont souffre la figure de la fille-mère, encore parée de tous les vices. Sélection officielle, Cannes 1961 (Der Letzte Zeuge) Film de Wolfgang Staudte (Allemagne, 1960, 1h37mn, noir et blanc, VF/VOSTF) Scénario  : Robert A. Stemmle, Thomas Keck Avec  : Martin Held (Werner Rameil), Hanns Lothar (Dr. Fox), Ellen Schwiers (Ingrid Bernhardy), Jürgen Goslar (Dr. Heinz Stephan), Adelheid Seeck (Gerda Rameil), Werner Hinz (Ricker), Lore Hartling (Ebeling) - Production  : Kurt Ulrich Filmproduktion I 15/6
LES FILMS VELVET - ARTE FRANCE CINEMA 22.35 Cinéma Cannes « chez vous » 2021 Une vie violente Un jeune Corse sombre dans la spirale criminelle, à la croisée du nationalisme et du banditisme, qui embrase son île à la fin des années 1990. Une tragédie tissée de faits réels, d’une grande justesse. Paris, 2001. Issu d’une famille bourgeoise de Bastia, le jeune Stéphane s’ennuie quand il apprend l’assassinat d’un ami en Corse. Il rentre aussitôt au pays malgré la vendetta qui le menace. Après les obsèques, il se remémore le passé  : les études décevantes à Aix, l’incarcération suite à une bêtise, la découverte en détention du combat nationaliste, le choix de s’y engager et d’y entraîner les copains, englués dans leurs petits trafics. Cette adhésion à la lutte armée l’a galvanisé puis désillusionné. Elle l’a éloigné de Raphaëlle, sa petite amie, et le condamne aujourd’hui à la clandestinité. NATURALISME ET THÉÂTRALITÉ Inspiré du destin tragique du militant et truand Nicolas Montigny, tué à Bastia à 28 ans, ce film fait revivre la Corse explosive de la fin des années 1990, embrasée par la guerre fratricide du FLNC, la prolifération des groupes terroristes dissidents et une dérive mafieuse générale, face à un État français indifférent, voire complice. En quête d’argent facile mais aussi d’action politique, une partie de la jeunesse corse a été emportée par cette vague de violence. Témoin indirect des événements, le réalisateur Thierry de Peretti appartient à cette génération perdue. Par un mélange percutant de naturalisme et de théâtralité, avec même un chœur antique des mères commentant la fatalité qui guette Stéphane, il atteint son but, « embrasser la complexité de cette époque », et explore la porosité entre lutte armée révolutionnaire, traditions archaïques et criminalité. Les scènes d’action, brusques et violentes, contrastent avec de longues séquences de discussions de groupe au verbe nerveux, où l’impulsivité le dispute à l’idéalisme et à l’humour. Le film souligne aussi discrètement la maigre place laissée aux femmes dans cette société méditerranéenne fermée, sentiment d’exclusion qui entraînera la défection instinctive de Raphaëlle, la petite amie de Stéphane. Sélection Semaine de la critique, Cannes 2017 – Prix du meilleur scénario, Festival du film européen de Séville 2017 Film de Thierry de Peretti (France, 2017, 1h46mn) Scénario  : Guillaume Bréaud, Thierry de Peretti Avec  : Jean Michelangeli (Stéphane), Henri-Noël Tabary (Christophe), Cédric Appietto (Michel), Marie-Pierre Nouveau (Jeanne), Délia Sepulcre- Nativi (Raphaëlle), Dominique Colombani (François), Paul Garatte (Marc-Antoine), Jean-Étienne Brat (Micka) - Coproduction  : ARTE France Cinéma, Les Films Velvet, Stanley White 24/5 I 0.20 La lucarne Cannes « chez vous » 2021 Le livre d’image Couronné à Cannes, le dernier Godard est un film choc, au montage crépitant et à la beauté crépusculaire. Une dimension inédite dans une œuvre qui n’a cessé de se renouveler. « La seule chose qui survit à une époque, c’est la forme d’art qu’elle s’est créée. » Quatre ans après Adieu au langage, Jean- Luc Godard compose un long chant d’adieu au cinéma tel qu’il a vécu, dont À bout de souffle a pu marquer en 1960 une rupture avec les codes classiques. Ni scénario, ni interprètes, ni discours linéaire ou démonstratif  : rien ici ne renvoie à quelque chose de connu. L’auteur d’Histoire(s) du cinéma compose une éblouissante syncope de séquences, dont le déferlement évoque la violence des flux de nos écrans contemporains, portée à un niveau d’incandescence rarement atteint. Extraits de films, photos, archives, séquences documentaires, tableaux ou dessins, chez Godard, les images sont aussi volatiles que fissibles  : nombre d’entre elles sont retraitées, grossies au grain, recadrées, surexposées, les couleurs lavées ou saturées comme si rien ne pouvait sortir indemne du filtre du temps, ou comme si seule la dégradation du monde pouvait en générer la recomposition. CASA AZUL FILMS/ECRAN NOIR PRODUCTIONS AU-DELÀ DU LANGAGE De cette matière vivante souveraine, en éruption permanente, le cinéaste tire une geste mémorielle tissée de réminiscences et de citations. Un film-monde, aussi, où tout est dans tout  : la guerre, l’art, Saint-Pétersbourg, la mort ou la religion... De cet essai crépusculaire, où l’expérimentation atteint un point de non-retour, la voix épuisée, à bout de souffle, du vieux maître émerge par à-coups du foisonnement sonore. Elle ouvre des pistes de réflexion, esquisse des contrepoints ou s’égare, mais, souvent à peine audible et morcelée, se situe dans un au-delà du langage, laissant la collision des images et des sons faire signe. « La condition de l’homme, c’est de penser avec ses mains », dit-il. Avec cet incroyable film d’artisanpenseur, Jean-Luc Godard élève le montage au rang d’art majeur. Palme d’or spéciale, Cannes 2018 Film de Jean-Luc Godard (France/Suisse, 2018, 1h25mn) - Production  : Écran Noir Production, Caza Azul Films, en association avec ARTE France- La Lucarne - (R. du 24/4/2019) 26/4 I lundi 17 mai ARTE MAG N°20. LE PROGRAMME DU 15 AU 21 MAI 2021 17



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