Arte Magazine n°2021-19 7 mai 2021
Arte Magazine n°2021-19 7 mai 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-19 de 7 mai 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Charlotte Bienaimé, un podcast à soi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°19. LE PROGRAMME DU 8 AU 14 MAI 2021 8 L’évolution de la saga Indiana Jones, née il y a quarante ans, reflète celle de son tandem de créateurs, Spielberg et Lucas. Démonstration en quatre films alors qu’ARTE consacre un trépidant documentaire au beau baroudeur. Archéologie d’un mythe Vendredi 14 mai à 22.45 Documentaire Indiana Jones À la recherche de l’âge d’or perdu Lire page 25 I 7/5 12/7 En quatre opus, il est devenu l’incarnation de l’aventure au cinéma et le miroir intime de ses deux « papas ». Collage pop empruntant à l’érotisme de Tarzan, au panache de Zorro, au glamour de James Bond et au brio d’une série d’aventuriers sur grand écran, Indiana Jones est né en 1977, sur une plage hawaiienne. Steven Spielberg confie alors à George Lucas son désir inassouvi de réaliser un épisode de James Bond, frustration que son ami de dix ans contourne en lui offrant clé en main un héros né de son amour des serials, feuilletons d’avant-guerre mâtinés d’exotisme. Une aubaine pour Spielberg, dont le film précédent, 1941, s’est révélé catastrophique, le petit génie ayant explosé délais et budget. En lui inculquant efficacité et discipline, Les aventuriers de l’arche perdue le remet en selle en 1981. Le succès mondial du film appelle inévitablement une suite, sortie en 1984, et infusée alors que les deux acolytes étaient chacun en butte à une séparation douloureuse. Ces tourments personnels expliquent peut-être la tonalité un brin misogyne d’Indiana Jones et le temple maudit, et son atmosphère plus violente – Spielberg y dévoilant un sadisme inédit qu’il reniera par la suite. Ce basculement bouleverse au passage l’industrie hollywoodienne, qui instaure alors une nouvelle classification, la PG-13, déconseillant le film aux moins de 13 ans. HÉROS DUR À CUIRE Cinq ans plus tard, « Indy », toujours incarné par Harrison Ford, reprend du service dans Indiana Jones et la dernière croisade, qui redonne de l’air aux deux cinéastes, après une série d’échecs publics. Ce troisième opus permet de raccorder la série à sa source d’inspiration première en donnant le rôle (hautement symbolique) du père d’Indiana à James Bond en personne  : Sean Connery. Un épisode que beaucoup crurent conclusif, à l’image de son dernier plan  : une chevauchée de western au soleil couchant. Le professeur d’archéologie aventurier revint pourtant en 2008, en quête cette fois d’un « Royaume du crâne de cristal », quatrième itération du mythe bien plus désirée par Lucas que par Spielberg. En découle un film brouillon et désincarné, vécu par les fans comme une trahison, mais moins médiocre que sa réputation. Plus d’une décennie plus tard, que reste-t-il comme horizon au plus dur à cuire des héros ? Annoncé pour juillet 2022, sans qu’aucune information tangible ne vienne nourrir les espoirs ou les craintes, un cinquième volet serait en préparation. Après la vente de son studio à Disney, George Lucas s’est définitivement séparé de sa création, et Steven Spielberg a jeté lui aussi l’éponge, refilant la réalisation à James Mangold (Walk the Line, Wolverine – Le Combat de l’immortel, Le Mans 66). Vers quelles contrées étranges ce cinéaste tout-terrain emmènera l’intrépide aventurier ? Augustin Faure LUCASFILM
CAROLINE DUBOIS I Une histoire de vengeance et d’amour Jeudi 13 mai à 20.55 Minisérie Amour fou (1-3) Lire page 22 6/5 11/6 I Cette série vous donne l’occasion d’interpréter un personnage particulièrement ambivalent. C’est ce qui vous a séduite ? Clotilde Hesme  : Oui, moi qui rêvais d’être criminologue quand j’étais petite, avec Rebecca, j’ai été servie ! J’ai aimé la complexité de ce personnage, et le fait que cette série, un thriller, laisse place à l’humour et à l’ambiguïté. Tout n’est pas dit dans Amour fou. Il existe une vraie tension, et en même temps, certaines questions demeurent ouvertes. Cette dimension, présente dès le scénario, écrit de manière ingénieuse, m’a aidée à construire les différentes facettes du personnage. Dans la minisérie Amour fou, Clotilde Hesme met toute la richesse de son jeu au service du personnage de Rebecca, une manipulatrice non dénuée de sensibilité. Que pouvez-vous dire de Rebecca, sans dévoiler tous ses secrets ? Médecin, elle met beaucoup d’énergie à soigner les autres. Mais en réalité, c’est elle qui souffre de la pathologie la plus grave  : un trouble de la personnalité, issu d’un traumatisme d’enfance qu’elle ne parvient pas à dépasser. Elle est guidée par un désir obsessionnel de réparation, qui l’empêche de percevoir les conséquences de ses actes. Le diagnostic est sévère ! Cependant, une fois cela posé, il nous a semblé important, avec le réalisateur Mathias Gokalp, de ne pas aborder Rebecca comme un être implacable et démoniaque. Faite de chair et d’émotions, cette femme navigue à vue et ne calcule pas tout, quitte à se mettre elle-même en danger. Car de son point de vue, elle ne ment pas. Cette sincérité, constamment sur le fil, était à la fois passionnante et amusante à jouer. Cette densité émotionnelle fait tout l’intérêt du couple que vous interprétez avec Jérémie Renier... J’ai été très heureuse d’avoir pu rencontrer Jérémie sur ce projet. C’est un acteur à la fois sensible et professionnel, dans le sens noble du terme. Il maîtrise son art mais n’essaie pas de l’imposer, et se laisse volontiers surprendre par ses partenaires. Romain et Rebecca parviendront-ils à vivre ensemble ? Comme tout couple, ils traversent des épreuves, particulièrement douloureuses il est vrai, et doivent faire face à leur passé. Romain, lui aussi, cache des choses à Rebecca. La série traite de la relation puissante et ambiguë qui lie ces deux êtres. C’est une histoire de vengeance, mais aussi d’amour. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène ARTE MAG N°19. LE PROGRAMME DU 8 AU 14 MAI 2021 9



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