Arte Magazine n°2021-16 17 avr 2021
Arte Magazine n°2021-16 17 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-16 de 17 avr 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : objectif Terre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 AVRIL2021 6 Menace sur l’Antarctique Samedi 17 avril à 20.50 Documentaire Les métamorphoses du continent blanc Lire page 11 MM 16/4 15/7 Tuan Lam Pourquoi avoir choisi de filmer dans la mer de Ross ? Tuan Lam  : Nous connaissons à peine 2% de la faune de l’Antarctique, continent recouvert de glace, et nombre d’explorateurs qui s’y sont risqués ont péri à cause des températures extrêmes. Peu de zones sont accessibles, hormis celles au large du Chili ou de l’Argentine, mais les ravages du réchauffement climatique sur ces régions ont nui à la beauté des lieux. Au contraire, la mer de Ross, située au sud de la Nouvelle-Zélande, bénéficie d’une grande biodiversité. Elle concentre aussi la plus grande densité de volcans au monde, qu’ils émergent ou non de la glace. Que souhaitez-vous montrer ? Je veux que l’on prenne conscience de la splendeur de l’Antarctique, aujourd’hui menacée de destruction par le changement climatique. Nous avons observé dans leur habitat naturel les plus larges colonies de manchots de la planète, mais également des baleines, des phoques, des albatros… Venant du monde de l’art, je souhaite filmer la nature dans cet esprit et ouvrir la réflexion sur notre monde contemporain. Quels sont les enjeux environnementaux liés à l’Antarctique ? Le réchauffement et la fonte des glaces entraînent une hausse du niveau des mers et des océans, comme aux Philippines, et certaines régions côtières sont menacées d’être rayées de la carte, y compris dans nos nations industrielles. L’extinction des espèces bouleverse l’équilibre de la biodiversité, engendrant des pandémies comme celle que nous subissons. Il est urgent de remettre en question le comportement de l’homme à vouloir tout explorer, exploiter, contrôler et dominer. Propos recueillis par Laure Naimski À l’occasion de la Journée mondiale de la Terre, ARTE consacre une programmation spéciale à la planète dans tous ses états. Dévoilant la biodiversité et la beauté de l’Antarctique, le documentariste Tuan Lam alerte sur l’urgence de protéger la dernière région inexplorée du globe. Programmation spéciale Journée mondiale de la Terre Samedi 17 avril Objectif climat  : quatre filles, un combat à 13.00 Naledi, l’éléphanteau orphelin à 14.35 Bonnes nouvelles de la planète − Comment préserver la nature à 16.45 Miel de Sicile, le nectar des abeilles noires à 17.30 Les métamorphoses du continent blanc à 20.50 Pouvons-nous refroidir la planète ? à 22.20 Les défis d’une autre agriculture à 2.20 Mardi 20 avril Nature  : le retour du sauvage − Costa Rica, au chevet de la forêt tropicale à 18.15 et Allemagne, la métamorphose de la Lusace à 18.55 Mercredi 21 avril Nature  : le retour du sauvage − USA, le renouveau du lac Érié à 18.10 Le retour de la nature sauvage − Allemagne  : du rideau de fer à la ceinture verte à 18.55 Jeudi 22 avril Le retour des prédateurs − Mozambique, le parc national de Gorongosa à 11.55 Le retour de la nature sauvage − États-Unis  : la renaissance des forêts de Nouvelle-Angleterre à 18.15 et États-Unis  : la libération du fleuve Elwha à 19.00 Vendredi 23 avril Planète d’eau – Pays-Bas  : le pacte avec l’eau à 18.15 et Une rivière de la Ruhr reprend vie à 18.55 GREENSTONE TV
HARVEPINO/ISTOCK/GETTY IMAGES Un passionnant documentaire recense les technologies, aujourd’hui à l’étude, qui visent à inverser la tendance du changement climatique. Trois solutions pour refroidir la Terre. Rafraîchissement climatique Samedi 17 avril à 22.20 Documentaire Pouvons-nous refroidir la planète ? Lire page 11 MM 10/4 15/6 Aspirer le CO 2 Alors que des gigatonnes de CO 2 ont été accumulées dans l’atmosphère depuis l’avènement de l’ère industrielle, le dioxyde de carbone constitue le principal gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique. La start-up helvétique Climeworks propose de stopper son évaporation, au travers d’un système innovant de capteur de molécules. Mais que faire ensuite du CO 2 aspiré ? Trois options sont envisagées  : le minéraliser en le réinjectant dans les sols, le recycler en carburant liquide grâce à l’énergie solaire ou encore le convertir en nanoparticules solides, utilisables pour fabriquer des couverts ou des montres. Coûteux, ces procédés ne suffiraient cependant pas totalement à contrer le dérèglement climatique. Faire écran au soleil Générée depuis l’atmosphère par des émissions stockées de longue date, c’est bien la chaleur qui produit un effet délétère sur l’évolution du climat. Refroidir la Terre supposerait donc aussi d’agir en amont en interceptant la lumière du soleil. La géo-ingénierie solaire déploie déjà des dispositifs de pulvérisation destinés à renforcer le manteau protecteur formé par les nuages. Face à l’urgence, franchira-t-elle une autre étape en envoyant des particules réfléchissantes dans la stratosphère pour doter la planète d’un véritable bouclier climatique ? Cette manipulation du climat à grande échelle comporte probablement des risques qu’il reste à évaluer au travers de multiples expérimentations à échelle limitée. Étendre les forêts C’est la solution la plus pratique et la moins coûteuse  : planter des arbres. Capteurs naturels de carbone, ils en absorbent une quantité équivalente à la moitié de leur poids, selon une étude de la Nasa. Sur la superficie d’un terrain de football, les arbres emmagasinent 150 tonnes de carbone extrait de l’air ambiant. Alors qu’on en dénombre aujourd’hui trois mille milliards sur Terre, un milliard d’hectares, soit le territoire des États-Unis, pourrait en accueillir mille deux cents milliards de plus. Mais quelle quantité de carbone cette forêt planétaire étendue pourrait-elle digérer ? Les données scientifiques actuelles ne permettent pas de répondre avec précision. Cette option présente en outre une limite. D’ici à 2050, les besoins alimentaires de l’humanité sont appelés à doubler. Dans l’hypothèse d’une replantation massive, disposerions-nous de surfaces cultivables suffisantes pour y faire face ? Dans tous les cas, il est urgent de changer de modèle énergétique. Benoît Hervieu-Léger 7ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 AVRIL2021



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