Arte Magazine n°2021-11 13 mar 2021
Arte Magazine n°2021-11 13 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-11 de 13 mar 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : soigner à tout prix.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 14 mars ARTE MAG N°11. LE PROGRAMME DU 13 AU 19 MARS 2021 14 PAULINE BALLET 20.10 Vox pop Bonheur  : une quête obsessionnelle ? Présenté par Nora Hamadi, le magazine des débats qui agitent l’Europe. De séminaires en politiques publiques, dans les entreprises ou la sphère familiale, l’injonction au bonheur est partout. Même l’ONU publie chaque année un rapport mondial du bonheur ! Résultat  : parmi les dix pays les plus heureux au monde, neuf sont européens. Mais peut-on vraiment mesurer le bonheur ? Est-ce un nouveau mantra ou une tyrannie qui accule les individus ? Vox pop a mené l’enquête en Espagne, où les pseudo thérapies promettant le bien-être se multiplient depuis la crise économique de 2008. Nora Hamadi s’entretient avec Ruut Veenhoven, professeur de sociologie à l’université Erasmus de Rotterdam, et Svend Brickmann, professeur de psychologie à l’université d’Aalborg, au Danemark. Les correspondants de l’émission en Bulgarie, où des scientifiques ont découvert un « gène du bonheur », et en Allemagne, où certains dispensent des » cours de bonheur «, apportent leur éclairage. Magazine présenté par Nora Hamadi (France, 2021, 28mn) - Coproduction  : ARTE France, Magnéto Presse MM 7/3 19/5 20.55 Cinéma Les proies Durant la guerre de Sécession, un pensionnat de jeunes filles accueille un soldat yankee blessé. Par Sofia Coppola, et avec Nicole Kidman, une somptueuse variation sur le désir féminin. BEN ROTHSTEIN/FOCUS FEATURES Virginie, 1864. Aux abords d’un pensionnat de jeunes filles dépeuplé par la guerre de Sécession, qui fait rage depuis trois ans, la plus jeune des cinq élèves encore hébergées là, Amy, découvre en cherchant des champignons un caporal yankee blessé ayant déserté le front. Sur les exhortations de l’enfant, la directrice, Martha Farnsworth, qui est aussi l’héritière du domaine, accepte « par charité chrétienne » de soigner le fugitif et de le cacher, au moins temporairement, aux bataillons sudistes qui vont et viennent dans les environs. Dans cette petite communauté féminine coupée du monde et soudée par la discipline, la présence de l’intrus attise les désirs et, bientôt, les rancœurs. ENVOÛTEMENT En s’emparant à son tour du roman de Thomas Cullinan, Sofia Coppola a d’emblée pris ses distances avec l’adaptation réalisée près de cinquante ans plus tôt par Don Siegel avec Clint Eastwood, en soulignant qu’elle ne proposait pas un remake du film, mais une nouvelle vision du livre. Ce changement de regard, évident dès le premier plan, épouse le point de vue des femmes, petites et grandes, de la maisonnée, pour donner sa chance à toutes. Non de conquérir le beau soldat anxieux de sauver sa peau, qui cherche à manipuler les désirs cristallisés par sa personne, mais de toucher le cœur du spectateur. Car l’envoûtement de ce film choral (de la photographie splendide de Philippe Le Sourd au casting à l’unisson, emmené par Nicole Kidman, Kirsten Dunst et Colin Farrell) repose aussi sur la tendresse discrète que la réalisatrice de Lost in Translation accorde à chacune de ces recluses affamées d’espoir et de vie. Prix de la mise en scène, Cannes 2017 (The Beguiled) Film de Sofia Coppola (États-Unis, 2017, 1h30mn, VF/VOSTF) Scénario  : Sofia Coppola, d’après le roman éponyme de Thomas Cullinan Avec  : Nicole Kidman (Martha Farnsworth), Kirsten Dunst (Edwina Morrow), Colin Farrell (le caporal McBurney), Elle Fanning (Alicia), Oona Laurence (Amy), Angourie Rice (Jane), Addison Riecke (Marie), Emma Howard (Emily) - Production  : American Zoetrope, FR Productions
ANNA-MARIA MEYER/RADIO BREMEN 22.25 Rita Hayworth Gloire et blessures Déroulant la trajectoire de la flamboyante Rita Hayworth, cet émouvant portrait explore le fossé entre le glamour de la star et les fêlures de la femme. « Tous les hommes que j’ai connus sont tombés amoureux de Gilda, mais ils se sont réveillés avec moi. » Élevée au rang de « déesse de l’amour » grâce à son numéro de femme fatale dégantée au son de « Put the Blame on Mame » dans le film de Charles Vidor, Rita Hayworth était à mille lieues de l’image qu’elle renvoyait à l’écran. Née Margarita Carmen Cansino en 1918 à Brooklyn, elle arrête l’école à 12 ans pour devenir la partenaire de scène de son père, professeur de danse d’origine sévillane. C’est pour sortir de ses griffes incestueuses qu’elle épouse l’homme d’affaires Ed Judson, lequel voit en elle son billet d’entrée à Hollywood. Désormais prototype de l’idéal de beauté américain, Rita Hayworth virevolte aux côtés de Fred Astaire ou de Gene Kelly (La reine de Broadway), tandis que les soldats partis au combat s’arrachent ses portraits. Timide et rongée par un complexe d’infériorité, la belle s’éprend du génial Orson Welles, qui lui donne une fille et un rôle incompris (La dame de Shanghai). Dévastée par leur divorce, elle se réfugie en Europe, où elle rencontre le prince – charmant mais infidèle – Ali Khan, avec qui elle convole en 1949. Marquée par les épreuves et les années, puis par les assauts d’une maladie d’Alzheimer qui ne dit pas encore son nom et l’emportera en 1987, Rita Hayworth assume de vieillir à l’écran, révélant la profondeur de son jeu dans des films tels que Tables séparées ou Ceux de Cordura. ICÔNE FRAGILE Convoquant images d’archives, extraits de films et témoignages (sa deuxième fille, la princesse Yasmin Aga Khan, Budd Burton Moss, son dernier manager, mais aussi l’actrice Constance Towers ou la journaliste Patricia Bosworth), ce film brosse le portrait sensible d’une icône fragile, danseuse et comédienne éblouissante qui, derrière son sourire radieux, cachait de profondes blessures et un désir inassouvi d’être aimée pour ce qu’elle était. Lire page 4 Documentaire de Henning van Lil et Katja Runge (Allemagne, 2020, 52mn) - Coproduction  : ARTE, Bremedia Produktion, Radio Bremen 12/4 I 23.20 Lotte Lenya Pourquoi je souffre tant ? Le portrait touchant de la chanteuse et comédienne Lotte Lenya (1898-1981), muse du Berlin des années 1920. Née à Vienne dans la misère, Lotte Lenya connaîtra dès les années 1920 une extraordinaire carrière. Alors qu’elle tente de percer dans le théâtre, sa rencontre avec le compositeur Kurt Weill, qu’elle épouse en 1926 (et réépousera en 1937 !) , fera d’elle une immense vedette de la scène culturelle berlinoise. C’est pour cette jeune femme à la voix unique que le musicien crée avec Bertolt Brecht le rôle de Jenny dans le triomphal Opéra de quat’sous – un rôle musical sur mesure qu’elle reprendra dans le film éponyme de Pabst. En 1933, le départ obligé du couple aux États-Unis, après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, lui permet d’asseoir une notoriété internationale, alors que Broadway – et bientôt Hollywood – lui ouvre les bras. Quarante ans après sa disparition, retour en images et en musique sur le parcours de cette surdouée du théâtre et du chant, qui aura contribué à écrire une page de l’histoire de la comédie musicale. Un émouvant portrait, au sous-titre tiré d’une des chansons composées par Kurt Weill pour sa muse, « Surabaya Johnny ». Documentaire de Katja Duregger (États-Unis/Autriche/Allemagne, 2020, 52mn) KURT WEILL FOUNDATION 11/6 I dimanche 14 mars ARTE MAG N°11. LE PROGRAMME DU 13 AU 19 MARS 2021 15



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