Arte Magazine n°2021-10 6 mar 2021
Arte Magazine n°2021-10 6 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-10 de 6 mar 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : jour de play.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°1O. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 MARS 2021 6 ARTE débarque sur Twitch avec Jour de Play. Ce magazine bimensuel interactif explore l’actualité des jeux vidéo et la façon dont ils appréhendent le monde qui nous entoure. Via ce talk-show nouvelle génération, la chaîne dépoussière les codes du genre et muscle son offre numérique globale. Jour de Play En direct le 3 mars à 20.30 sur twitch.tv/artefr Puis en ligne sur arte.tv et Youtube Jeux de société ARTE lance Jour de play sur Twitch, une émission consacrée aux jeux vidéo, aussi présente sur arte.tv et Youtube, coproduite avec Iko. L’arrivée de la chaîne sur la plate-forme collaborative de streaming, largement plébiscitée par les jeunes, signe « la suite logique d’une réflexion menée sur l’intégration du jeu vidéo dans l’univers d’ARTE, avec notamment, la création du webdocumentaire Prison Valley en 2010, qui mettait l’internaute dans la peau d’un journaliste, et celle de Type:Rider en 2013, le premier jeu vidéo d’une chaîne de télévision publique », analyse Marie Berthoumieu, chargée de programmes web au sein d’ARTE. Camille, de la chaîne Youtube Osmosis, et Cosmografik, à l’origine du magazine Jour de Play, se relaient à sa présentation entourés d’invités et des chroniqueurs Lola Guilldou (La développeuse du dimanche), Hugo Terra (Game Next Door), Sofia Versaveau (Game Spectrum) et Marine Macq (Pixel Life Stories). Dédiée deux fois par mois à un thème différent tels l’animal, le pouvoir ou le voyage, Jour de play raconte « comment le jeu vidéo parle du monde, et inversement, tout en montrant la richesse du paysage vidéoludique entre jeux indépendants et blockbusters », explique Igal Kohen, son coproducteur. EXPLORATION VIDÉOLUDIQUE Après avoir lancé en 2019 la websérie Streamers, consacrée aux acteurs du streaming et avoir organisé une game jam, un week-end dédié à la création d’un jeu vidéo en quarante-huit heures, dont des extraits ont été diffusés en mars 2020, ARTE a testé, en octobre dernier, le pilote de Jour de Play sur Twitch. « Les interactions sur le tchat ont alors dépassé de loin celles réalisées en direct sur nos autres plates-formes numériques », note Marie Berthoumieu. Dédié, à l’origine, aux retransmissions live de sessions de jeux vidéo, le site s’est ouvert aux non gamers en diffusant des concerts ou des cours de cuisine, phénomène qui s’est renforcé avec le premier confinement. Pour toucher un large public « sans s’aliéner les connaisseurs », avertit Igal Kohen, ce rendez-vous d’exploration vidéoludique sur Twitch fait le pari du dialogue avec l’internaute via les sondages, des séquences de jeu textuel (une fiction interactive écrite où l’internaute décide de la suite de l’aventure) ou le « Let’s play », au cours duquel un chroniqueur commente une partie. « L’idée n’est pas de faire de la télévision, mais de développer une dimension conversationnelle », indique Marie Berthoumieu. En 2020, l’audience numérique d’ARTE a bondi de 50%, fruit du succès d’une offre éditoriale spécifiquement créée pour chacune de ses plates-formes. La chaîne poursuit sur cette lancée en s’installant sur Twitch, la nouvelle place to stream. Clara Le Quellec
X-DEFAULT Démocratiser la mode Mettre ses modèles à la portée de toutes les femmes  : c’est en suivant ce précepte que Pierre Cardin innove en installant, en 1959, la réédition de l’une de ses collections de « prêt-à-porter de luxe » au Printemps. Un demisiècle avant que KarlLagerfeld ne prête son nom et son talent à H&M, le couturier bouscule les conventions en jouant la carte de la démocratisation  : « La mode doit bouger », assène-t-il. Considérée comme un sacrilège, son audace suscite un tollé parmi ses pairs, Dior et Saint Laurent. Résolu à tracer sa route, le couturier en tire les conséquences  : « J’ai dû prendre, annoncera-t-il, la décision de quitter la Chambre syndicale de la haute couture, qui a certainement son utilité et qui l’a prouvé d’ailleurs, mais mes obligations dans l’évolution de mes créations m’ont mis dans celle de ne plus en faire partie. » Des créations futuristes Dans les années 1960, redevenu libre comme l’air, Cardin s’imprègne de la modernité de son temps  : il rhabille les Beatles, et crée des tenues pour hommes et femmes aux lignes futuristes. « Je me suis toujours tourné vers le cosmos, vers tout ce qui était scientifique. J’ai essayé de prouver qu’il fallait penser à demain, que l’ère lunaire donnait une nouvelle dimension dans l’art, la création, la pensée. » Pour ses matières, il joue la carte du synthétique et met à l’honneur la fausse fourrure, le polyester, l’acrylique ou le vinyle. En 1968, la robe aux Pierre Cardin Le défricheur excroissances géométriques thermo-moulées qu’il offre à Lauren Bacall fait couler beaucoup d’encre. Plus tard, elle constituera une source d’inspiration pour un jeune créateur tout aussi extravagant  : Jean Paul Gaultier, l’un des anciens assistants du créateur, qui admettra plus tard que « la ligne cosmonaute était importable ». À la conquête de planète « Je ne croyais plus seulement à la haute couture, il fallait que j’aille voir beaucoup plus loin et que j’essaie d’implanter mon nom ailleurs. » Percevant avant les autres le potentiel du continent asiatique, Pierre Cardin s’intéresse, dès les années 1970, à la Chine de Mao, où il organise le premier défilé de mode du pays et ouvre des usines. En 1985, le couturier récidive avec un autre marché réputé impénétrable  : l’URSS. Pionnière depuis les années 1960 sur le créneau des licences (en 1959, la première estampillait des bas féminins), la griffe Pierre Cardin sera déposée dans le monde entier sur plus de huit cents produits textiles et accessoires, des chemises et cravates aux cigarettes et services de table. Estimée à plus de 600 millions d’euros, la fortune engrangée avec les royalties lui permettra de rester jusqu’à sa mort, le 29 décembre 2020, le seul maître de sa marque, cas unique étudié dans les écoles de marketing. Christine Guillemeau Au fil d’archives cousues main, Isabelle Szumny retrace dans un captivant documentaire la carrière de Pierre Cardin, disparu fin 2020. Portrait d’un audacieux pionnier de la mode, doté d’un solide sens des affaires. Dimanche 7 mars à 18.00 Documentaire Pierre Cardin La griffe de la modernité Lire page 13 28/2 M 5/5 7ARTE MAG N°1O. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 MARS 2021



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