Arte Magazine n°2020-49 28 nov 2020
Arte Magazine n°2020-49 28 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-49 de 28 nov 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : petite fille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°49. LE PROGRAMME DU 28 NOVEMBRE AU 4 DÉCEMBRE 2020 De quelle façon avez-vous rencontré Sasha et sa famille ? Trouver une enfant transgenre semblait relever de la mission impos- sible. J’ai eu l’idée de passer une à hauteur d’enfant ? Ihrockuptibles 6 Mercredi 2 décembre à 20.55 Documentaire Petite fille Lire page 20 25/11 30/1/2021 Sébastien Lifshitz Comment a émergé le projet d’un film autour de Sasha ? Sébastien Lifshitz  : Il y a quelques années, j’ai réalisé un film sur Bambi, une des premières femmes transgenres françaises. Elle m’a raconté que, dès l’âge de 3 ans, elle a ressenti au plus profond d’elle qu’elle était une petite fille. Ça m’avait interpellé parce qu’en général, lorsqu’on aborde la transidentité, on l’assimile plutôt à l’adolescence, à la puberté, au moment où le corps change. Le témoignage de Bambi m’a fait prendre conscience que cela pouvait apparaître beaucoup plus tôt dans la vie d’une personne trans. Il m’a alors semblé essentiel de raconter l’histoire d’un enfant d’aujourd’hui, qui vivrait ce même trouble identitaire, pour mieux faire comprendre ces questions. annonce sur un forum de discussion sur Internet, créé par des parents Le combat de Sasha Le cinéaste Sébastien Lifshitz (Les invisibles, Adolescentes) a suivi pendant un an Sasha, une petite fille de 7 ans, née garçon. Pour faire accepter sa différence, elle mène une lutte quotidienne, soutenue par sa famille. Un émouvant portrait, salué à la dernière Berlinale. Entretien. ayant des enfants en dysphorie de genre. Karine, la maman de Sasha, m’a répondu en me disant qu’elle s’interrogeait sur la pertinence de raconter l’histoire de son enfant. Elle a souhaité me rencontrer. Ce premier entretien s’est avéré bouleversant. Une confiance et une affection immédiates se sont nouées entre nous. Lors d’un deuxième rendez-vous, j’ai pu rencontrer Sasha et sa famille. Vous dépeignez cette famille comme un véritable cocon de bienveillance... C’est une famille extrêmement soudée, solidaire. Un amour inconditionnel les lie les uns aux autres et vous le recevez sans filtre. C’est probablement dû à ce que vit Sasha. Sa famille s’est resserrée autour d’elle pour mieux la protéger. C’est à l’extérieur que la menace se fait sentir, que ce soit à l’école, au cours de danse ou dans la rue. Que signifie pour vous de filmer C’était fondamental, et j’ai essayé d’y veiller pendant tout le tournage. Le film adopte le plus possible le point de vue de Sasha. La caméra l’accompagne au plus près, à sa hauteur, pour créer ce lien d’empathie permettant de mieux comprendre ce qu’elle traverse. En quoi la rencontre avec la pédopsychiatre a-t-elle été déterminante ? D’une humanité incroyable avec Sasha, elle l’aide à mettre des mots sur ce qu’elle vit et ressent et elle ne brusque rien. Si Sasha n’a rien à dire, ce n’est pas un problème. Ce travail d’accompagnement s’étale sur des années. Mais il n’y a aucune obligation, tout est réversible. La volonté pédagogique du film est délibérée. Au-delà de la transidentité de Sasha, il parle de ce que c’est que d’être un enfant différent  : comment grandir et se construire lorsqu’on n’est pas dans la norme ? En partenariat avec AGAT FILMS ET CIE
Si l’eau nous est vitale, son exploitation intensive la met aujourd’hui en grand danger et l’humanité avec elle. Une passionnante série documentaire remonte le cours de son histoire et éclaire les enjeux de « l’or bleu » pour la planète. Zoom sur trois exemples méconnus. Samedi 28 novembre à 20.50 Série documentaire H 2 0  : l’eau, la vie et nous (1-3) Lire page 11 I 21/11 26/1/2021 « L’or bleu » en zone grise Poids lourds En 1931, l’apocalypse s’abat sur la Chine  : une inondation, la pire de l’histoire contemporaine, tue 4 millions de personnes. Afin de mieux dompter les fleuves, les dirigeants chinois acquièrent peu à peu un savoir précieux dans le domaine de l’hydraulique, symbolisé par le barrage des Trois-Gorges. Il s’agit de la plus grande centrale hydroélectrique du monde, capable d’alimenter en électricité tout Pékin et d’éviter les inondations en aval. Mais sous le poids de l’eau, les séismes ont été multipliés par trente dans la région. Pourtant, malgré les risques écologiques, rien n’arrête plus le développement des barrages  : on en compte 87 000 en Chine, 84 000 aux États-Unis... Les populations piscicoles, les zones humides et les estuaires sont menacés. Ces retenues d’eau sont devenues si importantes que leur poids a modifié l’axe de la Terre et sa vitesse de rotation. Arizona Dream Au siècle dernier, l’Arabie saoudite se spécialise dans les forages profonds pour extraire de l’eau rapidement en vue d’irriguer ses cultures et devient ainsi le sixième exportateur mondial de blé. Mais, en 2012, la plupart de ses réserves souterraines sont épuisées. Le royaume adopte alors une nouvelle stratégie  : poursuivre ses cultures intensives en puisant les eaux d’autres pays. Une entreprise saoudienne s’installe ainsi en Arizona, en plein désert, dans un bâtiment de haute sécurité. Ses pompes aspirent plus de 10 000 litres par heure. Puisque l’eau du sous-sol est gratuite pour les propriétaires des terrains, pourquoi s’en priver ? L’Arabie saoudite est loin d’être le seul pays à puiser « l’or bleu » hors de ses frontières. Bain toxique Entre la déforestation, les incendies et les bouleversements climatiques, l’Amazonie souffre. Or en détruisant la forêt, l’humanité détruit aussi le cycle de l’eau. Récemment, une sévère sécheresse a provoqué un phénomène inattendu  : l’apparition d’une immense mousse toxique sur une rivière, le rio Tietê, mélange de phosphate et de produits chimiques industriels. En temps normal, le débit de l’eau suffit pour évacuer les polluants de la mégalopole de São Paulo jusqu’à la mer. Mais avec cette sécheresse, la pollution s’est développée. Désormais, il est vital de porter une combinaison étanche lorsqu’on traverse cette rivière... Raphaël Badache 7ARTE MAG N°49. LE PROGRAMME DU 28 NOVEMBRE AU 4 DÉCEMBRE 2020



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