Arte Magazine n°2020-38 12 sep 2020
Arte Magazine n°2020-38 12 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-38 de 12 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : no man's land.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 13 septembre ARTE MAG N°38. LE PROGRAMME DU 12 AU 18 SEPTEMBRE 2020 14 PAULINE BALLET 20.10 Vox pop Présenté par Nora Hamadi, le magazine des débats qui agitent l’Europe fait sa rentrée avec une nouvelle formule. Personnes âgées  : seules face à la mort ? Partout en Europe, les seniors, abandonnés, ont été les premières victimes de la pandémie de Covid-19. Dans les maisons de retraite, où les gants et les masques ont tardé à arriver, on a parfois « oublié » de compter les morts, ou forcé les aînés à signer des contrats de non- réanimation… Comment expliquer ces drames ? Que disent-ils de notre rapport à la vieillesse et à la mort ? Vox pop enquête en Italie, où des maisons de retraite illégales profitent d’une législation laxiste pour se développer dans la plus grande insalubrité. Nora Hamadi ouvre le débat avec José Augusto García Navarro, président de la Société espagnole de gériatrie, Éric Fiat, philosophe et membre de l’Observatoire national de la fin de vie, et Crina Boros, correspondante de l’émission au Royaume-Uni. Magazine présenté par Nora Hamadi (France, 2020, 28mn) Coproduction  : ARTE France, Magnéto Presse 6/9 21/11 M 20.55 Cinéma Soirée Audrey Hepburn Diamants sur canapé Adapté d’un roman de Truman Capote, un classique du cinéma américain magistralement porté par Audrey Hepburn, qui confère au personnage de Holly, la croqueuse de diamants, un charme cocasse, dramatique et ensorcelant. PARAMOUNT PICTURES 2018 À l’aube, avant d’aller se coucher, la jeune Holly Golightly, habillée d’une robe de soirée noire satinée, cachée derrière les verres fumés de ses lunettes, déguste un pain au raisin et boit un café en léchant des yeux la vitrine de Tiffany’s, le célèbre joaillier de la Cinquième Avenue, à New York, imparable remède contre le cafard. Rentrée chez elle, Holly fait la connaissance de son nouveau voisin, Paul Varjak. Au fil de leurs rencontres de palier, elle découvre que c’est une femme riche et plus vieille que lui qui a payé son appartement. Lui comprend peu à peu qu’elle cultive la compagnie de messieurs argentés, susceptibles de la régaler des bijoux qu’elle aime tant. LE PLUS VIEUX MÉTIER DU MONDE Réalisé en 1961 par Blake Edwards (The Party), Diamants sur canapé est devenu un classique du cinéma américain dans lequel l’actrice à la petite frimousse illuminée par des yeux en amande, Audrey Hepburn, interprète le personnage le plus insolite de sa carrière. « Je ne ressemblais en rien à Holly, se souviendra-t-elle, je savais que ce rôle serait un défi, mais je voulais m’y confronter. » Jeune femme fantasque, exubérante, hantée par une secrète fêlure, son personnage respire pour et à travers les hommes riches, et s’en nourrit comme du champagne. Diamants sur canapé surprend à plus d’un titre. Ses scènes d’apparente comédie (le voisin furieux, le malfrat dans la prison de Sing Sing, la fête organisée par Holly) réservent en leur cœur un drame douloureux. La naïve Holly refuse d’admettre que, pour se draper de diamants et de robes Givenchy, elle exerce le plus vieux métier du monde. Et Paul, dans le rôle de l’écrivain velléitaire entretenu par sa maîtresse, n’est pas mieux nanti. Dans la dernière scène, qui mélange les genres de manière inattendue, Blake Edwards prend un malin plaisir à détourner le proverbe « chat échaudé craint l’eau froide ». L’entêtement des amants à fuir la réalité reste intact. L’irréalisme est à son comble, le romantisme aussi. (Breakfast at Tiffany’s) Film de Blake Edwards (États-Unis, 1961, 1h50mn, VF/VOSTF) - Scénario  : George Axelrod, d’après le roman Petit déjeuner chez Tiffany de Truman Capote - Avec  : Audrey Hepburn (Holly Golightly), George Peppard (Paul Varjak), Patricia Neal (Mlle Failenson), Buddy Ebsen (M. Golightly), Martin Balsam (O. J. Berman), Mickey Rooney (M. Yunioshi) Production  : Paramount Pictures (R. du 15/12/2013)
BERT STERN/CONDÉ NAST/GETTY IMAGES 22.50 Soirée Audrey Hepburn Audrey Hepburn, le choix de l’élégance } D’une exquise espièglerie, le sourire d’Audrey Hepburn était teinté de mélancolie. Ce portrait lève le voile sur les fêlures de l’actrice, qui ont façonné son style incomparable. Née en 1929 à Bruxelles, de la rencontre, à Java, entre une baronne hollandaise et un employé de banque britannique, Audrey Hepburn est abandonnée par son père à l’âge de 6 ans. Dans le pensionnat anglais où elle est envoyée, la petite fille se réfugie dans la danse classique, école de la grâce et de la discipline qui marqueront toute son existence. Au sortir de la guerre, elle voit sa carrière décoller sous le patronage de Colette  : en 1951, l’écrivaine française choisit ce « trésor trouvé sur la plage » de Monte-Carlo pour incarner sa Gigi à Broadway. Dès lors, les tf.. M1 propositions se bousculent. De Sabrina (1954), conte de fées de Billy Wilder, à My Fair Lady (1964), éblouissant classique de la comédie musicale, en passant par l’immortel Diamants sur canapé (1961) de Blake Edwards, Audrey Hepburn impose sa pétillante frimousse et sa silhouette gracile, soulignée par les créations de Givenchy, au panthéon du septième art. Elle délaisse pourtant le cinéma à la fin des années 1960 pour s’occuper de sa famille, avant de décrocher le rôle auquel elle dit avoir « postulé toute [sa] vie »  : ambassadrice de l’Unicef. RAVISSEMENT Faisant défiler photos sublimes, réjouissants extraits de films et archives éclairantes (dont des interviews en français de l’actrice), ce portrait revisite par petites touches la trajectoire d’Audrey Hepburn pour tenter de percer le mystère de son charme inégalé, entre élégance, légèreté et mélancolie. Documentaire d’Emmanuelle Franc (France, 2017, 54mn) Coproduction  : ARTE France, Zadig Productions - (R. du 30/12/2018) 6/9 4/10 STÉPHANE KUTHY 23.45 Où es-tu, João Gilberto ? Infusée de saudade et inspirée par celle de l’écrivain allemand Marc Fischer, une quête éperdue de l’énigmatique João Gilberto, doublée d’un portrait sensible en creux du père de la bossa-nova, disparu en juillet 2019. C’est une double filature de fantômes aux allures de mission impossible. Celle, d’abord, de la légende de la bossa-nova, João Gilberto, reclus les trente dernières années de sa vie dans un hôtel de Rio de Janeiro, et celle du journaliste Marc Fischer, amoureux fou de sa musique. Lequel, dans son livre Hobalala − À la recherche de João Gilberto, retraçait en 2011 son enquête obsessionnelle pour rencontrer, en vain, l’immense chanteur-guitariste, avant de se donner la mort, deux semaines avant sa parution. Dans ses pas, le réalisateur Georges Gachot part à son tour, du Corcovado à Ipanema, traquer le génie invisible. Au fil de sa dérive inspirée, bercée de mélodies nonchalantes et du murmure envoûtant de l’auteur de Chega de saudade, l’album fondateur, se dessine l’ombre de ce drôle d’oiseau de nuit aux costumes gris et aux étranges manies. Derrière l’énigme au charme sorcier affleure une histoire aussi érudite que sensible de la bossa, d’exils en héritages en passant par les succès planétaires. VIEUX MUSICIENS FACÉTIEUX Empreinte de saudade, cette errance autour de l’âme de la bossa-nova pénètre, par délicate effraction, au cœur de la musique du poète João Gilberto, perfectionniste absolu et adepte de l’épure, mort après le tournage du documentaire, le 6 juillet 2019. Vaillants témoins de son mystère – et de sa drôlerie −, ses vieux complices, musiciens facétieux, racontent entre rires et larmes leur ami perdu, tandis que son ex-femme, la chanteuse Miúcha, disparue en décembre 2018, entonne avec le grand pianiste João Donato une version de « Até quem sabe » d’une renversante beauté. Documentaire de Georges Gachot (Allemagne, 2018, 1h43mn) - Coproduction  : ARTE/BR, Idéale Audience, Neos Film 19/9 Suivi à 1.30 du concert João Gilberto – Live in Tokyo. dimanche 13 septembre ARTE MAG N°38. LE PROGRAMME DU 12 AU 18 SEPTEMBRE 2020 15



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