Arte Magazine n°2020-25 13 jun 2020
Arte Magazine n°2020-25 13 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-25 de 13 jun 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : voyages à Pompéi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°25. LE PROGRAMME DU 13 AU 19 JUIN 2020 8 Après l’éruption du Vésuve, qui a englouti Pompéi au premier siècle de notre ère, la reconstruction s’est opérée sans délai. Entretien avec l’archéologue italienne Ersilia D’Ambrosio, guide d’un passionnant documentaire sur cette résilience méconnue. Samedi 13 juin à 22.25 Documentaire Pompéi l’immortelle Lire page 11 10/9 Ersilia D’Ambrosio La renaissance de Pompéi Dans quelle mesure la Campanie, la région de Pompéi, a-t-elle su tirer profit de la catastrophe ? Ersilia D’Ambrosio  : Alors que depuis deux mille ans aucune éruption volcanique ne s’était produite, celle du Vésuve, en 79 après J.-C., a été soudaine et dramatique. Pompéi et Herculanum ont été ensevelies, et d’autres villes de Campanie ont été touchées. À long terme, l’éruption a eu des effets positifs en rendant le sol plus fertile pour l’agriculture et la viticulture dans une région déjà connue pour la qualité de ses produits. Les terres, d’abord improductives, ont été restaurées en vingt à vingt-cinq ans. Comment la vie a-t-elle repris après le drame ? La région étant très importante pour l’économie romaine, les magistrats locaux, sous la supervision d’une commission créée par l’empereur Titus, ont immédiatement entrepris la reconstruction des villes et du réseau routier. Certaines résidences secondaires, comme la villa Somma Vesuviana, que l’on découvre dans le documentaire, ont été transformées en domaines viticoles, permettant à la vie et à l’économie de reprendre très rapidement. Quel fut le rôle de Titus dans cette renaissance ? Il a dû faire face à la catastrophe peu de temps après avoir succédé à son père Vespasien, décédé en juin 79. Il s’est révélé un exceptionnel gestionnaire de crise et un homme d’État de grande qualité. Pour que les rescapés ressentent le soutien de son gouvernement, il s’est rendu en Campanie quelques mois seulement après le désastre. Il a également puisé dans sa fortune personnelle pour contribuer à la reconstruction, devenant ainsi le donateur privé le plus généreux du monde antique. Pour l’historien romain Suétone, Titus s’est comporté envers ses sujets non seulement en empereur, mais également en père aimant. Le documentaire montre également que Pompéi a constitué par-delà les siècles une source d’influence artistique, mais aussi de prévention des risques... Oui, par exemple au XIX e siècle, des architectes se sont inspirés de ses fresques pour concevoir en France, en Angleterre, en Italie ou au Danemark des bâtiments de fer aux formes aériennes rappelant les motifs antiques. Quant à l’Observatoire du Vésuve, le premier institut de volcanologie au monde, il a été fondé en 1841. Un nouvel organisme lui a succédé pour surveiller l’activité volcanique dans la baie de Naples, capable de déceler un mois à l’avance les signes avant-coureurs d’une éruption. Propos recueillis par Laure Naimski Reporté en raison de la crise sanitaire, l’événement organisé par le Grand Palais se décline sous la forme de l’exposition virtuelle « Pompéi chez vous », sur grandpalais.fr. TORBJÖRN KARVANG
BETTMANN/CONTRIBUTEUR/GETTY IMAGES Journée « Danse » Dimanche 14 juin de 18.00 à 3.20 Marius Petipa, le maître français du ballet russe à 18.00 Billy Elliot à 20.50 Julie Andrews – La mélodie d’une vie à 22.40 Maurice Béjart, l’âme de la danse à 23.35 Move ! – Dissimulation et effeuillage à 0.40 Raymonda à 1.10 Anne Teresa De Keersmaeker à l’Opéra national de Paris, du 29 juin au 5 juillet Et tous les spectacles de la collection « Entrez dans la danse » Issue du music-hallanglais, tradition familiale qui fut son école et lui vola quelque peu son enfance, la jeune Anglaise à la voix d’or et au chaleureux sourire a conquis l’Amérique, des scènes musicales de Broadway jusqu’à son triomphe hollywoodien. Grâce de danseuse et humour à toute épreuve, Julie Andrews est aussi un corps burlesque qui s’épanouit dans la pantomime, le travestissement et le slapstick, autres héritages de sa formation initiale, que ce soit dans le comique très cinéma muet de Millie (1967) ou le cabaret de Victor, Victoria (1982) en passant par ses shows télévisés des années 1970. Aussi, lorsque sa route croise celle du cinéaste Blake Edwards, maître ès gags, c’est l’accord parfait, pour sept films et quarante et un ans de vie commune. Le papa de La panthère rose la pousse d’ailleurs à exploiter davantage « son côté Charlie Chaplin » dans un touchant documentaire la montrant en famille et au travail en 1972. La pétulante interprète de Mary Poppins et de La mélodie du bonheur n’a cessé de lutter contre l’image réductrice forgée par ces deux triomphes. Promenade dans une carrière aussi riche que multiple, en marge du beau portrait que lui consacre Yves Riou. Le quiproquo Julie Andrews CHARLOT OU MATA HARI ? Dès leur premier film en commun, Darling Lili (1970), Blake Edwards s’emploie à dynamiter l’image virginale de l’héroïne de Walt Disney (une entreprise qu’il mènera à son paroxysme avec l’autobiographique S.O.B. en 1981, où Julie Andrews découvre ses seins). Espionne façon Mata Hari durant la Première Guerre mondiale, elle s’y livre à un ironique numéro de strip-tease, faisant également preuve, non sans duplicité, d’une belle sensualité dans les bras de Rock Hudson. Cette audace amoureuse à l’écran était déjà sensible dans son premier long métrage, Les jeux de l’amour et de la guerre, réalisé en 1964 (avant Mary Poppins, mais sorti après). Dans cette étonnante apologie de la couardise, son personnage de jeune veuve de guerre anglaise surprend par son esprit d’initiative un soldat américain bon vivant et planqué. Sans oublier deux films d’espionnage sur fond de guerre froide, Le rideau déchiré, d’Alfred Hitchcock (1966), s’ouvrant sur les baisers en plan très rapproché qu’elle échange avec Paul Newman puis, comme en écho huit ans plus tard, la passion contrariée qu’elle vit avec l’espion russe Omar Sharif dans Top secret, drame mélancolique de Blake Edwards. D’une guerre à l’autre, manipulatrice ou manipulée, chanteuse menteuse ou travestie, Julie Andrews semble dire au spectateur  : « Je ne suis pas celle que vous croyez. » Marie Gérard Dimanche 14 juin à 22.40 Documentaire Julie Andrews La mélodie d’une vie Lire page 15 7/6 17/7 ARTE MAG N°25. LE PROGRAMME DU 13 AU 19 JUIN 2020 9



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