Arte Magazine n°2020-17 18 avr 2020
Arte Magazine n°2020-17 18 avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-17 de 18 avr 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : dérapages.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 18 AU 24 AVRIL 2020 Série Dérapages (1-3) Lire page 22 MM 16/4 13/5 En partenariat avec SENSCRITIQUE franceinfo 6 Poussé à bout par six années de chômage, un ancien DRH s’offre une magnifique sortie de route. Dans cette série réalisée par Ziad Doueiri, l’ex-footballeur Éric Cantona, désormais comédien confirmé, endosse ce rôle avec le panache qu’on lui connaît. Entretien. Jeudi 23 avril à 20.55 Le Parisien Un homme en colère On ressent une vraie jubilation dans votre interprétation du héros de Dérapages… Éric Cantona  : J’ai adoré ce personnage. Quelle trajectoire, du début à la fin ! Se voir offrir un tel rôle, qui traverse une telle diversité d’émotions et d’univers, est rare. Je ne sais pas si cette chance se représentera. C’était aussi la première fois que je jouais dans une série, un format idéal pour faire exister cette densité. Mais si j’ai pu aussi m’amuser, c’est parce que nous étions très bien préparés. Ziad Doueiri est une bête de travail. Un amoureux du cinéma, qui vous embarque et vous tire vers le haut. Comme je suis plutôt bosseur, nous nous sommes bien trouvés. Nous avons consacré du temps à la préparation du rôle, de sorte qu’en arrivant sur le plateau nous étions en confiance et en accord sur la direction à prendre. Pour moi, ce travail préalable s’avère aussi important que celui du tournage. Malheureusement, on n’a pas toujours la possibilité de l’accomplir. Comment percevez-vous votre personnage, Alain Delambre ? Il est seul face à un système inhumain. Après des années de chômage, il est rincé, et comme il est un senior, il se retrouve sans aucune perspective. Il cherche STÉPHANIE BRANCHU
Suzanne Clément et Gustave Kervern Alex Lutz une solution pour s’en sortir, mais lorsqu’il se rend compte qu’il est une nouvelle fois le jouet d’intérêts économiques, il passe à l’action. Sa force réside dans sa ténacité, mais il est aussi guetté par une forme de folie. Il va aller très loin dans son combat, et, forcément, va y laisser des plumes… Il n’est pas parfait, loin de là, mais sa famille non plus ! La seule personne sur laquelle il puisse réellement compter, c’est son ami Charles. Au final, ce personnage pose la question de la survie dans un monde impitoyable. Cet homme en colère se révèle aussi capable de distance et d’humour. Avez-vous accentué ce trait ? Non, cet aspect existait dans le scénario et me plaisait ainsi. L’écriture de Pierre Lemaitre, c’est quand même du haut niveau ! Dans les passages où il commente l’action, Alain Delambre porte un regard ironique sur la société, mais aussi sur sa propre démarche. Il rit de lui-même et de son incroyable parcours. C’est justement l’aspect dramatique de la situation qui amène cette autodérision. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène.11 Ziad Doueiri « Un personnage fragile et attachant » Cinéaste globe-trotter, Ziad Doueiri a travaillé aux États-Unis, au Liban, où il a tourné son premier film (West Beyrouth), et en France, où il coréalise, entre autres, la série Baron noir. Il revient ici sur la personnalité complexe de son héros et sur sa rencontre avec Éric Cantona. « Il était essentiel que mon héros ait des failles. Alain Delambre en a beaucoup, mais ce personnage fragile reste attachant parce qu’il cherche à retrouver sa dignité. Pour cela, il prend des chemins détournés… J’aime quand l’humanité transparaît à travers l’ambiguïté. Ce projet contenait à la fois un thriller, une étude psychologique et une critique du management libéral. C’était excitant. Pierre Lemaitre a écrit son roman Cadres noirs il y a dix ans, mais il est plus que jamais d’actualité. L’aggravation du fossé entre les riches et les pauvres est un sujet brûlant, partout dans le monde. Mon parcours international fait que je ne connais pas bien les acteurs français. J’aborde donc le casting sans idée préconçue. On m’a suggéré beaucoup de noms de comédiens susceptibles de jouer Alain Delambre, mais je n’étais pas convaincu. Un jour, je suis tombé sur une photo d’Éric Cantona et j’ai demandé qui c’était. Je trouvais qu’il avait une ‘gueule’intéressante. Je l’ai rencontré et mon intuition s’est confirmée. Ce qui m’a touché, c’est sa timidité. Ce n’est pas un acteur méthodique mais instinctif, car il ne vient pas du milieu du cinéma. La seule chose dont j’avais peur, c’est qu’il arrive sur le plateau sans connaître son texte. En fait, deux semaines avant le début du tournage, il avait déjà appris la totalité des six épisodes, à la virgule près. C’est un sportif ! » Propos recueillis par J.L.-C. 7ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 18 AU 24 AVRIL 2020



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